Le programme local du MR pour

La culture

La culture est un facteur essentiel d’épanouissement et de socialisation. Elle renforce la participation des citoyens à la société, la qualité de la vie associative, la prévention des problèmes sociaux et de l’exclusion. La culture revêt bien entendu un aspect de divertissement, de plaisir, d’épanouissement personnel mais elle est aussi facteur de citoyenneté.

Malgré le fait que la culture fasse partie intégrante de la vie quotidienne des Belges et qu’elle permet un enrichissement pour tous, on compte aujourd’hui 40% de « désengagés culturels » au sein de notre population. C’est pourquoi le MR propose de remettre la culture au sein de la vie quotidienne des Belges en garantissant un accès plus simple et complet.

Intégrer la culture dès le plus jeune âge, accorder davantage de visibilité à nos artistes locaux, fournir davantage de moyens au secteur culturel ou encore améliorer nos infrastructures permettraient d’améliorer considérablement l’accès à tous et pour tous à la culture.

Par ailleurs, à l’heure où le monde est confronté aux courants religieux les plus fondamentalistes, la culture est probablement le meilleur outil d’ouverture sur le monde et permet de promouvoir l’interculturalité face aux replis identitaires en réaffirmant le socle des valeurs universelles comme fondement essentiel de la cohésion sociale.

Nos propositions

Garantir l'accès à la culture

L’accessibilité du plus grand nombre aux productions et contenus culturels a toujours été un fer de lance de l’action du Mouvement Réformateur.

Proposition 1 : Démocratiser la culture pour permettre un accès à tous

L’enjeu est clairement ici la démocratisation de la culture, c’est à dire la mise en place d’instruments efficaces permettant d’y accéder malgré les barrières matérielles, linguistiques, psychologiques, sociales qui empêchent l’appropriation de l’offre culturelle et, notamment, par la création de dispositifs de médiation culturelle qui visent à sensibiliser les publics aux contenus culturels. Il faut, pour être efficace, comprendre le terme culture au sens large : au niveau communal, il s’agit d’attirer les gens en leur proposant, par des offres culturelles très diverses, de valoriser leur « temps libre ». Adapter l’offre culturelle aux seniors et mettre en place des activités intergénérationnelles permettrait également l’inclusion et la garantie d’une culture accessible pour tous.

Ces liens sont également mutuellement bénéfiques car l’apprentissage peut aller dans les deux directions (par exemple, des jeunes qui familiarisent leurs aînés à la manipulation des outils informatiques, source d’accès infini à des contenus culturels). D’autres solutions peuvent se mettre en place : favoriser et encourager les festivités, les événements culturels, les lieux de rencontre et les initiatives participatives ; encourager le bénévolat par la création d’un « service communal du temps libre », s’assurer du mécanisme « article 27 » pour favoriser l’accès aux espaces culturels pour les personnes dans une situation précaire ; assurer l’accessibilité des lieux culturels pour les personnes porteuses d’un handicap ou à mobilité réduite; soutenir les bibliothèques du futur.

Nos bibliothèques doivent d’abord et avant tout conserver leur mission première : la mise à disposition et le prêt de livres. A cet égard, il faut veiller à ce que le budget animation n’explose pas au détriment de cette mission. Il faut sanctuariser le poste budgétaire d’achats de livres pour continuellement enrichir la bibliothèque de nouveautés judicieusement sélectionnées dans la profusion de livres publiés chaque année et ce, dans plusieurs langues modernes. Bibliothèques, médiathèques, points culture et ludothèques doivent, sans faire double emploi avec des activités organisées par ailleurs, mettre à la disposition des publics des collections adaptées et sans cesse mises à jour à des fins d’information, de loisirs, d’éducation, de culture tout autant que les nouveaux outils informatiques qui permettent d’accéder à tous les contenus culturels du monde.

Elles doivent également favoriser l’accès à l’information, à la formation des publics à son utilisation optimale mais aussi soutenir la formation initiale et continue, l’autoformation, l’émancipation et la réflexion personnelle. Les bibliothèques doivent constituer un espace public, un lieu de vie, de socialisation, de rencontre et de débat citoyen en permettant aux bibliothécaires de ne plus se limiter à être des « prêteurs de livres » mais également à devenir des médiateurs culturels.

