Questions fréquentes

Quand va-t-on enfin supprimer les provinces ?

Le MR a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de supprimer l’institution provinciale. Cet objectif figure dans le programme du MR. Notre volonté est de supprimer l’institution tout en maintenant les services qu’elle offre et qui seraient alors rendus par un autre niveau de pouvoir par exemple la Région wallonne. Le personnel serait également transféré.

Pour supprimer les provinces, il faut réunir une majorité des 2/3 au Parlement de Wallonie. Or, le Gouvernement wallon ne dispose pour l’heure pas de cette majorité. Le MR n’est par contre pas resté les bras croisés. En effet, une série de réformes a déjà été lancée afin de préparer la future suppression des provinces : diminution du financement régional des Provinces, transfert de compétences etc.

Que fait le MR pour améliorer la bonne gouvernance ?

Suite aux scandales qui ont éclaté en Wallonie et au changement de majorité, le MR a pris ses responsabilités en matière de gouvernance en instaurant un vrai cadastre dynamique des mandats et des rémunérations, un plafond de rémunération (pour les élus et non-élus qui siègent au sein de sociétés publiques ou para-publiques), et a réduit drastiquement tant le nombre de structures que d’administrateurs au sein de celles-ci. A titre d’exemples : le Gouvernement wallon a supprimé 328 postes d’administrateurs, 98 postes de vice-président, et a fusionné les sociétés de gestion des TEC en une seule société qui n’occupe plus que 15 administrateurs au lieu de 85 précédemment.

Pourquoi le MR est-il contre le décumul intégral ?

Le MR n’est pas contre le principe du décumul, même s’il est opposé au décumul dit « intégral » qui veut qu’il y ait une incompatibilité totale entre les fonctions de bourgmestre, échevin ou président de CPAS et le mandat de parlementaire régional. En effet, pour le MR, il faut que le Parlement continue de recueillir l’écho des réalités communales, niveau le plus proche du citoyen.

Pour le MR, l’essentiel est que chaque élu puisse consacrer le temps nécessaire aux mandats qu’il exerce. C’est pourquoi nous plaidons pour le décumul dans les communes de plus de 50 000 habitants. C’est la règle européenne. Dans les communes de cette taille, nous estimons qu’il est compliqué de cumuler un mandat de bourgmestre ou d’échevin avec un mandat parlementaire.

Que fait le MR pour améliorer la participation citoyenne ?

Pour le MR, la citoyenneté ne doit pas se limiter à déposer un bulletin dans l’urne lors de chaque scrutin. Le citoyen doit pouvoir être informé, consulté et doit pouvoir participer à la vie publique. La démocratie participative ne s’oppose pas à la démocratie représentative, elle en est un complément indispensable. Des outils de participation citoyenne existe déjà aux niveaux communal et régional mais ne sont pas assez utilisés par les décideurs publics : droit d’interpellation citoyenne, droit de pétition, conseils consultatifs, budgets participatifs et panel citoyen (dans le cadre duquel on associe les citoyens au niveau du travail parlementaire, à titre consultatif).

Pour renforcer la démocratie participative, le MR soutient des projets comme la consultation populaire régionale, les panels citoyens, les budgets participatifs, les services de médiation, le renforcement du droit de vote des Belges de l’étranger et la suppression de l’effet dévolutif de la case de tête pour tous les scrutins, ce qui renforcerait le choix de l’électeur.

Que va faire le MR pour simplifier les institutions bruxelloises ?

Pour le MR, la stabilité de notre pays est primordiale. Nous ne voulons pas rouvrir de débats institutionnels. Notre priorité, c’est le développement de la prospérité de notre pays et l’encouragement de l’innovation. Dans ce contexte, réformer les institutions bruxelloises est très délicat, car elles sont basées sur un équilibre assurant la représentation garantie de la minorité flamande. Une réforme de la Constitution est nécessaire pour modifier cela.

Par contre, le MR accorde une grande importance à la réduction du nombre de structures publiques. Nous voulons éviter les doublons, la mauvaise gestion, le manque de clarté et de transparence et, inévitablement, une forme de gaspillage de l’argent public. Les structures bruxelloises sont pléthoriques et pourraient être simplifiées, ce qui réduiraient du même le nombre de mandataires.

Enfin, le MR est favorable à une fusion des communes ou des zones de police sur base volontaire.

Que fait le MR pour intégrer les migrants ?

Pourquoi avoir signé le pacte de Marrakech ?

Jamais le MR n’aurait accepté de s’engager sur ce pacte si celui-ci avait pour effet d’affaiblir la politique ferme et humaine menée par le gouvernement fédéral depuis plus de 4 ans. Les remarques formulées par notre pays, sur le regroupement familial par exemple, ont d’ailleurs été prises en compte lors des négociations de ce pacte. Ce dernier vise à organiser une meilleure coopération dans la gestion des flux migratoires mais il ne crée pas ni de nouvelles obligations juridiques ni de nouveaux droits pour les migrants. Ce pacte international, qui est non-contraignant, vise à proposer une approche commune de la gestion des migrations et un cadre pour des migrations sûres et légales.  Il ne permettra pas de contraindre un État à appliquer de nouvelles lois s’il ne peut pas ou s’il ne veut pas les appliquer. La souveraineté en matière de politique migratoire est intégralement reconnue et réaffirmée. Il ne sera donc pas possible de demander une remise en cause de la politique migratoire d’un État en invoquant le Pacte.

Pourquoi ne pas avoir trouvé une solution pour les migrants du parc Maximilien ?

Notre pays a pris depuis de nombreuses années ses responsabilités et a accordé une protection internationale (statut de réfugié ou protection subsidiaire) a plus de 40.000 personnes en 3 ans. Les personnes qui ont séjourné au Parc Maximilien ont été mises au courant des possibilités de demander l’asile en Belgique, ce qui leur aurait permis d’être prise en charge par le réseau Fedasil (hébergement, suivi de leur dossier, accès à l’emploi…).  Malheureusement, ces personnes refusent souvent de rentrer dans une procédure et préfèrent tenter de passer illégalement en Angleterre.

Notre pays est une terre d’asile mais c’est aussi et avant tout un Etat de droit. Nous devons savoir qui séjourne dans notre pays. Et les personnes qui sont en situation illégale sur notre territoire ne peuvent y rester, de même que les personnes dont la demande d’asile a été rejetée. Pour elles, la politique de retour (volontaire ou forcé) doit s’appliquer.

