Le programme local du MR pour

le sport

L’activité physique constitue un élément de première importance aux yeux du MR. De manière générale, le MR incite les communes à accorder au sport une importance particulière lors de la confection de leur budget.

L’activité physique constitue un élément de première importance aux yeux du MR. De manière générale, le MR incite les communes à accorder au sport une importance particulière lors de la confection de leur budget.

L’activité physique sous toutes ses formes, en effet, est un vecteur de santé et de bien-être. De nombreuses études scientifiques ont prouvé qu’une bonne condition et une activité physique régulière ont une influence bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires et favorisent une bonne santé mentale. Sous réserve de cas particuliers, une personne en bonne condition physique présentera moins de risques de maladies ou d’infections diverses ce qui, par extension, aura un impact positif inévitable sur les dépenses de sécurité sociale.

Ce rapport entre sport et santé est primordial. Pourtant, notre société semble être entrée dans une forme d’ère de moindre activité physique caractérisée par l’augmentation du taux d’obésité, la diminution de la pratique du sport, la routine de la « malbouffe » ou encore un manque d’exercice physique dû au travail (surmenage, pression quotidienne, horaires compliqués, mobilité difficile, etc.). En Belgique, à peine 47% des habitants déclarent faire du sport avec une certaine régularité. 31% disent ne jamais procéder au moindre exercice physique. Ces chiffres sont encore plus inquiétants dans certaines régions du Royaume. Devant ces constats, plus que jamais, il importe de sensibiliser à l’importance de l’activité physique et de la revaloriser, tant chez les filles que chez les garçons.

Le sport est également un vecteur d’apprentissage, d’éducation de valeurs, d’échange multiculturel et de mixité sociale.

Il agit comme véritable lien social et contribue au rôle sociétal par les aspects qu’il permet de développer : l’intégration du plus grand nombre dans la société, notamment des groupes défavorisés, des isolés et des précarisés pour qui il constitue un bon moyen d’appartenance et d’intégration. Le sport joue un rôle de cohésion sociale parce qu’il implique la solidarité mais aussi le respect de l’autre et des règles, le goût de l’effort, le mérite, le dépassement de soi, autant de valeurs chères au MR. Dans ses différents aspects, le sport est une bonne école de vie. Il contribue à l’émancipation de la jeunesse.

Le MR est également très attaché au fair-play et à l’éthique. Ceci s’applique, entre autres, au respect de l’arbitre. De plus, en sport comme dans d’autres matières, la tricherie et le non-respect des règles établies sont condamnables. Elles sont à 100 lieues des valeurs olympiques qui portent le message sportif.

Enfin, nous tenons à rappeler que notre position sur le dopage, à tout niveau de pratique sportive, est mêlée d’intransigeance et de sévérité.

Nos propositions

Faciliter l'accès au sport dans nos communes

Les dispositifs mis en place pour renforcer l’accès au sport sont nombreux mais leur visibilité et leur efficacité peuvent être améliorées.

Proposition 1 : Faciliter l’accès à l’information

Le MR ambitionne d’augmenter et de faciliter l’accès au sport en améliorant l’information auprès de la population, en créant un Guichet unique du Sport au niveau local afin de réunir et de rendre accessible toute l’information concernant le sport et les clubs dans la commune. La commune devra veiller à une bonne diffusion dans les écoles des informations concernant l’offre parascolaire communale. Ce guichet pourrait dispenser des informations relatives aux disciplines proposées dans les communes avoisinantes puisque toutes les communes ne bénéficient pas forcément d’infrastructures complètes ou de terrains nécessaires à la pratique de telle ou telle discipline spécifique. Les provinces pourraient, le cas échéant, envisager une collaboration avec les communes sur le sujet.

Parallèlement, il est aussi important de privilégier des moments de rencontre et d’information en matière de sport aux habitants de la commune. Dans ce cadre, et tel que déjà proposé dans certaines communes, le MR propose l’organisation annuelle d’une journée sportive qui sera l’occasion pour les participants de s’initier gratuitement à différentes activités ludiques et sportives. Nous encourageons également nos élus à faire découvrir les sports proposés sur leur territoire, voire sur le territoire des communes voisines, tout au long de l’année, via l’organisation ponctuelle d’initiations.

