Le gouvernement bruxellois n’a pas été capable de faire face au boom démographique en ce qui concerne les places disponibles dans l’enseignement technique et professionnel

Malgré les objectifs affichés et le soi-disant volontarisme du gouvernement en matière de formation professionnelle, la nouvelle étude du bureau perspective.brussels vient de dresser un constat affligeant : un déficit d’environ 3.000 places est pressenti pour l’année scolaire 2024-205.

D’ici 2025, on devrait connaître une augmentation de l’équivalent d’un cinquième de la population actuelle de l’enseignement secondaire. Il s’agissait donc d’anticiper ce boom démographique en prévoyant des infrastructures capables d’accueillir de nouveaux élèves.

« Alors qu’on connaît la situation actuelle de chômage de masse chez les jeunes bruxellois et le rapport entre ce nombre de demandeurs d’emploi et le nombre d’emplois vacants, c’est-à-dire la problématique des métiers en pénurie, on s’attend désormais à une carence colossale de places disponibles dans l’enseignement technique et professionnel », s’indigne le député libéral GAËTAN VAN GOIDSENHOVEN.
« C’est pourtant précisément ce type d’enseignement qui permet de former les jeunes vers des métiers très recherchés sur le marché de l’emploi ».

« Ceci est d’autant plus déplorable qu’en janvier 2015, le gouvernement annonçait fièrement la création d’une Task Force Emploi – Formation – Enseignement – Entreprises, instance de concertation entre la Région, les Communautés et les différents acteurs du monde professionnel et de l’enseignement », poursuit le député MR. « Cette instance devait réaliser un cadastre de l’offre d’enseignement et de formation. Ceci devait permettre de prendre des mesures aptes à anticiper les besoins de formation pour les nouveaux métiers et les nouvelles activités au regard de l’évolution du marché de l’emploi et du profil des publics ».

« Est-ce donc là le bilan des fameuses synergies entre les acteurs de l’enseignement et de la formation en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Région de Bruxelles-Capitale ? »
, s’interroge le parlementaire bruxellois.