Le programme local du MR pour

L'activité locale

L’approche en matière de développement économique doit être adaptée aux caractéristiques socio-économiques et démographiques de la commune ou de la province. Celles-ci disposent de leviers importants en matière de commerce, d’emploi et de tourisme. La mobilité, la fiscalité, l’écologie, l’aménagement du territoire sont quelques-uns des facteurs qui influencent le dynamisme économique et commercial. Mais le développement économique passe aussi par la maîtrise budgétaire des pouvoirs locaux. 

En matière de développement économique, commercial et touristique, le MR vise à augmenter la prospérité. Les communes ont un rôle important à jouer pour développer leur économie, créer de l’emploi et orienter au mieux les personnes qui recherchent du travail. Quant à la fiscalité, elle est un outil local puissant pour contribuer au développement économique et à l’augmentation du pouvoir d’achat.

Nos propositions

Développer le commerce et l'économie

On mesure la santé économique d’une commune ou d’une province à l’implantation et au développement de ses entreprises et de ses commerces. Vital pour le développement économique, le commerce demeure encore aujourd’hui entravé par toute une série de facteurs sur lesquels les autorités locales peuvent agir.

Proposition 1 : Promouvoir et valoriser commercialement les produits locaux et les commerces de proximité

Le MR souhaite promouvoir et valoriser les produits ainsi que les commerces de proximité, notamment via un système de fidélisation dans les commerces locaux, sous forme de cartes de fidélité, de cartes promotionnelles, ou encore de monnaies locales. Ces outils peuvent
être soutenus par les autorités locales.

Proposition 2 : Encourager le développement d’associations de commerçants

Le MR veut encourager le développement d’associations de commerçants et développer les synergies entre elles et les autres associations existantes, dans d’autres secteurs (culturel, économique, touristique, etc.). Le MR souhaite également améliorer le partenariat entre les associations représentatives de commerçants et les autorités communales.

Proposition 3 : Requalifier les quartiers d’habitation

L’état des habitations et la qualité des logements doivent donner envie aux commerçants de s’installer à leurs alentours. Quoi de plus insécurisant que des chancres ou des habitations abandonnées et qui tombent en ruine ?

Le MR propose de requalifier les centres d’habitat et les quartiers d’habitation en incitant les communes à des contrats de quartier qui soient de véritables partenariats public-privé.

Pour les Libéraux, il faut également être attentif à la problématique des marchands de sommeil et sanctionner ces pratiques.

Proposition 4 : Créer des zones franches

Les communes et provinces, notamment par le biais de leurs intercommunales de développement économique et, au niveau bruxellois, les organismes régionaux (Atrium, Citidev, etc.), doivent mener une réflexion pour définir les espaces réservés aux industries et aux parcs d’activité économique. La fiscalité locale doit être utilisée comme levier du développement économique.

Le MR propose donc d’instaurer des zones franches au niveau de la fiscalité communale et régionale qui répondent au mieux aux besoins des secteurs pourvoyeurs d’emplois.

Proposition 5 : Réaménager et créer des espaces publics qui soient des pôles d’attraction pour les activités commerciales

Le MR souhaite améliorer l’identification des quartiers commerçants (par exemple, grâce à des immeubles « marqueurs »).

Proposition 6 : Créer un guichet d’information unique

Le MR souhaite mettre en place au sein de chaque échevinat du commerce un guichet d’information unique destiné à aider et à informer les entrepreneurs dans leurs démarches administratives afin de faciliter leur implantation et leur développement.

Proposition 7 : Une centralisation digitale des informations commerciales

Le MR propose de développer un outil open data unique et standardisé dans lequel sont reprises les informations et les statistiques commerciales relatives à la ville, la commune et la province.

Proposition 8 : Encourager l’implantation d’activités dans les centres urbains

Le MR souhaite encourager l’implantation d’activités de services, de TPE et de PME dans les villes pour favoriser la mixité de fonctions dans les zones d’habitat et pour combler les friches urbaines : il faut développer des zones propices à la création d’activités.