Afin d’optimaliser cette transmission d’information sportive au sens large, nous proposons de créer dans nos communes un poste de gestionnaire des infrastructures sportives, qui tiendrait à jour un cadastre des espaces sportifs et des clubs, qui informerait et soutiendrait ces derniers dans la recherche de partenariats publics ou privés, dans la recherche de subsides, qui aiderait au développement des clubs, etc.

Dans ce cadre, le MR encourage les communes à rentrer une demande de reconnaissance comme Centre sportif local en Fédération Wallonie-Bruxelles et de bénéficier de financement pour la prise en charge des agents chargés de la coordination et de la gestion d’un centre sportif local.

Proposition 2 : Un soutien financer adéquat

Le MR entend soutenir toute initiative communale et provinciale octroyant un incitant afin de s’adonner à une activité physique régulière, en club, individuellement ou en équipe. Aussi, le MR incite les communes à proposer des activités sportives diversifiées à un prix démocratique. Ce programme d’activités sera soit envisagé en partenariat avec les clubs locaux, soit mis en place par les communes elles-mêmes.

Par ailleurs, à l’instar de nombreuses initiatives déjà lancées dans certaines communes, la possibilité de proposer des tarifs adaptés selon le public cible peut être envisagée. Afin d’encourager la pratique sportive et d’assurer son accessibilité financière, nous proposons aux communes d’étudier la faisabilité d’instauration de tarifs préférentiels destinés aux seniors, aux jeunes, etc. ou de tarifs différenciés selon que les personnes habitent ou non la commune.

Proposition 3 : Maximaliser l’accès aux infrastructures

Outre l’accès à l’information et un éventuel incitant communal, l’accès physique aux infrastructures sportives doit être maximalisé. En termes de mobilité, il est donc fondamental que ces infrastructures soient desservies par des transports en commun ou, lorsque cela ne s’avère pas concevable, par un service de transport communal (bus du sport, taxi social, van communal) qui facilitera l’accès aux infrastructures sportives. La mobilité douce doit être favorisée dans l’accès aux infrastructures sportives (entretien des Ravels, sentiers, pistes cyclables, etc.).

Si la pratique d’un sport particulier peut nécessiter des infrastructures bien spécifiques, l’activité sportive au sens général (la marche, la course, le cyclisme, etc.) peut se pratiquer en tous lieux : dans les parcs, sur nos voiries et pistes cyclables, sur nos sentiers forestiers… Il est fondamental que ces endroits soient éclairés, balisés et entretenus au maximum dans un souci de sécurité et de praticabilité de ceux qui veulent s’adonner à l’activité physique.

Il est également primordial d’encourager la pratique d’un sport ou d’une activité physique pour tous en permettant l’accès des infrastructures scolaires à tous dans des horaires élargis. Certaines écoles possèdent des infrastructures dont l’utilisation ne peut se limiter au nombre de journées scolaires et encore moins à l’horaire scolaire. Parallèlement, des partenariats entre les écoles de tous réseaux confondus et les clubs sportifs devraient également être encouragés afin que les élèves puissent avoir un accès aisé aux infrastructures sportives de la commune : il importe de maximiser, pour tous les utilisateurs, le recours aux infrastructures existantes.

Une attention toute particulière sera portée aux piscines communales afin d’éviter une baisse de l’offre disponible ; via des accords de coopération entre les communes ou des PPP. Savoir nager doit rester une compétence fondamentale de l’enfant.

Comme mentionné plus haut, le sport est également un vecteur d’éducation, de valeurs et d’échange multiculturel. A cet égard, le MR défend avec force toute initiative visant à soutenir le sport de quartier et la création, notamment, d’ « espaces multisports » et de « physio-parcs ». Une attention particulière doit être portée à leur entretien régulier et, pour les physio-parcs, à la mise à disposition d’un mode d’emploi des différents engins. Ces espaces extérieurs constituent de véritables terreaux de relations sociales, de rencontres et d’activité physique.