Comment le MR a-t-il pu accepter que l’on enferme des enfants pour les expulser ?

Le MR n’a pas soutenu l’enfermement des familles par plaisir. Des maisons de retour existent, il s’agit de milieux ouverts dans lesquels les familles qui font l’objet d’un ordre de quitter le territoire séjournent. Malheureusement, près d’un tiers de ces familles s’enfuyaient avant l’expulsion. Le gouvernement fédéral a donc décidé de réactiver le projet initialement proposé par l’ancien Secrétaire d’Etat cdH Melchior Wathelet, soit la création d’unités familiales en centre fermé. Il s’agit d’une mesure de dernier recours, quand toutes les autres solutions ont échoué, comme l’autorise la Convention internationale des Droits de l’enfant, à condition que la durée soit aussi brève que possible, et que l’intimité de la vie familiale soit respectée.

La Belgique est une terre d’accueil mais aussi un Etat de droit. Les personnes en séjour illégal ou qui n’ont pas obtenu de réponses favorables à leur demande d’asile doivent être renvoyées vers leur pays d’origine.

Pourquoi avoir voulu imposer des visites domiciliaires ?

Actuellement, la pratique des visites domiciliaires existe en fait déjà, mais sa gestion peut varier d’une zone de police à l’autre. L’idée du gouvernement était d’avoir un cadre clair et homogène. Son objectif était notamment de mieux protéger les droits des personnes hébergées et les droits des personnes qui hébergent dans un but humanitaire, ce qui est autorisé par la loi.

Le gouvernement a donc souhaité mettre en place une loi pour encadrer davantage la pratique déjà existante des visites domiciliaires. Ces visites domiciliaires auraient donc du être supervisées par un juge d’instruction. Elles étaient aussi une mesure de dernier recours vis-à-vis de personnes qui avaient déjà reçu de nombreux ordres de quitter le territoire. Ce projet n’a finalement pas abouti.

Pourquoi aider les migrants et pas nos sdf ?

La Belgique a signé plusieurs conventions internationales qui lui imposent de venir en aide aux migrants qui demandent l’asile sur notre territoire. Mais cet accueil ne s’oppose pas à l’aide que nous apportons aux sans-abri.

 

Le sans-abrisme est une problématique transversale. La question du logement est évidemment centrale. Dans ce cadre, le gouvernement wallon MR-cdH a donné son feu vert pour le développement d’un nouveau projet « Housing First » dans la commune de Mons. Grâce à un logement et un accompagnement adéquat, 25 personnes sans domicile fixe pourront retrouver durablement leur place au sein de la société. Des projets similaires existent déjà dans les communes de Charleroi, Liège et Namur. La politique des déploiement des abris de nuit est également renforcée par le Gouvernement wallon et 3 nouveaux abris doivent voir le jour en 2019 à Verviers, Mouscron et dans le Brabant wallon. Rappelons également que les SDF ont droit au revenu d’intégration sociale et que celui-ci a été augmenté à 7 reprises par le gouvernement fédéral (+ 9%).

Comment mieux gérer/contrôler l’immigration ?

Le MR souhaite une politique migratoire équilibrée. D’une part, nous devons respecter nos obligations internationales et accueillir les personnes qui fuient la guerre. D’autre part, les abus doivent être sanctionnés et la politique de retour doit s’appliquer pour les personnes en séjour illégal sur notre territoire ou déboutées de l’asile.

Pour y parvenir, le MR souhaite multiplier les accords de réadmission avec les pays d’origine, ainsi que les accords de coopération. La lutte contre l’immigration clandestine doit également être une priorité. Le MR est également favorable à l’accueil des personnes déplacées dans les pays voisins de leur pays d’origine.

Enfin, aider les réfugiés n’est pas forcément synonyme d’accueillir. Le MR souhaite donc augmenter le budget de l’aide au développement dans les pays limitrophes des zones de conflit qui accueillent des personnes déplacées.

Pourquoi le MR favorise-t-il les multinationales alors que les travailleurs et les PME sont tellement taxés ?

Le MR ne favorise absolument pas les multinationales. C’est même le contraire puisque le gouvernement fédéral dont fait partie le MR a été le premier à instaurer un impôt minimum à l’impôt des sociétés (ISOC) via la réforme de l’ISOC et la mise en place d’une corbeille de déduction maximale pour les grandes entreprises. Avec ce nouveau système, les grandes entreprises ne peuvent plus déduire des montants à l’infini sur leur bénéfices et se retrouver par conséquent à ne plus payer d’impôt. Par ailleurs, la majorité des mesures de financement de la réforme de l’ISOC concernent les grandes entreprises comme par exemple la suppression des intérêts notionnels (sauf les montants incrémentaux) ou encore la limitation de la déductibilité des intérêts. A côté de cela, un taux à 20% a été mis en place pour favoriser les PME pour les 100.000 premiers euros de bénéfices

Que fait le MR pour réduire le coût du travail pour les entrepreneurs ?

Grâce au tax-shift, les charges patronales ont diminué de 33% à 25%. Précisons que cette baisse de charges est aussi ciblée sur les secteurs à bas salaire, qui bénéficiaient déjà de charges patronales inférieures à 25%. Ainsi, pour un salaire mensuel brut de 1500 euros, les charges patronales étaient de 17,3% en 2015. Elles sont maintenant à 10,9% depuis le 1erjanvier 2019. Pour les entreprises, il s’agit d’une réelle bouffée d’oxygène et d’une belle opportunité car la diminution des charges salariales est synonyme d’une plus grande compétitivité sur le marché international. Cette mesure contribue à créer des emplois. En vigueur depuis janvier 2016, rappelons également que la mesure « zéro cotisation à vie » encourage les PME et les indépendants à embaucher leur premier travailleur et offre des réductions sur les cinq emplois créés suivants. Dans son programme, le MR envisage de prolonger cette mesure « zéro cotisation », voire de l’étendre jusqu’au 2eou 3 emploi.

Pourquoi le MR ne réduit-il pas les taxes ?

