Retrouvez le discours d'Olivier Chastel lors des Universités d'été du MR

13 septembre 2016 à 11:35

 

Ce dimanche 11 septembre, Olivier Chastel a prononcé un discours volontaire devant les mandataires du Mouvement Réformateur lors des Universités d'été du MR à Ottignies. Retrouvez son discours ci-dessous.

Très chers mandataires,

Chers amis,

Je suis très heureux de vous retrouver ce matin. Les mandataires locaux que vous êtes, sont l’ADN de notre mouvement. Vous en êtes la base, le moteur, le dynamisme, vous en symbolisez l’avenir.

Bienvenue à Ottignies pour ce moment de travail et de convivialité.

 

Dans le contexte actuel, je veux voir le choix de ce lieu, le Bois des Rêves, comme un signe d’optimisme, comme le symbole de notre volonté affirmée de regarder l’avenir avec détermination, comme un encouragement à poursuivre notre travail afin d’améliorer le contexte socio-économique, développer l’emploi, garantir la sécurité sociale, soutenir et encourager les investissements productifs.

Il y a dix jours, nous avons tous été choqués par l’annonce de Caterpillar de fermer son usine de Gosselies. C’était brutal, cynique, inhumain.

Nous avons immédiatement exprimé notre solidarité totale avec les travailleurs et leurs familles.

 

Beaucoup d’ouvriers de Caterpillar se sont exprimés depuis cette annonce. J’ai été frappé par leur dignité, leur sagesse et leur refus du fatalisme. Ils soulignaient leur qualification, leur capacité à s’adapter et leur volonté de travailler. Il faut garder confiance, disaient-ils.

Ce qu’ils disent d’eux-mêmes est exact. Oui, ils sont très qualifiés et soucieux du travail bien fait. Ils ont prouvé leur flexibilité et leur loyauté.

Ils nous tendent la main, espérant obtenir un soutien de tous les acteurs de la société afin de réussir leur reconversion.

 

Je vous le dis clairement, je leur dis avec force: ils peuvent compter sur notre soutien, sur notre engagement à mettre en place, à chaque niveau de pouvoir où nous assumons des responsabilités, les instruments et les outils nécessaires pour les aider à poursuivre leur carrière dans d’autres entreprises et assurer la reconversion industrielle du site de Gosselies.

 

Notre Premier ministre Charles Michel et le ministre fédéral de l’Emploi ont réagi dès l’annonce de la fermeture en entamant des discussions avec le ministre-président wallon. J’ai personnellement participé à des réunions avec le même objectif et nous poursuivrons cette dynamique pour sauver tout ce qui peut l’être.

 

J’ai également appelé à une implication de l’Europe dans ce dossier. Il est temps de réindustrialiser l’Europe si on veut relever les nombreux défis que l’Union doit affronter.

 

Avec l’Europe, nous devons favoriser le développement d’une réelle politique industrielle en matière de recherche et développement, d’efficacité énergétique et d’innovation, de création de groupes européens devant permettre au secteur industriel d’insuffler davantage de croissance économique.

 

Chers amis,

Certains entendent profiter du drame Caterpillar pour s’attaquer au monde de l’entreprise. Ne nous trompons pas de cible, mais poursuivons les réformes en cours afin d’assurer le développement de nouvelles activités et la création d’emplois. Nous sommes les principaux défenseurs du tissu économique, en particulier des PME. Dans notre action politique, nous mettons tout en œuvre pour assurer leur développement.

 

Mais nous n’emboiterons pas le pas de ceux qui s’attaquent aux grandes entreprises. Je suis très clair : Oui, nous nous battrons pour conserver les multinationales dans notre pays. Oui, nous nous battrons pour en attirer de nouvelles afin qu’elles s’inscrivent dans notre tissu économique et contribuent au développement de nos régions, aux côté des PME qui nous sont si chères et dont certaines sont appelées à grandir et à franchir les frontières.

 

Nous devons faire preuve d’originalité et de créativité.

 

C’est dans cette dynamique que je vois la proposition de notre Premier ministre Charles Michel de conclure un Pacte national pour les investissements stratégiques. J’ose espérer que chacun prendra ses responsabilités et rejoindra cet élan. La mobilité, l’énergie et l’agenda digital sont autant de secteurs essentiels pour notre économie et pour notre avenir. Charles, tu auras tout notre soutien pour relayer et concrétiser ce projet.