Les bénévoles et volontaires du sport sont fondamentaux dans le fonctionnement des clubs sportifs. Le MR encourage les communes et les provinces qui en ont la capacité à soutenir, par tous les moyens possibles, les bénévoles et volontaires qui font vivre nos clubs en engageant leur temps et leur argent. C’est pourquoi, nous encourageons les CPAS à proposer aux bénéficiaires du RIS de participer, dans le cadre du Projet Individualisé d’Intégration Sociale, à la vie sportive de leur commune via, par exemple, l’entretien des infrastructures tout en s’assurant qu’un tel service ne fasse concurrence à l’emploi existant.

Enfin, le MR encourage les communes à multiplier l’organisation d’événements sportifs sur leur territoire (jogging, randonnées cyclistes, tournois en tous genres) tant en termes de loisirs qu’à un niveau plus élevé. Parallèlement, dans les limites de leur capacité, nous encourageons les pouvoirs locaux à soutenir leurs clubs et leurs fleurons : le sport, c’est aussi du spectacle et un loisir pour les citoyens qui assistent en tant que spectateurs aux exploits du/des club(s) local (aux). À cet égard, nous souhaitons la mise sur pied locale d’une cérémonie annuelle du « mérite sportif » qui permettrait aux représentants communaux et aux clubs sportifs de mettre à l’honneur les sportifs (ou clubs) locaux ayant obtenus de bons résultats en compétition, une progression manifeste, un accent particulier pour les équipes de jeunes, etc.

Promouvoir des actions de santé et sportive dans les communes

Le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques, l’évolution des technologies et des traitements constituent de véritables enjeux de santé publique. Si la grande majorité des politiques menées en matière de santé publique relèvent des niveaux de pouvoirs supérieurs, force est de constater que les communes jouent également un rôle majeur, notamment, en matière d’information, de prévention et de promotion de la santé.

Proches des citoyens et des réalités de terrain, les communes peuvent non seulement devenir les coordinateurs des politiques de santé publique mais également travailler en tant que relais de l’information à destination de la population. Toujours plus soucieuses du bien-être de leurs habitants, celles-ci peuvent endosser de nouvelles missions via la mise en œuvre de politiques locales de santé publique.

Proposition 4 : Promouvoir une alimentation saine auprès de toutes les tranches de la population

Il faut que l’on puisse évaluer, en association avec les professionnels de la santé, les différentes expériences en cours afin de propager les bonnes pratiques pour adopter une alimentation saine. Aujourd’hui, 9 belges sur 10 considèrent qu’une alimentation saine est importante mais, dans le même temps, 5 sur 10 ne savent pas ce qu’est une alimentation saine. La promotion de l’alimentation saine doit être abordée dès le plus jeune âge mais ne doit pas être réservée exclusivement aux projets scolaires. De nombreux cas concrets existent comme : les bars à soupe, une collation saine dans les écoles, des repas scolaires et dans les crèches à partir de produits locaux, des produits locaux présents dans les commerces locaux, etc.

Proposition 5 : Encourager le développement de partenariats avec des organismes de santé afin de proposer aux citoyens des services de proximité via la mise en place de Centres d’appui de santé primaire

Les communes sont des acteurs privilégiés en matière de promotion de la santé. Pour rappel, la promotion de la santé a pour but de donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens pour l’améliore. C’est pourquoi les collaborations avec les plannings familiaux, les centres de soins en santé mentale ou encore avec les observatoires provinciaux de la santé doivent être encouragés.

Proposition 6 : Encourager les communes à promouvoir des actions de santé publique dans le cadre des Plans de Cohésion Sociale

La prévention en matière de santé publique doit être favorisée et coordonnée. Pour cela, et afin d’éviter de démultiplier les initiatives, nous encourageons les communes à promouvoir des actions de santé publique dans le cadre des Plans de Cohésion Sociale.

Proposition 7 : Inviter les communes à mettre en place des programmes de prévention pour en diminuer la consommation

Nous encourageons également les communes à agir au niveau des comportements de santé. Le tabagisme et la consommation excessive d’alcool restent d’importants problèmes de santé publique à l’origine d’une morbidité et d’une mortalité importante. Il importe donc pour les communes de mettre en place des programmes de prévention pour sensibiliser sur les méfaits de ces addictions.

