La Belgique revient au premier plan de la politique énergétique européenne. Ce 29 octobre, à Luxembourg, le ministre fédéral de l’Energie, Mathieu Bihet, a présidé pour la première fois une réunion ministérielle de l’Alliance du nucléaire. Un signal fort pour un pays qui a choisi de tourner la page des hésitations et de faire du nucléaire un pilier de sa stratégie énergétique.
Jusqu’en février 2025, la Belgique n’était qu’observatrice de cette Alliance, lancée à l’initiative de la France pour défendre la place de l’énergie nucléaire dans la décarbonation et les politiques énergétiques européennes. Sous l’impulsion de Mathieu Bihet, elle en est désormais membre à part entière et participe activement à la définition des orientations européennes.
Une approche technologiquement neutre
Un choix qui répond à des impératifs économiques et industriels. Pour garantir une énergie compétitive, renforcer notre sécurité d’approvisionnement et soutenir la réindustrialisation de l’Europe, nous devons pouvoir mobiliser toutes les technologies décarbonées. Le nucléaire et les énergies renouvelables sont complémentaires : les opposer reviendrait à nous priver de leviers essentiels pour assurer notre indépendance énergétique.
C’est précisément l’approche défendue par l’Alliance, qui réunit 14 Etats membres et la Commission européenne. L’enjeu est de faire reconnaître pleinement la contribution du nucléaire, dans le respect de la neutralité technologique, afin que les choix énergétiques reposent sur leur efficacité et leur capacité à répondre aux besoins des citoyens et des entreprises.
« La Belgique a retrouvé sa crédibilité sur la scène internationale en matière de nucléaire. Après des années d’hésitations, notre pays est à nouveau un partenaire qui compte et qui entend peser sur les choix énergétiques européens », souligne Mathieu Bihet.
Peser dans les choix énergétiques de l’Europe
Cette nouvelle place dans l’Alliance illustre un changement de cap. En faisant du nucléaire un levier de souveraineté, de décarbonation et de compétitivité, la Belgique entend peser dans les décisions européennes et contribuer à bâtir une politique énergétique à la hauteur des défis économiques et géopolitiques.
Pour le MR, il s’agit de garantir les conditions d’une énergie compétitive pour les entreprises, préserver le pouvoir d’achat et donner à l’industrie européenne les moyens d’investir, de produire et de créer des emplois. L’indépendance énergétique ne se décrète pas. Elle se construit par des choix pragmatiques, une vision de long terme et la mobilisation de toutes les énergies décarbonées.
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