 

Mesdames, Messieurs,

Un des thèmes de cette rentrée est la réforme de l’impôt des sociétés. On entend des avis divergents, des points de vue parfois contradictoires en la matière.

La vision du mouvement réformateur est très claire et nous l’avons déjà répétée à plusieurs reprises: Notre priorité, c’est le développement économique car il est le facteur de création d’emplois stables, durables et de qualité.

 

C’est pour cela que nous soutenons le tax shift qui baisse le coût du travail tout en augmentant le salaire-poche des travailleurs, en particulier les bas et moyens salaires. Certains touchent déjà annuellement près de 1000 euros net en plus qu’il y a deux ans.

 

C’est pour cela aussi que nous soutenons les mesures en faveur des indépendants et des PME, notamment en matière d’abaissement des charges. Et les résultats se font déjà sentir. Les créations nettes d’emploi se multiplient, tout comme les créations d’entreprises. Nous pouvons nous en réjouir.

 

Notre système d’imposition des sociétés mérite, c’est vrai, d’être simplifié. Mais la réforme de l’Isoc doit être menée avec le même sérieux que les autres réformes de ce gouvernement, comme celle des pensions. A savoir: la définition d’objectifs, un calcul précis des moyens nécessaires, une méthodologie pour atteindre le résultat visé. Cela doit donc se faire avec détermination, mais sans précipitation. On ne peut pas mettre en péril les engagements pris en faveur des PME. On doit préserver le tax shift. On doit trouver des mécanismes, notamment financiers et fiscaux, qui rendent le projet viable.

 

Chers amis,

Dans ce contexte délicat, je me réjouis de constater que le gouvernement agit, qu’il s’engage et qu’il met en place les réformes indispensables pour assurer un avenir à notre pays, permettre son développement économique, garantir la création d’emplois et assurer la viabilité de la sécurité sociale.

 

Nous allons réformer le marché du travail. Sérieusement, pas à coup de slogans : Non, nous ne prônons pas des mesures irréalistes sur le plan économique. L’annualisation du temps de travail, la fixation d’un cadre juridique au télétravail ou la création d’un compte carrière permettront aux travailleurs de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie de famille, en bonne entente avec leur employeur. Des propositions comme la semaine de quatre jours sans perte de salaire, ce n’est pas sérieux.

 

 

Mesdames, Messieurs,

Je tiens aujourd’hui à remercier nos représentants au sein de l’exécutif fédéral:

Daniel Bacquelaine qui, étape après étape, met en place l’indispensable réforme des pensions.

 

Willy Borsus dont l’engagement en faveur des PME et des agriculteurs est sans faille et permanent.

 

Marie Christine Marghem qui relève avec enthousiasme le redoutable défi de devoir assurer notre approvisionnement en énergie, à un prix abordable.

 

François Bellot, à la mobilité, doit assurer la ponctualité, la sécurité, la réponse aux nouveaux défis que rencontre la SNCB.

 

Sophie Wilmès, enfin, est garante d’un retour à l’équilibre budgétaire et du respect de nos engagements.

 

Et je n’oublie pas notre vice-Premier ministre Didier Reynders, avec sa vista, son sens politique, sa capacité de travail et son engagement pour nos idées.  

 

Merci à vous. Nous sommes à vos côtés pour vous soutenir et vous encourager. Au niveau du parti, bien entendu. Mais aussi dans nos parlements avec Denis, Pierre-Yves, Vincent, Françoise, Jean-Paul … où nos représentants défendent les projets et les relaient à d’autres niveaux de pouvoir.

 

Les résultats de votre action sont visibles. Par exemple pour la première fois depuis 2007, la balance commerciale de notre pays est en excédent au cours du premier semestre 2016, les faillites sont au plus bas depuis 2009, la création nette d’emplois atteint les niveaux d’avant la crise. C’est là le résultat concret de l’action de notre gouvernement.

 

Chers amis,

Nous sommes aujourd’hui en terres brabançonnes. Vous permettrez que j’adresse un mot particulier à Charles Michel.

 

Charles, en devenant Premier ministre, tu t’attendais à un job difficile, passionnant, délicat aussi tant le contexte économique et social était compliqué, tant l’ambition du gouvernement était élevée, tant le programme de réformes à réaliser était puissant et important pour notre avenir et, surtout, celui de nos enfants.