Proposition 8 : Motiver les acteurs locaux à relayer les campagnes de prévention nationale et régionale afin de sensibiliser les citoyens aux enjeux de la vaccination ou encore du dépistage

Comme dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la prévention est trop souvent le parent pauvre des soins de santé. De manière générale, le KCE a mis en évidence plusieurs points négatifs de la Belgique en termes de prévention. Nous encourageons dès lors les acteurs locaux à partager les campagnes de prévention produites nationalement et régionalement. Parallèlement, nous soutenons les initiatives communales en matière de promotion du don d’organes et du don de sang.

Proposition 9 : Intégrer la coordination d’un service santé aux compétences de l’un des membres du Collège communal

Nous pensons que la promotion de la santé doit faire partie intégrante des missions dévolues aux membres du Collège communal. Celui-ci serait en charge, entre autres, de la coordination des actions de prévention et de promotion de la santé. A l’image d’initiatives déjà lancées dans d’autres communes, nous proposons l’organisation d’évènements thématiques associant tous les acteurs concernés présents sur le territoire (exemple : lutte contre le tabagisme, alimentation saine, alcoolisme, etc.).

Proposition 10 : Promouvoir la formation aux premiers secours auprès du plus grand nombre

Pour le MR, la formation aux premiers secours doit être une priorité. Nous soutenons les initiatives communales qui visent à former leurs habitants à devenir les véritables maillons dans la chaine de secours. Nous encourageons les communes à proposer cette formation dès le plus jeune âge au sein des établissements scolaires ou durant les jours blancs. La sécurité doit également être assurée dans les lieux dits « à risques » tels qu’au sein des infrastructures sportives et scolaires. Dans ce cadre, nous soutenons la poursuite de l’installation de défibrillateurs et la formation du personnel à l’utilisation de ceux-ci. Ces formations aux premiers secours et à l’utilisation des défibrillateurs doivent être continues dans le temps et offertes, à tout le moins, aux responsables de groupes d’enfants et/ou de sport.

Proposition 11 : Intensifier la lutte contre le dopage

Une attention particulière doit également être portée à la lutte contre le dopage. Présent tant dans le milieu du sport professionnel qu’amateur, la problématique du dopage doit être prise en compte dans la mise en œuvre des politiques sportives locales consacrées à la prévention.

Proposition 12 : Consacrer davantage de moyens à la promotion de la santé auprès de la population

L’effet des inégalités sociales hypothèque la santé des populations défavorisées tout au long de leur vie. Certaines populations coexistent dans un environnement matériel et dans un contexte financier et socioculturel qui rendent plus difficile l’adoption de comportements favorables à la santé. Il est, par conséquent, essentiel pour le MR de consacrer plus de fonds à la promotion de la santé auprès de ces personnes et à l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est pourquoi nous encourageons les communes et les CPAS à porter une attention particulière à la promotion de la santé auprès des personnes les plus vulnérables.

Améliorer les infrastructures sportives

Pour des raisons d’entretien, de coûts, d’isolation, etc., il n’est pas toujours aisé de maintenir dans le meilleur état les infrastructures sportives. Pour remédier à cela, le MR propose un certain nombre de pistes.

Proposition 13 : Encourager une forme de proactivité communale

Les communes doivent être proactives pour prétendre à un certain nombre de subsides en infrastructures sportives, en ce compris le matériel sportif, et, pour compléter, le cas échéant, la quote-part non subsidiée sur fonds propres. En la matière, l’objectivité, la qualité du projet et son impact sociétal doivent toujours primer dans le choix, par la Région subsidiante, du projet à soutenir.

Proposition 14 : Entamer une réflexion sur le développement de projets supracommunaux ainsi que sur la création de partenariats publics-privés

Dans le cadre du financement des projets sportifs, le MR incite à développer des projets de grande ampleur ainsi que de négocier davantage de partenariats publics-privés.  Par ailleurs, comme mentionné ci-dessus, il reviendra au gestionnaire du sport communal d’accomplir toute démarche communale de demande de soutiens financiers auprès de sa Région et de présenter aux clubs de la commune tous les types de subsides dont ces derniers pourraient bénéficier.