La réduction des taxes est historiquement un combat du MR. Nous voulons augmenter le pouvoir d’achat en réduisant la pression fiscale. C’est pourquoi nous avons réalisé une importante réforme fiscale (tax shift), qui a permis une réduction des impôts sur le travail.  Cela a permis d’augmenter tous les salaires nets. Entre 2014 et 2019, ceux-ci ont augmenté entre 70 et 150 euros net par mois. Ce sont les salaires les plus bas qui ont le plus bénéficié du tax shift. Pour encourager l’embauche, nous avons aussi diminué les cotisations sociales payées par les employeurs de 33 à 25%. Au niveau wallon, nous avons également pris des mesures favorables au pouvoir d’achat. Nous avons ainsi supprimé la redevance télé. Cette promesse du MR n’avait jamais pu être concrétisé auparavant car le MR était dans l’opposition.   La réduction des taxes restera une priorité du MR pendant la prochaine législature. Notre programme prévoit par exemple une augmentation de la quotité exemptée d’impôt et une réduction de 500 euros sur le précompte immobilier pour les propriétaires occupant leur bien.

Pourquoi le MR a-t-il tellement augmenté les taxes ?

Le MR a au contraire fait gagner de l’argent à tous les travailleurs. C’était l’objectif du tax shift. Cette réforme fiscale permet de soutenir le pouvoir d’achat via diverses baisses d’impôts et accorde une attention particulière aux bas et moyens salaires. Par rapport à 2014, en 2019, une personne percevant le salaire minimum (1.500 euros) gagnera 146 euros nets de plus par mois ; pour un travailleur percevant le salaire brut moyen (3.300 euros), le gain sera de 102 euros nets par mois. Par an, cela signifie qu’une personne percevant un salaire minimum aura 1.752 euros nets de plus, soit un véritable 13èmemois. Ces augmentations sont largement supérieures à celles liées à la hausse de certaines taxes ciblant des produits nocifs pour la santé ou l’environnement (diesel, alcool, tabac). Pour le MR, il est primordial de continuer à récompenser et à valoriser ceux qui travaillent.

Pourquoi le MR ne soutient pas davantage les bas salaires par rapport aux allocataires sociaux ?

En janvier 2019, le gouvernement fédéral a mis en œuvre la dernière phase de sa réforme fiscale. Les bas salaires ont ainsi connu une augmentation de 30 euros net par mois, ce qui représente depuis 2014 une augmentation totale (hors indexation automatique des salaires) de 146 euros net par mois, soit une augmentation de 1752 euros net par an (pour un salaire brut de 1500 euros). Avec sa réforme fiscale, le gouvernement de Charles Michel a tenu ses engagements. Lors de cette législature, le gouvernement a augmenté les salaires, et donc le pouvoir d’achat, plus spécifiquement encore celui de ceux qui bénéficient d’un salaire bas ou moyen. Nous souhaitons poursuivre ce soutien aux bas salaires durant la prochaine législature, notamment en augmentant la quotité exemptée d’impôts.

Pourquoi le MR mène-t-il une politique d’austérité ?

Le MR ne mène pas une politique d’austérité. Sous l’actuelle législature, le gouvernement a opéré un assainissement budgétaire en bonne intelligence, c’est-à-dire en prenant en considération la réalité économique, la nécessité de poursuivre la transformation en profondeur de notre société et le besoin de soutenir nos investissements pour doter notre pays des outils nécessaires pour répondre aux défis de demain. Cette dialectique permet de garantir la pérennité de notre modèle de protection sociale qui doit s’adapter à l’évolution de notre société. Cette vision implique un engagement des générations actuelles dans un souci d’équité intergénérationnel : nous ne pouvons pas transmettre nos dettes aux générations futures et nous devons dégager des moyens pour investir dans l’avenir.

Pourquoi avoir fait un saut d’index ?

Le saut d’index était une mesure exceptionnelle nécessaire pour permettre la création d’emplois supplémentaires. Par cette mesure, il s’agit d’aligner l’évolution de notre coût salarial sur celle de nos pays voisins afin d’améliorer la compétitivité de notre pays. La Belgique est une petite économie ouverte et est donc fortement tributaire des exportations vers ses trois pays voisins. Ainsi, si les coûts salariaux en Belgique augmentent plus rapidement que ceux de nos pays voisins, la compétitivité de notre économie diminue, ce qui a nécessairement un impact négatif sur l’emploi.

L’impact de cette mesure est finalement à comparer avec d’autres mesures du gouvernement fédéral telles que la création d’emplois résultant de la diminution des charges et l’augmentation du salaire poche à la suite du tax shift. La réforme fiscale a rapporté bien plus qu’une indexation automatique, surtout pour les salaires les plus bas. Signalons enfin que le mécanisme de l’indexation automatique n’a pas été remis en cause par le gouvernement fédéral. Les salaires ont été indexés plusieurs fois durant cette législature.

Pourquoi rien n’a été fait pour lutter contre la fraude fiscale ?

Contrairement à ce que prétend l’opposition, le gouvernement a misen place de nombreuses mesures pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale. Les moyens humains ont été renforcés au sein de l’inspection spéciale des impôts et le gouvernement a pris en 2018 les mesures nécessaires pour le remplacement « un pour un » des contrôleurs fiscaux. Parallèlement à cela, nous avons mis en place la taxe transparence visant à taxer les constructions juridiques détenues par des Belges, mais établies à l’étranger. D’autre part, la commission « Panama Papers » a travaillé pendant 18 mois sur 130 recommandations dont un grand nombre ont déjà été mises en place.

Pourquoi ne fait-on rien pour réduire le coût des soins de santé ?

Il s’agit d’une idée reçue car le système de santé belge se positionne en 2018 à la 5èmeplace parmi les meilleurs d’Europe, alors qu’il occupait la 8eplace en 2017. Notre pays se distingue particulièrement par l’accessibilité des soins.

Depuis 2015, le tiers-payant est devenu obligatoire et les patients BIM (Bénéficiaires de l’Intervention Majorée) ne payent plus que leur part personnelle quand ils vont chez le médecin généraliste. Le gouvernement fédéral a également favorisé les thérapies innovantes : remboursement des traitements contre l’hépatite C, de l’immunothérapie pour lutter contre le cancer, des traitements du VIH, de l’oncofreezing pour les patients atteints d’un cancer, des tests de détection pour la trisomie pour les femmes enceintes, etc. Enfin, le gouvernement fédéral encourage la prescription des médicaments les moins chers. Les prix de 1.305 médicaments ont également diminué.

Pourquoi ne pas modifier le système des voitures de société ?