Proposition 2 : Favoriser l’apprentissage de la lecture

En lien avec les écoles et le tissu associatif communal, elles doivent mettre en place des partenariats pour favoriser, au sein des écoles, l’apprentissage de la lecture et du goût de lire et, au sein du tissu associatif local, promouvoir à travers la lecture à la fois la lutte contre l’illettrisme et améliorer les liens sociaux par le livre. Cela passe par des collaborations écoles-bibliothèques-lieux culturels, dès le plus jeune âge, en participant aux différents programmes mis sur pied : « Je lis dans ma commune », « Lire dans les parcs », « La Fureur de Lire », etc. ;

Enfin, il serait également intéressant de favoriser la pratique citoyenne et gratuite des « boîtes à livres » en divers endroits couverts de la commune.

Pour l'éveil à la culture

Souvent, la vie culturelle est perçue par les jeunes comme un loisir pour les personnes âgées. Il faut changer radicalement cette perception. L’intérêt pour la culture dépend davantage de facteurs éducatifs que d’éléments pécuniaires ou sociaux. L’une des missions de l’école est de former chacun à s’assumer dans la société en tant qu’acteur responsable qui s’exprime en maîtrisant le langage, qui puisse enrichir notre société d’œuvres, de réflexions, de productions nouvelles, qui participe, finalement, à la vie culturelle de la communauté.

Proposition 3 : Faire entrer la culture dans les écoles et amener les écoliers sur les lieux culturels

Le MR entend faire de l’école le lieu privilégié d’éveil à la culture et, par un double mouvement, le faire tant en accueillant la culture à l’école qu’en emmenant les écoliers sur les lieux de culture. Lorsqu’un projet culturel développé au sein d’un établissement intéresse directement le public scolaire, la participation et l’enthousiasme des élèves sont rapidement acquis mais auparavant, tout un travail doit être réalisé pour amener les élèves à s’ouvrir aux différentes formes de cultures et à assister à des spectacles, des évènements, des expositions, etc. Il faut motiver les élèves, encourager les enseignants et convaincre les parents.

Comment ? En consacrant, pour chaque enfant, une somme d’argent dans le budget communal, pour octroyer un budget spécifique alloué à la culture au sein des écoles. Il serait également possible de faire venir l’école à la culture en invitant les classes à découvrir les lieux et les opérateurs culturels locaux, dont notamment les théâtres, opéras et centres culturels. Mais l’inverse est aussi envisageable : faire entrer la culture dans l’école. Il faut envisager une sensibilisation des enseignants à l’effet positif des apprentissages culturels, une favorisation des partenariats étroits entre écoles et artistes, la rencontre en les Académies et les écoles ou encore le développement de synergies entre les écoles et les bibliothèques.

Financer la culture

Il importe de consacrer des moyens financiers adaptés pour la culture. La culture n’est pas une dépense parmi d’autres. Les dépenses culturelles sont, pour le MR, des investissements de première importance. Trop souvent, ce sont les premières à souffrir de coupes en cas de difficultés budgétaires : il faut éradiquer ce réflexe dans nos communes.

Proposition 4 : Un tax shelter au niveau des communes

Le MR soutient la mise en place d’un mécanisme analogue au « tax shelter » au niveau des communes en matière culturelle.

Proposition 5 : Un budget participatif pour la culture au sein des communes

Il serait également envisageable de prévoir, dans le budget communal, la mise en place d’un budget participatif culturel à destination des citoyens, des acteurs associatifs et culturels voire des artistes eux-mêmes pour proposer ensemble des événements rassembleurs. Cela permet de responsabiliser les citoyens et de les rendre plus entreprenants et impliqués dans la vie culturelle de la commune. Finalement, le MR propose de consacrer, pour tout investissement urbanistique d’envergure, un faible pourcentage du budget à la valorisation du patrimoine local ou à la création d’une œuvre d’art d’un artiste local.

Enraciner la vie culturelle dans la commune

Afin de permettre un enracinement de la vie culturelle au sein de nos communes, le Mouvement Réformateur propose d’inclure davantage la culture dans la vie quotidienne des concitoyens.

