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Survol de Bruxelles : pas de route Galant

Par 11 février 2015 Pas de commentaire

Un an après la mise en place du Plan Wathelet, Jacqueline Galant veut apaiser la polémique, régler le problème du survol de Bruxelles et geler les astreintes pesant sur le Gouvernement.

Le 6 février 2014, Melchior Wathelet mettait en place un nouveau plan de survol de Bruxelles. Ce plan a occasionné des nuisances sonores dans de nombreuses communes de la Région et de sa périphérie qui n’étaient pas dérangées jusqu’alors.

Dans ce dossier, la ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, a pris la décision d’un moratoire dès son entrée en fonction, comme convenu dans l’accord du Gouvernement et comme exigé par la Justice.
Mais il ne s’agit pas d’une solution miracle, et Jacqueline Galant l’affirme :  « nous travaillons sur des mesures structurelles ».
En effet, la ministre a déjà pu rencontrer toutes les associations de riverains, Belgocontrol, ainsi que les différents bourgmestres et régions.

L’objectif de la ministre de la Mobilité est de ne plus pénaliser autant de riverains. Afin de pouvoir atteindre cet objectif, Jacquline Galant va mettre en place des mesures permettant de diminuer rapidement et considérablement les nuisances.  Il s’agira par exemple de faire atterrir les avions de manière linéaire et non plus par paliers. De plus, la ministre et son cabinet mettront en place une autorité indépendante pour le contrôle des nuisances.

Pour Jacqueline Galant, « il ne serait pas sérieux de venir avec des solutions toutes faites trois mois après mon entrée en fonction ».  De plus, « il faut veiller à l’équilibre entre les activités économiques de cet aéroport international et les nuisances ».

Grâce au moratoire, la situation du survol de Bruxelles reviendra à celle d’avant le 6 février 2014 en date du 2 avril. Par la suite,  Jacqueline Galant ne compte pas créer de nouvelles routes.

Des associations annoncent des recours contre le moratoire. Cela n’effraie pas Jacqueline Galant, qui a par ailleurs saisi le juge des saisies au sujet des astreintes réclamées par la Région bruxelloise. «Mon prédécesseur n’a rien fait dans ce dossier. Nous demandons donc qu’il n’y ait pas d’astreintes jusqu’au 2 avril », conclut Jacqueline Galant.