Les voitures de société sont indispensables au déplacement de nombreux travailleurs. Pour beaucoup d’entre eux, c’est aussi un complément salarial très appréciable. Le Mouvement Réformateur n’a jamais souhaité adopter une attitude punitive envers les citoyens et les entrepreneurs qui ont choisi un système parce que le contexte fiscal les y incitait. Nous préférons proposer aux citoyens des alternatives sérieuses et crédibles afin qu’ils se dirigent eux-mêmes vers des solutions de mobilité plus durables sans nécessairement avoir un impact négatif sur leur pouvoir d’achat. C’est dans cette logique que le gouvernement Michel a mis en place deux réformes importantes de la fiscalité automobile :

  • la mesure « cash for cars » qui permet d’échanger sa voiture de société contre de l’argent net
  • la mesure « budget mobilité » qui permet aux travailleurs qui disposent d’une voiture de société de l’échanger contre un modèle moins polluant et de consacrer le budget libéré à des moyens de mobilité plus durables.

Nous souhaitons poursuivre dans cette logique en favorisant le renouvellement du parc de voitures de société vers des modèles plus respectueux de l’environnement sur base de l’écoscore du véhicule.

Que fait le MR pour les familles ?

Pour le MR, la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle est un enjeu particulièrement important. En matière de petite enfance, le Plan wallon d’Investissement du Gouvernement wallon prévoit la création de 2.086 nouvelles places dans les crèches. La réforme des allocations familiales a par ailleurs permis de mettre en place un modèle qui correspond aux besoins actuels des familles. Un enfant est égal à un enfant, et les plus faibles revenus sont soutenus par des suppléments sociaux. Le gouvernement fédéral a lui allongé le congé de maternité pour les femmes indépendantes. Il a augmenté la réduction d’impôts ainsi que la quantité exonérée d’impôts pour l’accueil des enfants de famille monoparentale en crèche.

Dans son programme, le MR prévoit d’améliorer la conciliation de la vie professionnelle et familiale via les horaires flexibles ou le télétravail, d’étendre les titres-services à la garde ou au transport d’enfants, d’encourager la création de crèches en entreprises ou avec des horaires adaptés, d’instaurer une prime pour les entreprises qui s’investissent dans la mise en œuvre d’une politique « parent-friendly », d’instaurer un congé de « conciliation » par ménage, soit un quota d’heures annuel pour faire face aux imprévus, de prolonger le congé de paternité à 15 jours, dont 5 obligatoires, avec une indemnité équivalente à 100% du salaire et d’inciter davantage les pères à prendre un congé parental via la mise en place d’une  indemnisation proportionnelle aux revenus

Quand va-t-on enfin améliorer la ponctualité du service à la SNCB ?

Le gouvernement fédéral a été très attentif à cette problématique qui ne peut être résolue en une seule mandature. Sous notre impulsion, le gouvernement fédéral a renforcé l’offre de trains (+ 5,1%), a rouvert des gares et points d’arrêt (7), a poursuivi le développement du réseau S à Bruxelles (qui préfigure le RER), a rénové des quais et a débloqué un milliard vertueux pour enfin finaliser les travaux du RER. Le gouvernement fédéral a également créé de nouveaux parkings et des liaisons transfrontalières et a développé le Wifi dans 27 gares. L’action du MR au gouvernement fédéral garantit la pérennité du réseau ferré, grâce à des plans  d’investissements viables et la mise en œuvre du service minimum garanti en cas de grève. Les efforts seront poursuivis durant la prochaine législature afin d’augmenter la ponctualité et le confort des trains.

Que fait le MR pour réduire les embouteillages ?

Le MR a pris de nombreuses mesures pour améliorer la mobilité. Ce sont souvent des projets de longue haleine. Pour le MR, l’amélioration de la mobilité passe par l’intermodalité entre différents moyens de transport. Parmi les projets concrétisés, citons par exemple les plans d’investissements, l’allocation de mobilité cash for car et le budget mobilité, la promotion au travers d’un fonds « Smart Mobility » des projets innovants (co-voiturage, plateformes intégrée, mobilité douce, …), un milliard dégagé pour le RER, le fonds Beliris pour le Métro, le réseau S à Bruxelles, la promotion des modes alternatifs et partagés, l’instauration d’un service minimum garanti, le City-Pass, des budgets alloués pour le développement d’offres de recharges (électriques, CNG, …). Ce sont des réalisations concrètes jamais entreprises par les précédents gouvernements. Pour aller plus, une coordination entre les différents niveaux de pouvoir est essentielle. Le MR a relancé les différents organes de concertation, ce qui nous démontre notre capacité à trouver des solutions.

 

Que fait le MR pour améliorer le stationnement à Bruxelles ?

Le MR est dans l’opposition à Bruxelles. Nous n’avons donc pas pu agir directement pour apporter une réponse durable à cette situation qui ne fait qu’empirer. Nous souhaiterions, notamment, créer une véritable politique de gestion des parkings pour favoriser l’intermodalité, mettre en place des partenariats publics-privés afin d’augmenter l’offre, renforcer la fréquence des lignes de transports publics vers les parkings de transit, améliorer la coordination entre les acteurs et augmenter les lignes de bus de rabattement, finaliser le métro et le RER, favoriser la création de bureaux-satellites en périphérie ou encore promouvoir la mobilité douce, le télétravail et le covoiturage. La diminution du nombre de véhicules, l’intermodalité et l’augmentation planifiée de l’offre constituent des solutions réalistes et efficaces pour y répondre.

Comment agir pour améliorer l’accès au logement ?

Le Mouvement Réformateur souhaite relever le défi de l’accès au logement. Des facteurs comme le vieillissement de la population, l’explosion démographique, les mutations des familles ou les adaptations énergétiques et technologiques, entraînent des besoins nouveaux. Pour ce faire, il faut développer une offre de logements publics, privés et mixtes de qualité, accessibles et durables. Sous notre impulsion, la Wallonie a mis en œuvre une politique volontariste d’accès à la première propriété via un abattement fiscal. Le Plan wallon d’investissement soutiendra la création de nouveaux logements, accessibles financièrement, tant sur le marché acquisitif que locatif. Nous voulons aussi contribuer avec le secteur privé pour créer de nouveaux logements publics ou à loyer modéré et encourager les bénéficiaires d’un logement public à acquérir leur logement. Nous avons également réformé le système de primes Energie et Rénovation, ce qui est important pour réduire la facture énergétique des propriétaires et locataires. Nous nous engageons par ailleurs à réduire le précompte immobilier de 500 euros pour tous les propriétaires occupant leur bien, ce qui serait une étape vers la suppression totale du précompte immobilier.