A ce titre, un assouplissement réfléchi des règles urbanistiques doit être entrepris. De manière générale, pour le MR, il importe de rendre aux communes rurales et urbaines leur attractivité comme lieu de vie en y assurant propreté et sécurité pour ses habitants, en modérant la fiscalité immobilière, en favorisant l’attractivité des centres urbains, en multipliant l’offre de services culturels et sociaux et en luttant contre les incivilités.

De même, un lien étroit entre commerce et politique de sécurité doit être établi. Un quartier commerçant attractif est d’abord un quartier commerçant sûr.

Proposition 9 : Généraliser les schémas de développement commercial

Le MR propose de généraliser l’usage d’un schéma de développement commercial afin de bien répartir les implantations commerciales sur le territoire de la commune et de veiller à un équilibre de la répartition des zones commerciales qui ne défavorise pas le centre des communes.

Proposition 10 : Une meilleure coordination des travaux de voirie

La multiplication des chantiers et des ouvertures de voirie est souvent mal perçue par le citoyen et est source de nuisances : problèmes de trafic, accès difficile aux habitations et aux commerces, dégâts aux façades, etc. La commune, gestionnaire d’une partie des voiries, a un rôle central à jouer dans l’organisation et la coordination des chantiers afin de minimiser au maximum ces nuisances en synchronisant ces chantiers, en informant les citoyens à temps des chantiers prévus et en respectant le « décret impétrants », afin d’optimaliser la coordination des travaux de voirie.

Proposition 11 : Indemniser les commerçants en cas de travaux

Le MR propose de mettre en place un système d’indemnisation des commerçants en cas de travaux de voirie. Alors que la Région wallonne était la seule région à ne plus disposer de ce type d’aide, le gouvernement 2017-2019 entend, dans sa DPR, consacrer son rétablissement et un système de défiscalisation.

Proposition 12 : Une mobilité innovante dans les centres-villes

Le MR souhaite augmenter le nombre de places de parking de délestage (en ce compris pour les voitures électriques) dans ou aux abords des grandes localités, de préférence en dehors du centre-ville pour éviter tout engorgement.

Pour le MR, il faut mettre en place un système de transport en commun efficace entre ces parkings et le centre, réfléchir aux méthodes de livraison des marchandises et favoriser les méthodes de dispatching grâce à des véhicules plus légers.

Le MR propose encore de développer l’offre de parkings à vélos et anticiper les changements technologiques en termes de mobilité.

Proposition 13 : Adapter les heures d’ouverture des commerces

Le MR souhaite renforcer l’autonomie des communes sur les questions d’heures et de jours d’ouverture et de fermeture des commerces.

Proposition 14 : Soutenir les nouvelles formes de commerces

Le MR veut soutenir l’émergence de commerces favorisant les circuits courts ainsi que de nouveaux concepts commerciaux comme les pop-up stores. Le MR souhaite également encourager les commerçants à se lancer dans l’e-commerce.

Proposition 14 : Développer les synergies entre pouvoirs locaux

Pour le MR, il importe de créer et développer une complémentarité entre communes en milieu rural, de développer des synergies au sein des provinces actuelles et d’encourager les axes rural/urbain ainsi que les projets pluricommunaux en général.

Proposition 15 : Lutter contre les zones blanches

Le MR veut cartographier les zones ne bénéficiant pas ou peu de couverture GSM et sensibiliser les opérateurs sur le sujet. Il s’agit d’ailleurs d’une priorité du Gouvernement wallon 2017-2019.

Créer de l'emploi

L’emploi est bien évidemment une matière transversale. Si les principaux leviers sont aux mains des Régions et du Fédéral et que le premier levier de la création d’emploi reste le monde de l’entreprise, les pouvoirs locaux ont un rôle important à jouer en tant qu’interlocuteur privilégié du citoyen. Les communes doivent encourager, guider et orienter les gens à trouver ou retrouver un emploi.

