Le problème est mondialement connu. Le plastique, dans toutes ses formes, inonde notre planète et asphyxie nos mers et océans. L’Europe a décidé d’agir pour lutter contre ce fléau.

L’encombrant plastique à usage unique

Cette lutte, c’est le cheval de bataille de Frédérique Ries, Députée européenne MR. Elle s’oppose particulièrement au plastique à usage unique (PUU).

Chaque année, entre 4,8 et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans. Selon certaines études, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons d’ici 2050 dans nos grandes étendues bleues. Avec, actuellement, 150 millions de tonnes de plastique dans les océans, ce n’est pas étonnant…

En 2017, la production mondiale de plastique était de 348.000.000 de tonnes. 20% émanent de l’Union européenne.

Un accord ambitieux pour réduire la facture des dégâts environnementaux

Face à ce constat, l’Europe a décidé d’agir grâce, notamment, au travail de Frédérique Ries qui a permis l’adoption d’une directive européenne ambitieuse.

Pourquoi est-elle ambitieuse ? Car la législation s’attaque aux produits en plastique à usage unique les plus retrouvés sur les côtes européennes. Ces derniers, combinés avec les déchets de la pêche, représentent 70% de la pollution marine. Dès lors, les plastiques à usage unique pour lesquels des alternatives existent (couverts, assiettes, cotons-tiges, pailles, touillettes, tiges pour ballons…) seront interdits dès 2021.

En plus de cette liste d’interdictions, l’accord prévoit principalement:

  • L’extension de la liste des interdictions aux plastiques oxodégradables (processus de dégradation par oxydation provoquant la création de très nombreuses petites particules de plastiques) ;
  • Une application renforcée du principe du pollueur payeur, en particulier pour l’industrie du tabac. Les filtres de cigarettes sont particulièrement polluants. Application du même principe pour les fabricants d’appareils de pêche ;
  • L’objectif de collecte de 90% des bouteilles en plastique pour 2029 ;
  • Valorisation économique des bouteilles plastiques avec un objectif de contenu recyclé de plastique de 25% en 2025 et 30% en 2030 ;
  • Un étiquetage obligatoire sur l’impact environnemental négatif de certains produits comme les gobelets en plastique, les lingettes humides, les filtres de cigarette en plastique, etc.

Pour Frédérique Ries : « cette directive permettra de réduire la facture des dégâts environnementaux de 22 milliards d’euros, soit le coût de la pollution au plastique en Europe jusqu’en 2030 ».

Pour le MR, une société respectueuse de l’environnement et des générations futures, c’est avant tout une société qui devient plus efficace d’un point de vue énergétique, une société qui tend à ne plus polluer, une société qui produit plus avec moins, et qui recycle ses déchets.

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