Qu’a fait le MR pour résoudre le problème du survol de Bruxelles ?

Le MR a voulu affronter ce problème de façon objective, en mettant de côté les considérations politiques. Nous avons lancé des démarches pour aboutir à une solution réfléchie en vue de réduire l’impact et apporter une solution structurelle.  Une étude a été réalisée par le biais d’un organisme expert indépendant permettant de disposer d’une vue claire et scientifique. Ses résultats, sans préoccupations politiques, garantissent une parfaite objectivité. L’étude constitue un socle indispensable pour la résolution du problème à l’avenir. Nous avons également privilégié une discussion en concertation avec tous les acteurs. Si de telles démarches avaient été adoptées par les précédents gouvernements, les travaux préalables à une décision politique auraient pu être entamés beaucoup plus tôt.

Que fait le MR pour lutter contre les zones blanches ?

Internet est aujourd’hui devenu indispensable dans tous les aspects de la vie. Il n’est donc pas acceptable que certaines zones de notre pays n’aient toujours pas accès à un réseau 3G ou 4G performant. Tant au niveau régional wallon qu’au fédéral, le MR a soutenu le développement des nouvelles technologies, la création d’espaces publics connectés, l’octroi de fonds aux projets innovants, … Dans le cadre de son plan d’investissement, le gouvernement wallon va dégager 50 millions € pour éradiquer les zones blanches. Toutes ces démarches ont déjà un impact réel et assureront, à court terme, une connectivité sur l’ensemble du réseau.

Quelle est la position du MR sur le Pacte d’excellence ?

Pour le MR, tout n’est pas à jeter dans le Pacte d’Excellence. Désormais, le travail, l’effort, l’autonomie, etc. ne semblent plus être des gros mots. Le Pacte prévoit aussi le renforcement des savoirs de base (lire, écrire, calculer), le renforcement de l’enseignement maternel ou la mise en place d’un système de remédiation.

Malheureusement, cela coince au niveau de la mise en œuvre. Cela entraîne en effet des lourdeurs administratives pour les directions, qui vont perdre de l’autonomie. Nous nous opposons également à l’allongement du tronc commun jusque 15 ans, qui prive les élèves de la liberté du choix de leur filière d’enseignement. Le Pacte ne propose rien de sérieux pour lutter contre la pénurie d’enseignants et il faut craindre un manque de moyens financiers pour le mettre en œuvre.

La scission du pouvoir organisateur et du pouvoir régulateur de l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles figurait depuis longtemps au programme du MR. Nous avons donc permis le vote de ce texte en nous abstenant lors du vote. Cela ne signifie donc pas que le MR soit prêt à soutenir l’ensemble du Pacte.

Que fait le MR pour l’enseignement ?

Le MR est dans l’opposition depuis 2004 en Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais depuis les bancs de l’opposition, nous essayons de promouvoir notre vision de l’enseignement.

Pour nous, sans un enseignement de qualité, aucun progrès n’est possible. Le MR promeut l’excellence, tant intellectuelle que technique et la maitrise des savoirs de base (lire, écrire, calculer). Relever le niveau de l’enseignement implique d’augmenter le niveau de chaque élève. La remédiation doit donc être proposée systématiquement aux élèves éprouvant des difficultés d’apprentissage.  Le MR souhaite généraliser l’apprentissage de plusieurs langues dès le plus jeune âge. Par ailleurs, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour adapter le monde de l’école aux technologies numériques, passeport indispensable pour l’emploi. Les jeunes doivent acquérir les compétences qui leur permettront de s’adapter à un milieu de travail et à un environnement social en perpétuelle évolution.

Le MR souhaite aussi supprimer le décret Inscriptions actuels pour un libre choix de l’école, maintenir le CEB en fin de 6eprimaire, revaloriser le qualifiant en mettant en place des partenariats entre l’école et l’entreprise et généraliser l’enseignement en alternance dans le qualifiant. Nous nous opposons également à l’allongement du tronc commun jusqu’à 15 ans. L’élève doit pouvoir librement choisir sa filière d’enseignement.

Que fait le MR pour les enseignants ?

Un enseignement de qualité repose avant tout sur les compétences, la motivation et la conscience professionnelle des enseignants. Ils sont le vecteur du transfert des connaissances et contribuent à façonner les citoyens de demain, en développant les notions de compréhension, d’expression, de dialogue, de tolérance et de libre arbitre. Les enseignants doivent être respectés tant par les parents que par les élèves.

Chaque année, 4.500 nouveaux enseignants arrivent dans nos écoles fondamentales et secondaires. 23% abandonnent au cours de la première année et 35% dans les cinq ans. Retenir les enseignants demande en priorité des conditions de travail sereines dans toutes les classes. Nous souhaitons d’abord revaloriser le salaire des enseignants. Le MR souhaite également revoir le décret titres et fonctions pour lutter contre la pénurie d’enseignants. Nous voulons aussi simplifier le statut des enseignants pour faciliter leur passage d’un réseau à l’autre et mettre en place un tutorat pour les jeunes enseignants. Nous souhaitons réformer la formation des enseignants en consolidant les 3 premières années de formation et rénover les bâtiments scolaires pour plus de confort et d’efficacité énergétique.

Pourquoi avoir retardé l’accès aux crédits-temps de fin de carrière ?

L’allongement de la durée de la carrière implique un départ plus tardif à la pension. Il est donc logique que les dispositifs spécifiques à la fin de carrière opèrent le même glissement. A partir de 60 ans, lorsque les conditions de pension anticipée sont remplies, le travailleur aura le choix entre plusieurs modalités afin d’alléger sa charge de de travail. Le crédit temps de fin de carrière sera toujours possible, mais le gouvernement va également introduire le système de pension à mi-temps. C’est une possibilité supplémentaire d’aménagement de la fin de carrière. Le travailleur sera libre de choisir le dispositif qui lui convient le mieux.

Pourquoi avoir retardé l’accès aux prépensions (RCC) ?

