Afin d’encourager la mobilité douce, le MR souhaite permettre le transport de marchandise par vélo-cargos en adaptant le code de la route. De nombreuses initiatives voient le jour afin d’encourager un transfert du transport de marchandise vers le vélo (ex. Urbike).

Devant les enjeux de mobilité actuels, couplés à la question du réchauffement climatique, aux problèmes liés à la pollution de l’air ou sonore et plus généralement, à la qualité de vie dans les agglomérations, ce genre de démarche doit être encouragé.

C’est dans cette optique que le MR porte une proposition de résolution visant à une modification du code de la route afin d’en faciliter la pratique. « On constate le développement grandissant du transport de marchandise via les vélos et il comporte de nombreux avantages, surtout en ville où l’on connait les difficultés liées au « dernier kilomètre ». A l’inverse des camionnettes, les vélos ne bloquent en effet pas la voirie lorsqu’ils ne trouvent pas de place de parking. Certains modèles de remorques permettent de charger des palettes Euro, norme ISO, soit 120 cm sur 80 cm », observe Emmanuel Burton, député fédéral MR à l’origine de la proposition. « Or, la réglementation routière pourrait constituer un obstacle à l’utilisation de certaines remorques qui nécessitent, pour pouvoir transporter une palette Euro, une largeur supérieure à un mètre telle que le code le prévoit. On constate d’emblée la différence entre la norme européenne et la distance maximale permise par notre code de la route. C’est pourquoi nous plaidons pour une modification de l’article 82.4.2 de l’arrêté royal du 1e décembre 1975 afin que la largeur maximale d’une remorque tirée par une bicyclette soit portée à 1,20 mètre, » poursuit le député.

Dans un premier temps, le MR plaide pour la mise en place de projets pilotes dans les différentes régions du pays, étant donné le caractère régional de cette matière. « Il faut encourager la mobilité douce et lui assurer un cadre légal adapté, complète le chef de groupe MR Benoit Piedboeuf. Nous avons déjà reçu des retours très positifs du Gracq sur cette proposition, il faut poursuivre dans cette voie ! » 

Examinée aujourd’hui en commission mobilité à la Chambre, la proposition a reçu un accueil très favorable de tous les groupes politiques. Les députés attendent désormais les avis de VIAS et des entités fédérées.