Cela peut notamment s’effectuer en favorisant son accès, en soutenant les artistes et associations locales ou encore en pensant différemment les infrastructures culturelles à travers de nouveaux financements ou bien de nouvelles idées.

Proposition 6 : Adapter et développer les infrastructures culturelles à la spécificité territoriale

Le MR propose d’organiser les lieux où est dispensée l’offre culturelle de manière intelligente et en fonction des spécificités territoriales de la commune. Dans un village ou une petite commune, il faut investir de l’argent pour protéger et promouvoir les « petits lieux culturels ».

Dans les milieux ruraux, le MR propose de mettre en place des solutions supracommunales en regroupant les énergies et en mutualisant les moyens de diverses communes pour construire des infrastructures communes, aménager des salles polyvalentes (arts de la scène, expositions, activités musicales, etc.), acheter du matériel, programmer des évènements, etc. de manière à limiter les frais de ceux qui organisent ces manifestations.

Dans les villes, il faut rechercher l’équilibre entre les différents quartiers, entre les équipements de petit ou moyen format, entre les diverses fonctions culturelles, en tenant compte des besoins de la population et des acteurs culturels locaux, en fonction aussi du maillage régional et communautaire et de la nature évolutive du domaine culturel et créatif.

Dans les communes de moyenne ou de grande importance, il peut être intéressant de concentrer les spectacles dans un quartier culturel pour limiter les nuisances tout en déclinant, à proximité ou plus loin, les fonctions culturelles, patrimoniales, commerciales, touristiques, architecturales, etc. Il faut néanmoins veiller à ensemencer la culture un peu partout pour ne pas créer de « ghetto culturel » et pour que les gens qui sont situés à l’extérieur soient privés de culture faute de se déplacer dans ce quartier.

Proposition 7 : Valorisation du patrimoine communal

Le MR veut également valoriser le patrimoine et le folklore pour en faire des éléments centraux de l’attractivité touristique d’une commune. La culture et les infrastructures culturelles participent directement à l’amélioration du cadre de vie et à l’animation des quartiers. Elles renforcent l’attractivité du territoire local, favorisent le maintien des classes moyennes contributives, des entreprises et des forces vives et créatives. La politique culturelle génère une image positive dans un environnement de plus en plus concurrentiel entre villes. A cet égard, les richesses patrimoniales ne sont pas toujours assez mises en valeur alors qu’elles contribuent à la valorisation d’une commune. La politique touristique peut alors s’appuyer sur cette image culturelle générée par l’action culturelle et offre des opportunités aux entreprises culturelles, aux artistes, aux opérateurs touristiques et au secteur HORECA.

Proposition 8 : Pour des villes créatives

Une solution supplémentaire serait de conjuguer le développement des grandes villes et le développement des industries culturelles conformément au concept de « ville créative ». Cela permet de faire émerger une classe créative et de densifier les activités culturelles. Cela correspond aux attentes de plus en plus grandes des citoyens qui recherchent des activités festives et rassembleuses, en réaction à l’individualisation des relations sociales et qui cherchent également à se réapproprier l’espace public.

Mettre en avant les artistes locaux et les associations culturelles locales

Chaque commune bénéficie, sur son territoire, de la présence d’artistes – amateurs ou professionnels – désireux de rencontrer un public. Par ailleurs, plusieurs associations locales s’investissent et mériteraient d’être davantage mises en avant. Les pouvoirs publics ont une mission essentielle à mener en matière culturelle, en favorisant le maximum de rencontres possibles entre les citoyens et les supports culturels les plus variés, en jetant des ponts entre les milieux artistiques et le public.

Proposition 5 : Veiller à la pérennité de « Parcours d’Artistes »

Ils permettent à ces derniers de se faire connaître, mais également à rendre l’Art plus accessible auprès du grand public. La possibilité ainsi offerte de découvrir les lieux de création et d’avoir un contact direct avec les artistes peut créer des vocations ou donner envie de découvertes plus approfondies.

Proposition 6 : Organiser des rencontres sur les places publiques

Le MR propose simplement de mettre tables et chaises à disposition des artistes et en d’inviter le public. Un bon exemple : Place(s) à l’art qui permet aux artistes plasticiens de présenter leurs productions.