Le système des prépensions, dans son ancienne mouture, était responsable d’une sortie anticipée du marché de l’emploi de personnes aptes à continuer leur carrière. Afin de garantir l’avenir du système des pensions, l’objectif du Gouvernement fédéral actuel est de porter progressivement la durée de la carrière à 45 ans. Dans cette optique, le Gouvernement a impulsé une modification profonde du RCC (Régime de Chômage avec Complément d’entreprise, autrefois appelé « prépension ») visant à une limitation de son utilisation.

Pourquoi n’avoir rien fait pour augmenter les pensions ?

Le MR a beaucoup œuvré pour augmenter les pensions. Le ministre des pensions vient de signer l’arrêté royal qui permet d’augmenter la pension minimum pour la 5e fois (c’est effectif depuis le 1er mars). Jamais les pensions minimums n’ont autant augmenté que sous cette législature. Et le Parlement a voté la réduction ou la suppression de la cotisation de solidarité qui touche 200.000 pensionnés, ce qui va augmenter leurs revenus. Si on fait le bilan, depuis l’entrée en fonction du gouvernement Michel en octobre 2013, la pension minimum pour un travailleur salarié isolé ayant eu une carrière complète aura ainsi progressé de 130,61€ par mois. Celle d’un travailleur indépendant isolé de 193,01€. L’augmentation des pensions restera une priorité du MR pour la prochaine législature. Notre programme prévoit l’octroi de 300 euros par mois net en plus à tous les pensionnés qui prolongent leur carrière après l’âge auquel ils auraient pu prendre leur pension.

Les emplois créés sont-ils précaires ?

C’est faux. 33.17% de l’emploi salarié total était issu de temps partiels en début de législature. Au troisième trimestre 2018, 33,8% de l’emploi salarié est issu de temps partiels, soit une augmentation de 0,6 point. Ce chiffre est donc très stable. La typologie des emplois créés révèle que ce sont des temps partiels de qualité (plus de 66% d’un temps plein) qui ont été créés. Les petits temps partiels sont quant à eux en diminution, alors que le marché de l’emploi est en nette augmentation. Les temps partiels de moins de 2/3 temps ont diminué de 11.000 unités tous secteurs confondus. Les temps partiels de qualité de 2/3 temps et plus ont augmenté de 81.200 unités tous secteurs confondus. Ils représentent aujourd’hui 54.5% des temps partiels contre 51% en début de législature.

Le chômage diminue uniquement à cause des exclusions du chômage

C’est faux. En 2017, au niveau fédéral, seuls 6.504 chômeurs qui percevaient une allocation d’insertion au cours des mois précédents sont arrivés en fin de droit. Ils étaient 29.021 en 2015 et 7.857 en 2016. L’argument de la fin de droit de l’allocation d’insertion n’est donc plus valable, la mesure étant en vitesse de croisière. Par contre, il faut préciser qu’une mesure a joué dans l’autre sens : l’âge à partir duquel une dispense d’inscription comme demandeur d’emploi est possible est passé de 60 ans en 2015 à 61 ans en 2016 et à 62 ans en 2017. Par rapport à 2016, le nombre mensuel moyen de chômeurs complets indemnisés/demandeurs d’emploi âgés de 60 ans ou plus a ainsi augmenté de 9.650 unités au niveau fédéral. En ce qui concerne les exclusions à proprement parler une ventilation régionale est disponible : 3732 chômeurs ont été exclus en Wallonie en 2017, disponibilité active et passive confondues.

Pourquoi faire une réforme APE qui va détruire des emplois ?

La réforme ne va pas détruire des emplois, au contraire ! Le dispositif actuel fait reposer des services clé tels que l’accueil de la petite enfance, l’aide aux personnes handicapées ou l’enseignement sur des subventionnements non pérennes. La réforme des APE quant à elle, pérennise, sous forme de subventionnement structurel, le financement de secteurs clés. Si la réforme devait impacter certains projets ou menacer des services clés indispensables à la collectivité, une intervention complémentaire permettra donc le maintien du service. De plus, la réforme permettra de réaffecter progressivement, selon une logique de phasage, des fonds actuellement affectés à des projets accessoires et/ou mal gérés à des projets indispensables à la collectivité et répondant à des principes de bonne gouvernance. La réforme pérennise aussi les subventions attribuées à durée déterminée. Actuellement, un cinquième du budget APE, soit 200 millions €, bénéficie à des projets à durée déterminée (dont la fin était prévue au plus tard le 31 décembre 2019). De plus, le gouvernement wallon va renouveler l’ensemble des projets actuels à durée déterminée à hauteur de 80% de leur subventionnement. Le Gouvernement wallon a décidé d’intégrer l’intégralité de ce montant dans le subventionnement structurel, pour les pouvoirs locaux et le secteur non-marchand.

Que fait le MR pour permettre aux gens de trouver un job ?

Plus de 220.000 emplois nets ont été créés sous cette législature. Au-delà de la réduction structurelle du coût du travail, qui rend l’embauche plus attractive pour les employeurs et les chiffres record annoncés, la mise en place du Jobs Deal négocié l’été passé avec l’ancienne majorité, constitue un levier important dans la création de futurs emplois. Cet accord prévoit d’améliorer l’occupation des postes vacants grâce notamment à un meilleur accompagnement des travailleurs dans le processus de recherche d’emploi. Mais également en encourageant les employeurs à investir dans la formation de leurs salariés, en incitant les entreprises à recruter des jeunes, en favorisant la préservation de l’emploi des plus âgés, ou encore en obligeant les entreprises en restructuration à prendre en charge la formation des travailleurs pour un métier en pénurie. Cela permet de garantir la compétitivité des entreprises, de stimuler la création d’emplois mais également de réduire le coût du chômage, ce qui renforce notre sécurité sociale. La création d’emplois et l’accompagnement des personnes en recherche d’emploi reste plus que jamais une priorité. Cet objectif n’est pas seulement économique. Il est surtout social. En effet, l’emploi est la meilleure protection contre la pauvreté et la meilleure garantie de voir son pouvoir d’achat augmenter.

Pourquoi le MR ne fait rien pour réduire le coût de l’énergie ?

Le gouvernement fédéral précédent a diminué la tva sur l’électricité à de 21 à 6%. Nous l’avons en effet réaugmenté à 21%. L’institut du développement durable a chiffré cette mesure, sur base de la consommation moyenne d’un ménage, à 11 € par mois. Les effets du tax shit sont bien plus importants sur le pouvoir d’achat des ménages. A revenu équivalent, le tax shift a fait augmenter le pouvoir d’achat de 125 € par mois. Pour le MR, l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. C’est pourquoi nous avons considérablement renforcé le système des primes Energie et Rénovation en Wallonie afin d’agir sur le coût de la facture énergétique. Par ailleurs, nous avons rationalisé et simplifié la facture d’électricité. Nous avons également résolu le problème de la dette des certificats verts créée par Ecolo.

