« Il est particulièrement frappant de constater la faiblesse considérable des liens qui unissent encore les francophones »

 

« Il est piquant de constater que la nouvelle Ministre-Présidente appartient à une famille politique (ECOLO) dont plusieurs membres remettaient en question, il y a encore quelques mois, l’existence même de l’institution »

 

« Le contenu de cet accord se résume à un catalogue de plans, audits, projections, sans que presque aucune mesure concrète ne soit programmée »

A la lecture de l’accord du nouveau Gouvernement francophone bruxellois, un élément saute immédiatement aux yeux : la nouvelle majorité affiche clairement sa volonté de rationnaliser les compétences respectives de la Cocof et de la Cocom.

 

« Dans différentes matières, la Cocof n’agirait plus que de façon supplétive, laissant aux autres institutions régionales (la Région et la Cocom) le soin d’intervenir prioritairement », explique le chef de groupe MR GAËTAN VAN GOIDSENHOVEN.

 

Si l’objectif affiché est un renforcement de l’efficacité, cette opération pourrait bien se réaliser au détriment des relations entre les deux entités communautaires francophones de notre pays, à savoir la Cocof et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

« Il s’agit tout simplement d’une rupture inédite, poursuit GAËTAN VAN GOIDSENHOVEN. Cette majorité s’est complètement isolée sur la scène francophone, alors que la défense des particularités culturelles et linguistiques des Bruxellois francophones est au fondement même de l’institution de la Cocof ».

 

Le député libéral n’est cependant pas complètement étonné de ce nouveau virage. En effet, Alain Maron, le nouveau Ministre de l’environnement (ECOLO), avait à de nombreuses reprises émis de vifs doutes sur l’utilité de l’institution, allant jusqu’à remettre en question la nécessité de la conserver.

 

« Assisterait-on à une progressive évaporation de la Commission communautaire française ? », s’interroge GAËTAN VAN GOIDSENHOVEN, qui questionnera à ce sujet la nouvelle Ministre-Présidente samedi 20 juillet.

 

Concernant le contenu de l’accord de majorité du Gouvernement francophone bruxellois, le chef de groupe MR remarque que sont prévus de nombreux « chantiers de réflexion », qu’il conviendra d’ouvrir tout au long de cette législature : plans, audits, études des besoins, évaluations de l’offre, projections et autres analyses se retrouvent pratiquement à chaque page du document.

 

« Malheureusement, la quantité de mesures concrètes pour atteindre les objectifs affichés est inversement proportionnelle au nombre de chantiers de réflexion qui devront être menés », lance-t-il encore.