Pour le MR, il serait souhaitable d’organiser de façon récurrente dans les communes une « Fête des Artistes » (sur le même modèle que les fêtes de la musique). Cela permet à des artistes locaux, toutes disciplines confondues, de montrer leurs créations sur les places publiques.

Proposition 7 : Assurer massivement la publicité de l’offre et de l’actualité culturelle

Il appartient à la commune – et c’est d’ailleurs une obligation réglementaire – de mettre systématiquement en évidence et à intervalles réguliers et rapprochés les événements culturels de la commune. Cela peut se faire par des annonces dans le journal communal, par un lien sur la première page du site communal, sur la page Facebook de la commune, par des brochures spécifiques largement diffusées parmi la population comme au sein des écoles, etc.

Proposition 8 : Récolter, sélectionner, monter et mettre en ligne les innombrables petits films réalisés par des particuliers filmant, au moyen de leurs GSM, les évènements culturels

Quasiment toutes les semaines, les citoyens filment des évènements de nature culturelle. Certains sont de très bonne qualité et à haute valeur informative. Ils peuvent, après sélection, être diffusés par une télévision locale, placés sur le site communal, sur les pages des médias sociaux utilisés par la commune ou, plus simplement, sur YouTube.

Proposition 9 : Développer des lieux de création, de divertissement et d’exposition ainsi que favoriser l’installation d’œuvre d’art dans les lieux publics

Plus il existe de structures comme des ciné-clubs, maisons de la culture, centres culturels, cafés littéraires ou cafés philosophiques et plus la culture sera abordable. Les lieux publics peuvent également devenir de nouveaux espaces culturels, que cela soit à travers des expositions temporaires ou encore des implantations définitive.

Proposition 10 : Développer des systèmes de « passeport culturel »

Ces passeports représentent un réel gain d’argent pour les citoyens mais facilitent également la découverte de plusieurs lieux ou évènements en créant des liens culturels. Cela permet ainsi de fluidifier les déplacements entre de différents lieux culturels et d’inviter à découvrir davantage.

Proposition 11 : Rationaliser et intensifier la politique culturelle locale

Le MR propose de regrouper toutes les activités culturelles, en ce compris les bibliothèques, le tourisme et la valorisation du patrimoine, au sein d’un seul échevinat. Ceci implique que, tout en veillant à ce que la culture ne soit pas instrumentalisée, la commune favorise le décloisonnement au sein du collège, lutte contre l’éparpillement des compétences culturelles entre les échevinats et mutualise les ressources.

De plus, clarifier et remettre de l’ordre dans les structures culturelles publiques pour éviter les redondances et la concurrence inutile. Il est urgent de remettre de l’ordre dans le fatras des structures subsidiées qui finissent par se concurrencer alors qu’elles devraient se compléter : centres culturels, bibliothèques, points culture, maisons des cultures et de la cohésion sociale, maisons de quartier et d’éducation permanente, maisons de la création, etc. Finalement tout le monde veut faire de l’hybride et de la médiation en visant les mêmes enjeux, les mêmes objectifs et les mêmes publics. Il faut repartir de la spécificité de certains métiers et en améliorant la complémentarité à l’instar des « cultuurbeleidsplan » en Flandre qui obligent tous les opérateurs présents sur un territoire à travailler ensemble sans néanmoins étendre cette obligation aux associations privées non financées par le public. Il faut également relier entre eux les outils culturels. Les centres culturels, les académies de musique ou des beaux-arts, les institutions culturelles présentes sur un territoire donné telles que les bibliothèques et les musées doivent nouer des synergies.

Proposition 12 : Améliorer l’action des Centres Culturels

Il faut renforcer la collaboration entre les centres culturels et les communes. Les communes interviennent dans leur financement et il est primordial de développer des synergies fructueuses. Par ailleurs, la Fédération Wallonie-Bruxelles doit être davantage consciente de l’impact sur la vie culturelle de certaines erreurs administratives ou de retards dans le traitement de dossiers.