Proposition 16 : Des Maisons de l’Emploi plus efficaces

Le MR souhaite améliorer le fonctionnement des Maisons de l’Emploi en assurant une synergie avec les CPAS. Les conseils et l’aide apportée doivent être liés aux spécificités du marché de l’emploi local.

Proposition 17 : Evaluer le fonctionnement des ALE

Le MR souhaite évaluer le fonctionnement des ALE et au besoin les rationaliser (comme, par exemple, par le biais de fusion entre ALE de petites communes afin que celles-ci aient une taille critique suffisante).

Proposition 18 : Favoriser les synergies en matière de formation

Pour le MR, il faut favoriser les collaborations entre les villes, communes, provinces, centres de formation PME et enseignement de promotion sociale pour développer la formation vers les métiers en pénurie, innovants ainsi que ceux spécifiques à usage local.

Proposition 19 : S’appuyer sur les potentialités locales

Le MR souhaite favoriser un développement économique exploitant au mieux les potentialités locales de développement de manière à oeuvrer à la réinsertion professionnelle et à créer davantage d’emplois.

Proposition 20 : Utiliser efficacement les articles 60 et 61

Pour le MR, les communes et CPAS se doivent d’utiliser aux mieux leur rôle d’employeur dans le cadre des articles 60 et 61 afin d’insérer les demandeurs d’emploi sur le marché du travail dans des domaines dont la demande en emploi est forte de sorte que, une fois ce contrat terminé, le demandeur d’emploi puisse continuer sa réinsertion dans un domaine dans lequel il pourra trouver du travail et pour lequel il bénéficiera déjà d’une première expérience.

Proposition 21 : Développer les synergies avec les E.F.T.

Le MR souhaite développer de meilleures synergies entre les communes et les E.F.T. (Entreprises de Formation par le Travail) présentes sur leur territoire et aux alentours.

Proposition 22 : Mettre les nouvelles technologies au service de l’emploi

Le MR propose de lister et d’actualiser chaque mois, sur le site de la commune et sur une application smartphone spécifique, les adresses url des plateformes collaboratives et des sociétés privées offrant les mêmes services actives sur le territoire de la commune et au-delà.

De même, le MR souhaite consacrer, sur le site Internet de la commune et sur l’application, une ou plusieurs pages expliquant les services que l’économie collaborative peut rendre à l’échelon communal en veillant à ce qu’ils ne nuisent pas au commerce existant.

Proposition 23 : Soutenir l’économie collaborative et circulaire

Le MR veut promouvoir l’économie collaborative, par le prêt de locaux communaux, par de la publicité sur les sites, bulletins communaux, etc., la tenue de FAB LAB et de REPAIR CAFE spécialisés dans la réparation d’objets (électroménager, vélos, etc.) afin d’économiser les ressources, « réparer plutôt que jeter » et développer des liens conviviaux entre générations ainsi que l’économie circulaire. L’économie collaborative est aussi pourvoyeuse d’emplois.

Proposition 24 : Développer la garde d’enfants à horaires décalés

Le MR souhaite augmenter le nombre de places et structures d’accueil à horaires décalés (accueillantes autonomes) pour les enfants et ainsi éviter les freins à l’emploi.

Développer le tourisme

Le tourisme, secteur à haute valeur ajoutée de l’économie locale, est un vecteur de développement cependant soumis à un environnement concurrentiel important. Or, la complexité de ce secteur et la multiplicité des organismes locaux ne permettent pas d’optimaliser les actions de promotion souvent redondantes, porteuses de gaspillages de moyens et en finalité de perte d’efficacité. Nous sommes en faveur d’un regroupement des actions et structures touristiques à un niveau supra-communal.

Proposition 25 : Un balisage clair

Le MR propose de mettre en place un balisage clair, fonctionnel et homogène des lieux et monuments touristiques wallons ou bruxellois.