Proposition 15 : Proposer davantage d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite

Les personnes à mobilité réduite ou souffrant de toute forme de handicap doivent pouvoir bénéficier d’un accès aux infrastructures sportives.

Le MR soutient toute initiative susceptible d’instaurer une obligation pour les nouvelles installations sportives et/ou en cas de rénovation, d’assurer un accès pour les personnes à mobilité réduite et celles porteuses d’un handicap.

Promouvoir et renforcer le sport à l'école

L’école étant un des premiers lieux de rencontre des jeunes avec le sport, la pratique doit y faire l’objet d’une attention particulière. Le sport à l’école est trop souvent le parent pauvre de l’enseignement. Contrairement à bien d’autres pays, la culture du sport à l’école en Belgique n’existe pratiquement pas.

Certaines communes MR ont, pour le plus grand bonheur et la santé des enfants de leur commune, élargi les plages horaires de pratique sportive dans les écoles communales sans empiéter sur les périodes réservées aux autres cours. Nous encourageons cette pratique et nous suggérons aux mandataires de faire appel aux différentes formes de soutien, notamment à la FWB, qui permettent le développement sportif au sein des établissements scolaires. Le MR propose de nombreuses solutions pour intégrer au mieux le sport dans le milieu scolaire.

Proposition 16 : Regrouper les plages horaires du cours d’éducation physique à l’école primaire

Bénéfique pour les élèves, le cours d’éducation physique pourrait comprendre des éléments de psychomotricité (à inculquer dès l’école maternelle), l’enseignement de certains sports, l’entretien de la condition physique et l’apprentissage d’éléments d’hygiène, de diététique et de nutrition. De même, dès lors que bon nombre de parents travaillent tardivement, les heures qui suivent la journée d’école et les garderies pourraient, elles aussi, être consacrées à l’activité physique. A cet égard, des partenariats et conventions doivent être encouragés avec les clubs sportifs locaux dans le cadre, par exemple, d’après-midis sportives, organisées sur base volontaire, le mercredi après les cours.

Proposition 17 : Consacrer les périodes blanches dans le secondaire et l’enseignement provincial à l’activité physique

Ces périodes sont traditionnellement comprises entre les examens et la remise des résultats. Proposer aux jeunes de faire du sport durant ces jours à vide permettrait de donner de la place à l’éducation physique dans nos écoles. Il serait également bénéfique de reproduire ce principe, dans la mesure du possible, lors des heures de fourches, en cas d’absence de professeurs pour cause de maladie, par exemple.

Proposition 18 : Encourager la compétition interscolaire

La présence même de la compétition intègre la volonté, l’enthousiasme, l’envie de se dépasser et de réaliser une performance, quel que soit le niveau. Nous proposons de promouvoir la compétition interscolaire ou parascolaire (championnats inter-écoles, cross inter-écoles, olympiades du sport, etc.) : des partenariats entre communes pourraient, à cet égard, voir le jour.

Proposition 19 : Veiller à un suivi des aptitudes physiques des élèves durant les visites médicales

S’il importe d’augmenter le nombre d’heures consacrées au sport, il est aussi indispensable de maîtriser les risques et de prévenir toute anomalie physique qui pourrait survenir dans le chef des élèves. Dès lors, nous proposons qu’une attention particulière soit portée aux aptitudes physiques des élèves lors de la traditionnelle visite médicale à l’école. Parallèlement, il est important de souligner que le professeur d’éducation physique ne peut travailler sans filet médical. Par conséquent, nous souhaitons que les professeurs d’éducation physique, à tout le moins, disposent de l’élémentaire brevet de premier secours pour pouvoir exercer leur profession.

Proposition 20 : Stimuler les initiatives sportives entre les écoles, les fédérations et les clubs de la commune

Nous encourageons toute forme d’initiation au sport au sein de l’école en collaboration avec les fédérations ou les clubs de la commune. Nous sommes d’ailleurs partisans de l’organisation, par les écoles communales, d’une journée sportive par année scolaire lors de laquelle seraient réunis les différents clubs et organisations sportives de la commune afin de sensibiliser les élèves à la pratique du sport, de réaliser des démonstrations et de les inciter à se lancer dans la pratique d’un sport.