Pourquoi le MR rechigne à sortir du nucléaire ?

Le MR ne rechigne pas à sortir du nucléaire. Nous respectons la loi votée en 2003 et qui prévoit une sortie définitive du nucléaire pour 2025. Néanmoins, nous devons préparer l’avenir. Si nous voulons garantir notre sécurité d’approvisionnement, nous devons investir massivement dans le renouvelable, comme par exemple l’éolien en mer, ainsi que dans des unités de cogénération ou de gaz. Le renouvelable étant par essence intermittent, nous devons investir dans ces centrales flexibles afin de garantir la stabilité du réseau.

Que fait le MR pour le climat ?

Le climat est au cœur de nos préoccupations tant au niveau fédéral qu’au niveau wallon. Voici les mesures que nous avons adopté lors de l’actuelle législature :

  • Confirmation de la sortie du nucléaire en 2025,
  • Soutien au développement de l’éolien en mer du Nord. En 2030, l’éolien en mer aura une capacité équivalente à quatre centrales nucléaires,
  • Le Pacte pour les Investissements stratégiques (150 milliards dont 120 prévus pour accélérer la transition énergétique à travers plusieurs axes : énergie, mobilité, transition numérique…),
  • Le Cash For Car – Ce système offre aux travailleurs la possibilité de renoncer à leur voiture de société en échange d’une somme d’argent,
  • Le budget Mobilité – Il offre aux travailleurs disposant d’une voiture de société la possibilité de l’échanger contre un modèle moins polluant et de consacrer le budget libéré à des moyens de mobilité durable ou au paiement de leur loyer s’ils habitent à moins de 5km de leur lieu de travail,
  • L’octroi d’un milliard € pour la finalisation du RER, la création du réseau S et la réouverture de certaines gares à Bruxelles,
  • Plan Wallon d’Investissements, qui prévoit de faire émerger une véritable filière du recyclage du plastique,
  • Plan Wallon de Réduction des Pesticides,
  • Réforme du mécanisme des certificats verts,
  • Soutien à l’installation de bornes de recharges pour véhicules électriques,
  • Nous avons par ailleurs adopté des objectifs plus ambitieux que ceux de l’Union européenne en matière d’environnement et de climat. Nous avons également adopté le pacte énergétique fédéral ainsi que le plan national énergie climat.
  • Enfin, voici les mesures que nous proposons pour le climat sous la législature à venir :
  • Développer les transports en commun: finaliser les travaux du RER, développer le réseau du métro et du tram en site propre et renforcer le TEC et la STIB,
  • Améliorer le régime des primes Energie et des primes à la rénovation afin de rencontrer les ambitions en matière d’isolation et donc d’économie d’énergies,
  • Mettre en place un monitoring permettant de veiller à l’approvisionnement énergétique,
  • Sanctionner plus efficacement les dépôts de déchets sauvages et les incivilités,
  • Continuer à développer l’économie circulaire grâce au Plan Wallon des déchets ressources,
  • Améliorer les connexions multimodales entre la STIB, les TEC et les autres moyens de transport,
  • Développer des espaces de coworking proches des nœuds intermodaux ou en zone rurale. Accompagner le développement du co-voiturage (applications, parkings, mise en relation…),
  • Réformer le système des voitures de société afin de verdir le parc et réformer la taxation automobile avec un objectif environnemental. Taxer le kérosène au niveau européen,
  • Adapter les infrastructures aux divers modes de transports,
  • Soutenir la loi Climat.

Que fait le MR pour lutter contre les pesticides ?

Le MR a déjà obtenu l’interdiction de tous les herbicides synthétiques totaux ou sélectifs destinés aux particuliers, en ce compris les produits à base de glyphosate. Pas moins de 104 produits à usage amateur ont été interdits, soit près de 50 % des 235 produits phytosanitaires amateurs qui étaient encore sur le marché au début de la législature.

De plus, la Belgique a voté contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans en Europe. Enfin, en 2018, le Gouvernement wallon a adopté des règles plus strictes pour l’application professionnelle des pesticides avec une attention toute particulière pour les zones sensibles (école, crèche, etc.). Le MR soutient une diminution progressive de notre dépendance aux pesticides. Nous voulons demander à l’Europe de mettre en place un véritable processus de sortie progressive de certains produits. Cela nécessite aussi de rechercher des alternatives crédibles et viables économiquement pour nos agriculteurs.

Pourquoi tant de laxisme en matière de sécurité ?

Le MR est justement le parti qui refuse le laxisme. La sanction n’est pas un tabou pour le MR. Toutes les infractions doivent être punies et les peines exécutées. Durant des années, des économies ont été faites dans le secteur de la sécurité. Le gouvernement fédéral mené par Charles Michel a débloqué des budgets en 2016 dans ce domaine. Si ce gouvernement a décidé de réinvestir dans cette thématique c’est parce qu’il considère que c’est une des priorités.

En matière de terrorisme et de radicalisme par exemple, depuis 15 ans, le MR met en garde et propose des actions concrètes contre la montée du communautarisme et la radicalisation religieuse. Nous avons également toujours mis en évidence la nécessité d’intégration et souhaité la mise en place de parcours d’intégration obligatoire. Nous avons été les premiers à travailler sur les questions de lutte contre la radicalisation que ce soit à l’école, dans les mosquées ou dans les prisons. Des signes d’alerte existaient déjà il y a plusieurs années pour ce qui concerne le développement de l’islamisme radical dans notre pays. Tant sur l’échec de l’intégration que sur les dangers du communautarisme ou encore sur l’émergence de l’islamisme radical, nous n’avons pas été écoutés, principalement par les partis de gauche. Le gouvernement fédéral actuel a donc adopté de nombreuses mesures afin de renforcer nos outils contre ces phénomènes.

Que fait le MR pour améliorer la sécurité ?