Proposition 26 : Cartographier promenades et sentiers

Le MR souhaite mettre en place un réseau cartographié (points-noeuds) de promenades et sentiers pédestres et cyclistes à l’image de ce qui existe dans certaines localités wallonnes et en Flandre (fietsnet).

Proposition 27 : Centraliser l’information touristique sur le Web

Pour le MR, il faut créer un site Internet regroupant les monuments et sites d’intérêt touristique des communes via un système de fiches facilitant l’information en amont ainsi qu’une application smartphone, tous deux multilingues.

Le MR souhaite regrouper au sein de ce même site/application les gîtes, logements ruraux et Bed & Breakfast présents sur le territoire communal ainsi que leur capacité d’accueil.

Proposition 28 : Créer des audioguides à télécharger

Le MR propose la création d’audioguides à télécharger ou au sein même d’une application qui guideront les touristes à travers les villes et communes.

Proposition 29 : Mieux promouvoir l’histoire et le folklore local

Pour le MR, il faut promouvoir de la même manière le folklore, le patrimoine immatériel et les coutumes locales en les rendant plus visibles et en listant les événements susceptibles d’attirer des touristes et animer les communes. Cela passe aussi par la mise en avant de la grande et de la petite histoire des communes et villes.

Proposition 30 : Promouvoir les circuits courts et le tourisme écologique

Le MR souhaite promouvoir les circuits courts et le tourisme écologique.

Proposition 31 : Valoriser les voies d’eau touristiques

Le MR propose de valoriser les voies d’eau touristiques au sein des provinces et de créer des haltes nautiques.

Proposition 32 : Mieux exploiter le patrimoine industriel

Le MR souhaite mieux exploiter le patrimoine industriel de nos villes et communes et développer le tourisme industriel.

Proposition 33 : Créer des routes thématiques

Le MR veut créer des routes et circuits thématiques

Proposition 34 : Renforcer l’attractivité des sites touristiques

Le MR propose de mettre en place un système de pass et/ou d’offres groupées avantageuses entre les attractions touristiques et muséales de plusieurs communes.

Proposition 35 : Créer un réseau de qualité gastronomique

Le MR souhaite mettre en place un réseau qualité gastronomique entre l’HORECA et les métiers de bouche et favoriser l’apparition de nouveaux produits de bouche (micro brasseries, fromages artisanaux etc.).

Proposition 36 : mieux valoriser l’activité agricole

Pour le MR, il faut favoriser les visites en milieu agricole et développer ainsi une activité touristique.

Proposition 37 : Développer le bilinguisme

Le MR souhaite mettre en place des cours de langue basiques pour assurer un bilinguisme minimal des exploitants et personnel HORECA.

Proposition 38 : Ouvrir les portes des bâtiments privés

Le MR voudrait inciter à l’ouverture au public des monuments et sites classés appartenant à des propriétaires privés.

Mieux dépenser, moins gaspiller

Le MR veut  réduire les impôts sans diminuer la qualité des services fournis aux citoyens. En matière budgétaire et fiscale, il faut donc continuer à éradiquer les gaspillages en tous genres. Il s’agit d’une obligation éthique qui découle elle-même d’une valeur primordiale : la responsabilité. Les deniers publics doivent, comme toutes ressources limitées, être alloués dans un souci de recherche permanente de l’efficience. On entend par là la nécessité de fournir aux citoyens un service public de qualité, en y affectant le moins de ressources possibles. C’est en poursuivant la chasse aux gaspillages de l’argent public que les mesures persisteront dans le temps et permettront de renforcer la compétitivité de notre économie tout en garantissant une administration communale et provinciale performante et bien gérée.

Proposition 39 : Supprimer les structures redondantes

On ne peut nier qu’il existe encore trop de tâches redondantes qui empêchent la réalisation d’économies d’échelle. Nous nous devons d’y remédier afin de libérer plus de crédits budgétaires à allouer directement en faveur du citoyen. Pour le MR, il faut que les tâches et structures redondantes soient, là où elles existent, supprimées autant que possible afin d’accroître l’efficience.