Cela peut se réaliser en impliquant davantage les centres culturels : c’est le rôle des centres culturels, dans la mesure de leurs moyens, de coordonner les acteurs culturels présents dans la commune et de mettre en place des projets pour les valoriser. Ils sont là pour soutenir la création artistique et la créativité citoyenne (aides à la création, à la diffusion, résidences, encadrement, coproductions) et pour favoriser la participation des jeunes publics et des femmes à la culture. Ils doivent permettre aux artistes de circuler à plusieurs reprises. Il faut également veiller au bon usage des budgets et lutter contre ce phénomène qui, au sein des Centres culturels, conduit à privilégier de manière disproportionnée les coûts du personnel au détriment des budgets de programmation qui, souvent, se réduisent à la portion congrue. Enfin, étendre l’application des « Tournées Art&Vie » aux centres culturels non reconnus et aux festivals ayant pignon sur rue et ayant fait preuve d’au moins cinq années d’activités continues. Cela passe par une révision du système pour éviter les effets d’aubaine et une explosion de la facture.

Rationaliser les télévision locales

Quoique les télévisions locales soient du ressort du pouvoir communautaire, il importe ici d’en parler dans le cadre de ce programme local. Elles jouent en effet un rôle fondamental dans la vie locale et les citoyens y sont fort attachés. Pourtant, on a constaté que certaines communes refusaient de s’acquitter des cotisations réclamées par les télévisions locales en raison de leur situation financière.

En moyenne, les télévisions locales wallonnes se portent mal. En dépit de subsides publics en constante augmentation depuis cinq ans, beaucoup de ces télévisions sont en difficulté, voire, pour certaines, financièrement dans le rouge depuis plusieurs années. Certaines sont virtuellement en faillite. Ces subsides représentent aujourd’hui près de 70% du budget de ces télévisions. Cette situation tranche singulièrement avec la situation, largement bénéficiaire, de certaines télévisions flamandes où la part de subsides avoisine en moyenne, selon ces dernières, les… 4 à 5 % ! Il existe incontestablement une dépendance structurelle des télévisions locales francophones aux subsides publics. Le fait que, pour la plupart d’entre elles, des subventions proviennent de fonds d’origine communale pose également la question de l’indépendance de ces télévisions face au pouvoir politique local et, avec elle, la question d’une information objective et d’un journalisme critique.

Nous prenons acte de la décision de réforme du financement des télévisions locales par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, sur cette base, nous formulons plusieurs recommandations.

Proposition 13 : Recentrer les missions des télévisions locales sur l’information locale et le journal télévisé

L’objectif est de fournir une information de proximité de qualité. il est important de revoir la numérotation dans le catalogue des distributeurs de manière à positionner les chaînes locales de manière plus avantageuse.

Proposition 14 : Revoir les critères de subventionnement des télévisions locales

Il importe que l’audience (calculée de manière fiable, fréquente et automatique) devienne le critère principal pour l’octroi de la subvention de la Fédération Wallonie-Bruxelles et que l’octroi de subsides soit conditionné à un seuil minimal de financement privé. Par ailleurs, il faut mettre en place une clause stipulant que l’équilibre budgétaire est nécessaire pour continuer à bénéficier d’un subside. Toutefois, il devra être tenu compte des investissements. L’objectif étant de mettre fin aux déséquilibres structurels et récurrents et non de punir une TVL accidentellement en déficit durant un exercice.

Il faut aussi encourager les regroupements et les partenariats entre les télévisions locales. Il est important de veiller à ce que la limitation à 50% de la représentation politique des partis – directe (représentants nommés) et indirecte (associations satellites) au sein des conseils d’administration des TVL soit effectivement respectée.

Proposition 15 : Ouvrir le capital et les conseils d’administrations à des acteurs du secteur privé

Le MR propose de conditionner les subsides à une participation d’acteurs privés au capital des télévisions et en favorisant la mise en place de sociétés d’exploitation composées d’acteurs privés se chargeant de toutes les fonctions à l’exception de la rédaction, comme c’est le cas en Flandre.

Proposition 16 : Encourager l’émergence de pôles multimédias (presse écrite, radios, médias web) au sein de chaque province et/ou bassin de vie

Des collaborations, mutuellement fécondantes, permettraient des économies d’échelle et pourraient conférer davantage de visibilité et de rentrées financières aux différentes entités du pôle.

Proposition 17 : Réformer en profondeur la Fédération des télévisions locales

Le MR pense qu’il est préférable de créer une structure souple, peu couteuse et au service des télévisions locales.

Télécharger le programme local