La sécurité nécessite un ensemble d’interventions de l’autorité publique pour préserver la paix au sein de la société. Renforcer la sécurité des personnes est prioritaire. Pour le MR, la lutte contre le terrorisme et le radicalisme est une priorité depuis de très nombreuses années. Depuis 2014, la majorité a mis en œuvre plus de 30 nouvelles mesures en la matière dont le renforcement des moyens pour les services de renseignement, la police et l’armée ainsi que la création d’un Conseil national de sécurité, la mise en place du plan Canal à Bruxelles et à Vilvoorde, ainsi que la fin du bail du Centre islamique culturel de Belgique sur la Grande Mosquée de Bruxelles (GMB). Nous avons également fortement renforcé notre arsenal législatif via par exemple la création de nouvelles infractions terroristes notamment pour les personnes partant combattre à l’étranger, l’extension des écoutes téléphoniques, la fin des cartes prépayées anonymes, l’augmentation du délai de garde à vue à 48 heures, les perquisitions possibles 24 heures sur 24, le retrait de la carte d’identité, le gel des avoirs des terroristes, la lutte contre la radicalisation en prison, l’obligation pour les communes de créer une cellule locale de sécurité intégrale (CSIL) pour le suivi local des personnes radicalisées, etc. Le MR a également fait voter une proposition de loi en vue de permettre aux bourgmestres de fermer les établissements suspectés d’abriter des activités terroristes.

La sécurité a toujours été une priorité pour le MR.  Depuis toujours, nous veillons également à ce que l’ensemble de nos services de sécurité (police, pompiers, protection civile, ambulanciers, défense) soient respectés, considérés et travaillent dans les meilleures conditions. En matière de police, notre priorité est de recruter encore davantage de policiers et de veiller à leur protection. Nous sommes en effet conscients que les policiers vivent des périodes très compliquées et sont la cible de violences inacceptables. Leur sécurité est engagée en permanence.

Pourquoi le MR ne rend-il pas la justice plus stricte ?

Pour le MR, la sécurité est la première des libertés. Afin de protéger au mieux les citoyens des criminels les plus dangereux, le MR a mis en place les peines de sûreté qui permettent à un juge, au moment où il prononce la peine, de fixer une période pendant laquelle le condamné ne peut pas être libéré sous condition. En principe, tout condamné peut demander la libération conditionnelle après avoir purgé 1/3 de sa peine. Avec la peine de sûreté, ce délai peut être prolongé jusqu’au 2/3 de la peine, pour des crimes graves. Le MR se bat également pour que chaque peine soit effectivement appliquée et pour que la justice soit plus rapide.

Peut-on encore gouverner avec la N-VA ?

Suite aux élections de 2014, la N-VA avait convaincu un électeur flamand sur trois et les partis flamands avaient refusé de se coaliser en l’excluant. Les autres partis francophones ont conclu des accords de gouvernement très rapidement, en Wallonie comme à Bruxelles, en excluant le MR. Le MR a pris ses responsabilités, afin d’empêcher le blocage de notre pays et d’éviter une crise communautaire sans précédent. Notre parti a réussi à concrétiser un programme gouvernemental – basé sur une majorité au sein du Parlement fédéral – avec la N-VA notamment, en mettant en place d’importantes réformes socio-économiques, nécessaires pour notre pays, tout en mettant les questions communautaires et institutionnelles de côté. Pour le MR, la fidélité à l’unité de la Belgique implique aussi qu’il faille prendre acte du résultat des élections en Flandre et composer un gouvernement respectueux du choix de tous les Belges. Le MR souhaite à l’avenir travailler au sein de coalitions qui lui permettent de concrétiser au mieux son programme socio-économique. Il n’acceptera pas d’entrer dans des négociations qui auraient pour objectif de démanteler la Belgique, à l’image des pourparlers qui ont eu lieu dans le passé entre nationalistes flamands et socialistes francophones en vue d’instaurer un système quasiment confédéral.

Pourquoi le MR n’a-t-il pas défendu la loi climat ?

Le MR a au contraire défendu la Loi Climat. Nous avons d’ailleurs cosigné sans hésitation la proposition de loi. Celle-ci reprenait en effet les mêmes objectifs clairs et ambitieux définis dans une résolution votée au Parlement fédéral en 2018, à savoir une réduction de 55% des émissions de CO² d’ici 2030 par rapport à 1990 et une réduction de 95% à l’horizon 2050. Le texte de la proposition de loi a ensuite été remis en cause par le Conseil d’Etat, pour des raisons juridiques. Pour surmonter cet obstacle, le MR a alors préconisé l’adoption d’une loi climat suivie de la conclusion rapide d’accords de coopération entre les différentes régions du pays. Une autre piste de solution était la révision de l’article 7bis de la Constitution. Nous avons voté en faveur de la révision de cet article, comme les autres partis francophones. Mais nous savions que cette piste était vouée à l’échec puisque, du côté flamand, CD&V, Open VLD et N-VA y étaient opposés. Pour le MR, la Loi Climat n’est donc pas enterrée. Le MR croit à la coopération entre Régions. Le meilleur exemple récent de cette coopération intra-belge, mise en œuvre à l’initiative du MR, est l’adoption du Pacte Energétique et du Plan National Energie Climat.

Comment le MR peut-il garantir la stabilité alors qu’il a perdu ses majorités aux gouvernements fédéral et wallon

Le MR, tant au gouvernement wallon qu’au gouvernement fédéral, s’est toujours comporté comme un partenaire loyal, respectant la parole donnée et n’a jamais fui ses responsabilités.

Au niveau fédéral, le MR a mené d’importantes réformes socio-économiques en laissant le communautaire au frigo.  C’est la N-VA qui a pris la décision de quitter le gouvernement en s’isolant dans le dossier du Pacte des Migrations, contre l’avis de ses trois partenaires de majorité, et sur base de fausses informations. Ici encore, le MR a pris ses responsabilités et continue depuis lors son travail pour améliorer la prospérité de la Belgique.

Au niveau wallon, le MR était bien conscient que la majorité avec le cdH était très courte. Mais à nouveau, il était essentiel de prendre nos  responsabilités pour redresser la Wallonie suite aux scandales liés à la gouvernance. Plus de 2000 mesures ont été prises notamment en matière de bonne gouvernance et de fiscalité au bénéfice des Wallons. Ici, la perte de la majorité résulte uniquement de l’attitude égoïste d’une parlementaire frustrée de ne pas avoir obtenu une place intéressante sur les listes électorales, et qui a choisi de mettre en péril tout ce travail de redressement économique en privilégiant son ambition personnelle.

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