Aux yeux du MR, la bonne gouvernance et la bonne gestion des deniers publics vont de pair. En effet, l’allocation efficiente des moyens financiers déduits du pouvoir d’achat des ménages ou des entreprises doit toujours se réaliser avec le plus grand sérieux par la sphère publique. Pour renforcer la bonne gouvernance au sein des entités locales, les bonnes pratiques existantes en la matière doivent systématiquement être encouragées

Proposition 40 : Envisager des collaborations avec le secteur privé

Le MR souhaite évaluer la possibilité de faire appel à des entreprises privées sous forme de concession pour la gestion de certains centres d’intérêts (piscines, centres sportifs, etc.), mais aussi pour la réalisation de certaines tâches généralement assurées par les communes elles-mêmes, pour leur propre compte (entretien des voiries et des immeubles communaux, gestion des espaces publics et des cimetières, etc.).

Dans le cas où l’organisme privé est plus à même de faire preuve d’efficacité dans la gestion de ces centres ou la réalisation de ces tâches, cela permettrait de recentrer davantage de moyens directement sur des missions nécessaires pour le bien-être des citoyens et qui ne peuvent être exercées que par les communes. Le rôle des communes pourrait alors se limiter au paiement du service après avoir vérifié qu’il a été rendu, par le concessionnaire privé, d’une manière efficiente, conformément au cahier des charges.

Proposition 41 : Evaluer les normes comptables SEC 2010

Le MR veut évaluer certains points des normes comptables européennes « SEC 2010 » afin qu’elles soient plus en accord avec les spécificités des entités locales et permettent de leur rendre plus d’autonomie dans la gestion des moyens financiers dont elles disposent. La Déclaration de Politique Régionale wallonne 2017-2019 s’inscrit d’ailleurs dans ce sens et postule la simplification des normes comptables et budgétaires ainsi que la sortie du mécanisme d’annualité des investissements, néfaste à l’investissement public local.

Proposition 42 : Une meilleure collaboration entre niveaux de pouvoir

Les signaux de reprise économique générés par une politique socio-économique fédérale ambitieuse et rigoureuse doivent plus que jamais inciter tous les niveaux de pouvoir à poursuivre l’assainissement de leurs finances et à maîtriser le niveau global des impôts.

Dans un contexte budgétaire exigeant, le MR entend prendre ses responsabilités : comme les autres niveaux de pouvoir, il appartient aux provinces, aux villes et aux communes de maîtriser, elles aussi, le niveau des impôts qu’elles prélèvent. L’objectif de « chasse aux gaspillages » doit également concerner les CPAS, les zones de police et les nombreuses ASBL et intercommunales dont les budgets dépendent intégralement ou partiellement de financements communaux et
provinciaux.

Certaines décisions du Gouvernement wallon précédent étaient empreintes d’une philosophie qui tendait à récompenser financièrement les communes qui taxaient davantage aux dépens des autres. On peut citer à titre d’exemple la dotation au Fonds des communes, la modification des paramètres de répartition de compensations fiscales régionales telles que les compensations « Plan Marshall » ou la compensation pour la forfaitarisation des réductions de précompte immobilier. En effet, auparavant, les compensations étaient octroyées sur base des pertes réelles découlant des mesures fiscales compensées alors qu’actuellement un paramètre a été ajouté pour que la compensation soit diminuée dans le cas des communes taxant peu via les additionnels.
L’autonomie financière des communes est malmenée à Bruxelles, par le biais de l’ordonnance relative au stationnement qui empêche les communes de fixer elles-mêmes les tarifs ou encore, et, tant en Wallonie qu’à Bruxelles, par la privation des recettes liées à l’additionnel au précompte immobilier sur des bâtiments à forte activité économique sis sur le territoire de certaines d’entre-elles (ex : les grandes gares ferroviaires, bases militaires, etc.).