Proposition 21 : Sensibiliser aux bienfaits de la marche et du vélo comme moyens de transport pour se rendre à l’école

Nous sommes partisans de promouvoir ces moyens de mobilité quand ceux-ci peuvent se substituer aux transports en commun ou à la voiture. Ce projet ne peut voir le jour sans des voiries ou pistes cyclables de qualité, sécurisées et entretenues régulièrement.

Proposition 22 : investir dans les infrastructures scolaires

La question des bâtiments scolaires est fondamentale pour la pratique de l’éducation physique. Nous encourageons les communes et provinces à investir dans leurs installations scolaires afin que les élèves puissent bénéficier de conditions décentes pour la pratique de l’éducation physique, de matériel adapté ainsi que de douches et vestiaires appropriés.

Un soutien aux espoirs sportifs et aux sportifs de haut niveau

Le sportif de haut niveau joue un rôle important dans la notoriété d’une commune. Celui-ci peut susciter des vocations auprès des plus jeunes et leur donner l’envie de se dépasser. Pour le MR, si le sport pour tous doit occuper une place importante dans la politique sportive communale, le soutien au sport de haut niveau doit aller de pair.

Proposition 23 : Mettre à la disposition de nos sportifs talentueux des infrastructures adaptées à leurs besoins

Les communes doivent se donner les moyens de favoriser la progression de leurs sportifs talentueux. Pour y parvenir, le MR encourage les communes à mettre à la disposition de ces sportifs des infrastructures qui répondent à leurs besoins ainsi qu’à mettre leurs performances à l’honneur lors des traditionnelles cérémonies des mérites sportifs, de manifestations sportives diverses mais aussi, dans le cadre des informations communales.

Proposition 24 : Chercher à détecter de nouveaux talents au sein du milieu scolaire

Si le MR souhaite porter une attention importante à l’activité physique à l’école, il conviendra également de collaborer plus activement avec les établissements scolaires en matière de détection et de formation des talents sportifs à fort potentiel. Le rôle de l’Echevin des Sports est à ce niveau essentiel. Il agira en tant que facilitateur/coordinateur entre les écoles, les clubs et les fédérations sportives.

Proposition 25 : Augmenter notre vigilance vis-à-vis de la problématique du dopage

Il convient d’être particulièrement vigilant face à la problématique du dopage. Notre attention, à cet égard, se porte évidemment sur la compétition de haut niveau mais également sur le sport amateur : il ressort d’une étude française menée en la matière que 5% à 15% des sportifs amateurs auraient recours à des substances dopantes. La lutte contre le dopage doit se poursuivre intensément à tout niveau de compétition. À cet égard, nous encourageons la mise à disposition d’un local approprié et apportant toutes les garanties suffisantes de confidentialité, d’hygiène et de sécurité lors de manifestations sportives.

Promouvoir et renforcer le sport chez les aînés

Les bienfaits de l’activité physique chez les personnes âgées ne sont plus à démontrer. Selon l’OMS, tout porte à croire que, comparativement à des hommes et femmes plus sédentaires, les personnes âgées plus actives sur le plan physique ont un plus faible taux de mortalité (toutes causes confondues) et présentent une meilleure santé fonctionnelle ainsi que de meilleures fonctions cognitives.

Dès lors, les aînés doivent recevoir une attention toute particulière et être encouragés à la pratique sportive douce et adaptée.

Proposition 26 : Proposer des ateliers sportifs et un programme d’activité physique

Le MR propose que les communes organisent, en collaboration avec les Fédérations sportives adaptées, des ateliers sportifs et un programme d’activité physique pour ces personnes. Ces informations devront être clairement communiquées.

Proposition 27 : Générer une collaboration étroite entre les échevins des sports et des aînés

Une concertation avec les conseils consultatifs des aînés ou toute autre structure représentative des seniors serait également à prévoir pour porter ces projets. De plus, des initiatives telles que l’organisation de séances de sports pour les 65+ ou encore l’installation de parcours fitness extérieur sont à promouvoir.

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