 

Et puis, Charles, l’innommable s’est produit. Des barbares s’en sont pris à des hommes et des femmes dans leur vie quotidienne. Ils ont semé la terreur, ils ont fait la preuve de leur lâcheté, de leur délire, en tentant de teindre leur absurde violence d’un argument pseudo-religieux. Cette terreur que nous pensions réservée à des contrées lointaines a fait irruption chez nous.

 

Charles, il est bon que tu sois notre Premier ministre dans un tel contexte, car je sais, nous savons, que tu prends toutes les mesures pour assurer notre sécurité, pour prévenir au mieux tout acte similaire, tout en préservant ces libertés et ces valeurs qui nous sont si chères.

 

La sécurité de nos familles et  de nos enfants est primordiale. Tu agis avec une volonté sans faille, soucieux d’adapter notre législation où cela est nécessaire, mais en préservant sans cesse l’Etat de droit et nos libertés.

 

Nous allons poursuivre dans cette direction, refusant les amalgames dangereux et privilégiant la fermeté, les actions concrètes et les évolutions législatives indispensables. Je me réjouis d’ailleurs que la justice dispose depuis déjà plus d’un an de tous les moyens de droit nécessaires pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui reviennent de Syrie ou d’une zone contrôlée par Daesh.

 

Mesdames, Messieurs,

D’aucuns en appellent à l’union nationale, à la coopération par-delà les frontières des partis. Je m’en réjouis. Des réponses concrètes peuvent être apportées ensemble à une série de problèmes. Au-delà des paroles et des incantations, il importe de passer aux actes. Sur le plan de la sécurité, je pense par exemple à l’extension de la garde à vue à 72 heures pour les actes terroristes, aux nouvelles législations en matière de caméras de surveillance ou de gardiennage. Je pense aussi aux mesures que nous défendons contre ceux qui font l’apologie du terrorisme ou à nos propositions sur le contrôle du financement des mosquées.

 

Je vous le dit aussi : nous resterons fidèles à nos principes. Je le dit aux Wallons : ce que la majorité régionale prépare en matière d’allocations familiales est tout simplement inadmissible. A l’avenir, un enfant wallon vaudra moins qu’un enfant flamand.

 

Le cdH nous annonce en effet que nous n’atteindrons pas en Wallonie les 160 euros d’allocations familiales par enfant prévus au Nord du pays. Et dans la foulée, j’ose espérer qu’un enfant bruxellois ne vaudra pas encore un peu moins qu’un enfant wallon. Dans ces conditions, comment peut-on encore affirmer qu’un enfant égale un enfant ?

 

Et cette différence de traitement viendra s’ajouter aux écarts sur la déductibilité fiscale des titres services, sur la redevance TV, sur le précompte immobilier, sur la taxe de mise en circulation, sur le prix de l’eau, du gaz, de l’électricité, sur les droits de succession, ou encore sur les droits d’enregistrement.

 

S’il continue dans cette direction, le gouvernement wallon ne doit pas compter sur notre aide. Mais par contre, s’il a l’ambition de mener une réelle politique dynamique qui permette au taux d’emploi wallon (qui est de 56,6% aujourd’hui) de se rapprocher du taux flamand (de 67%), là oui, nous pouvons aider.

 

Mesdames, Messieurs,

Dans les prochaines semaines, nous poursuivrons notre processus d’actualisation doctrinale. Nos militants y participent activement, via la plate-forme Internet sur laquelle ils nous font part de leurs projets d’amendement ou lors de la tournée organisée avec Richard Miller à Bruxelles et dans les différentes provinces wallonnes. Au total, 42 réunions auront été menées. Elles aboutiront à l’adoption de notre nouvelle doctrine lors d’un congrès qui nous rassemblera le 15 novembre à Ciney.

 

Des milliers de militants participent à cette démarche. Cela témoigne de la vitalité de notre mouvement.

 

Ce texte réaffirme nos valeurs et notre vision de la société. Son fil conducteur: la liberté!

 

 

C’est cette liberté qui nous unit. C’est aussi cette valeur qui nous différencie des autres formations politiques. C’est cette approche de la société qui nous donne la force de mettre en oeuvre notre programme et de préparer ainsi l’avenir des générations futures.

 

Vive la liberté,

Vive le libéralisme

Vive le Mouvement réformateur!

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