Proposition 43 : Défendre l’autonomie fiscale locale

Exercice budgétaire après exercice budgétaire, les pouvoirs locaux sont confrontés à plusieurs enjeux financiers et, notamment, comme les autres niveaux de pouvoir du pays, à la nécessité d’assurer l’équilibre budgétaire de leurs finances, dans le cadre du Pacte de stabilité budgétaire. La particularité institutionnelle de notre pays rend, parfois, les décisions budgétaires et fiscales extrêmement complexes.

Les recettes communales représentent approximativement 60% des recettes de l’ensemble des pouvoirs locaux. Ces recettes communales se composent, pour plus de leur moitié, de recettes fiscales ainsi que de fonds et subsides, pour un tiers et, enfin, d’autres recettes propres et de prélèvements fonctionnels.

Concernant les provinces, les recettes se composent essentiellement de recettes fiscales comme la taxe additionnelle au précompte immobilier. Les libéraux défendent le principe selon lequel les élus locaux doivent bénéficier, pour la gestion de tout ce qui relève de l’intérêt communal, de la plus grande autonomie décisionnelle et fonctionnelle qui soit, la tutelle
devant se limiter à un contrôle de légalité et non d’opportunité.

Moins d'impôts sur le travail et plus de soutien à l'activité économique

La baisse des charges patronales et l’augmentation du pouvoir d’achat ont été les priorités du gouvernement fédéral, avec notamment l’introduction du tax shift dont les effets retour se font de plus en plus sentir, surtout en termes de création d’emplois. En outre, cette réforme fiscale avait également pour objectifs de restaurer la compétitivité de nos entreprises, via la diminution des charges qui pèsent sur le travail, ainsi que de stimuler la création d’emplois au sein de nos PME.

Les compétences fiscales étant partagées entre les différents niveaux de pouvoir, il nous semble indispensable que le MR défende une vision commune globale à l’ensemble de ces niveaux afin de ne pas introduire des mesures qui pourraient contrebalancer les effets positifs d’autres décisions. En ce sens, il semble donc évident que l’autonomie fiscale dont bénéficient les communes doit tenir compte d’un minimum de concertation avec la politique mise en place par le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux, dans le but de maitriser le plus possible le poids global des impôts payés par les contribuables.

Proposition 44 : Diminuer les centimes additionnels communaux

Pour que la boucle soit bouclée et que l’augmentation de leur pouvoir d’achat profite pleinement aux ménages, le MR souhaite encourager la diminution des centimes additionnels communaux à l’Impôt des personnes physiques et au précompte immobilier (ou au minimum éviter leur augmentation).

Proposition 45 : lutter contre les taxes économiquement contre-productives

Le MR invite à examiner avec la plus grande prudence toute tentation d’introduire de nouvelles taxes communales qui pourraient contrebalancer les effets positifs de la réforme fiscale fédérale et pénaliser, soit les ménages, en grevant à nouveau leur pouvoir d’achat, soit le développement économique et commercial des communes elles-mêmes, si le régime fiscal qu’elles pratiquent fait l’effet d’un repoussoir.

On pense par exemple aux taxes sur les enseignes lumineuses, les terrasses, les « baraques à frites », les vitrines et étalages ou encore sur les locaux destinés à l’accomplissement d’actes de commerce.

Plutôt qu’envisager le recours à ce type de taxe, dont le profit que la commune en tire sera, dans la durée, inférieur aux désagréments qu’elle en subira, la priorité doit être accordée à une gestion efficace et performante des services communaux.

Proposition 46 : Développer les partenariats publics/privés

Le MR souhaite que l’on ouvre la possibilité de partenariats publics/privés (ppp) partout où cela sera possible, afin de diminuer les dépenses d’investissement et donc de limiter les charges de dette qui pèsent sur la fiscalité locale.

Proposition 47 : Stimuler l’activité économique via le précompte immobilier

Le MR souhaite que soit exonérée du précompte immobilier une partie, voire la totalité, de la quote-part communale afin de stimuler l’activité économique.

