Pour le MR, le refinancement de notre enseignement supérieur est une priorité absolue. Tant au niveau des établissements, que du personnel académique, de la recherche scientifique ou des aides aux étudiants. Mais faut-il pour autant adopter un discours démagogique et promettre des millions d’euros que la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) n’a peut-être pas ou attendre un transfert financier du fédéral comme certains le réclament (Fédération des étudiants francophones) ? Le Pacte pour un enseignement d’excellence et la réforme de la formation initiale des enseignants, ou la réforme des milieux d’accueil, vont déjà être difficiles à financer pour le budget de la FWB, le MR ne veut pas promettre la lune et décevoir les secteurs concernés par la suite.

Le MR veut agir en bon gestionnaire de l’argent public, et, si le financement de l’enseignement supérieur doit rester principalement public, il nous semble intéressant de discuter avec les établissements de pistes alternatives de financement, par exemple, des partenariats avec le secteur privé.

Le financement en enveloppe fermée de nos Hautes Ecoles et nos universités est un mauvais système, il y a unanimité pour le penser. Mais il ne suffit pas de le dire, il faut le faire. Le PS et le CDH sont au pouvoir depuis plus de 15 ans et n’y sont pas parvenus (le CDH a eu 5 ans l’enseignement supérieur et les 10 dernières années, c’était le PS). A terme, nous désirons évidemment remettre à plat certains critères de financement devenus obsolètes, et mettre fin à ce système injuste d’enveloppe fermée.

Le refinancement de notre enseignement supérieur figurera évidemment en très bonne place dans la Déclaration de politique communautaire si le MR participe au Gouvernement de la FWB. En explorant toutes les pistes pour obtenir des résultats concrets.