Proposition 48 : Encourager la fiscalité verte

Pour le MR, il est primordial d’encourager les communes à soutenir fiscalement les initiatives locales favorables à l’environnement et au développement durable et à réfléchir à la mise en place d’une politique fiscale verte.

Proposition 49 : Privilégier la mise en place de redevances plutôt que des taxes

Le MR souhaite privilégier la mise en place de redevances pour rémunérer les services particuliers et facultatifs plutôt que de nouvelles taxes.

Proposition 50 : Mieux dialoguer avec les entreprises locales

Pour le MR, les autorités communales doivent maintenir un niveau de dialogue élevé avec les entreprises actives sur leur territoire, notamment pour éviter que d’éventuels différents entre communes et entreprises hypothèquent des stratégies d’investissement potentiellement génératrices d’emplois. Trop souvent de telles situations se produisent et cela est naturellement fort regrettable pour le développement économique des entités locales. Ce dialogue doit se mener dans un sens qui rencontre l’intérêt général.

Un budget à l’équilibre, transparent pour un citoyen proche de sa commune

Trop souvent, la lecture et la compréhension d’un budget communal se révèle fastidieuse voire impossible pour les personnes qui n’ont pas reçu, par ailleurs, de solides notions de comptabilité. C’est d’autant plus dommageable que cela nuit à une perception correcte, par les citoyens, du bien-fondé des décisions prises par les autorités communales. Cette situation peut, dans certaines circonstances, induire un doute dans l’esprit de ces citoyens quant au fait que ces décisions, mal comprises, rencontrent bien l’intérêt général

Proposition 51 : Un budget ordinaire à l’équilibre et un budget extraordinaire raisonnable

Le MR souhaite que chaque entité locale veille à présenter un budget ordinaire à l’équilibre et des niveaux d’endettement raisonnables pour le budget extraordinaire.

Proposition 52 : Poursuivre l’amélioration de la rapidité d’enrôlement

Le MR souhaite que soient poursuivis, aux niveaux fédéral et régional, l’amélioration de la rapidité d’enrôlement ainsi que le mécanisme des avances sur additionnels vers les communes.

Proposition 53 : Rendre les budgets plus compréhensibles

La fiscalité joue un rôle important et a un impact direct sur le portefeuille des contribuables. Pour cette raison, le citoyen y prête une attention particulière lorsqu’il doit choisir un programme politique par rapport à un autre. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important que chaque commune s’engage à présenter de manière pédagogique et lors de réunions publiques l’état du budget et des comptes dans le but d’offrir à chaque citoyen la plus grande transparence possible sur la gestion de la commune et la manière dont les impôts sont utilisés. La transparence doit nécessairement être au coeur de la politique locale au même titre que la bonne gestion de l’argent public. Le MR, vu les limites de la comptabilité budgétaire, notamment sur les plans prédictifs et analytiques, préconise également une modification des pratiques comptables au sein des communes afin que soit désormais utilisée principalement, voire exclusivement, la comptabilité générale et que soit introduite une comptabilité analytique.

Proposition 54 : Développer les budgets participatifs

Le MR souhaite que soit constitué, dans les budgets des communes, un budget participatif afin d’impliquer davantage les citoyens dans la redistribution des deniers publics (Il s’agit d’un montant dans le budget communal dont l’allocation se fait sur base d’une initiative citoyenne après concertation avec les citoyens). Conformément à l’actualisation doctrinale du MR, « le citoyen doit pouvoir choisir l’affectation d’un pourcentage de son impôt à une thématique particulière ».

Proposition 55 : Recourir au contrôle révisoral externe

Dans un esprit de transparence optimale, le MR est favorable à un recours au contrôle révisoral externe qui serait accompagné de certaines conditions notamment quant au nombre réduit de contrôles qu’un même réviseur peut effectuer sur une même commune. Nous pensons qu’une indépendance totale dans le contrôle des deniers publics ne fera qu’augmenter la confiance des citoyens vis-à-vis des autorités.

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