Pensions enseignants, secteur public : le vrai du faux ! Tout d’abord, il est important de le savoir: aucune mesure spécifique ne concerne les enseignants. Mais ceux-ci ont été soumis, jusqu’en 2016, au relèvement des conditions d’âge et de carrière décidé par le précédent Gouvernement. Et, depuis 2017, à la poursuite du relèvement décidé par le nouveau Gouvernement.

Comme tous les fonctionnaires, ils sont d’ailleurs impactés par la suppression progressive de la bonification pour diplôme depuis 2016.

Un enseignant en maternelles, primaires ou secondaires inférieures qui, après une période d’études de 3 ans, commence à travailler à 21 ans pourra toujours partir à 60 ans jusqu’en 2018.  A partir de 2019, il devra travailler 1 an de plus.

Un enseignant de l’enseignement secondaire supérieur qui, après une période d’études de 4 ans, commence à travailler à 22 ans pourra toujours partir à 61 ans en 2018, à 62 ans en 2019, à 62,5 ans en 2020 et à 63 ans à partir de 2021.

Globalement, la durée de travail augmentera de 1 à 3 ans maximum à l’horizon 2020. Oui, les enseignants participeront aussi à l’effort collectif en vue de garantir et consolider notre système de pensions.

Le montant des pensions ne diminue pas !

Si l’enseignant travaille plus longtemps, sa pension est plus élevée car il se constitue davantage de droits de pension. Précisons que la suppression de la bonification n’aura pas d’impact sur le calcul du montant de la pension.

Quel est l’impact de la suppression de la bonification pour diplôme ?

D’abord, la suppression de la bonification pour diplôme ne va avoir d’effet que sur la date à laquelle l’enseignant peut partir à la pension anticipée. Elle n’aura pas d’impact sur le calcul de la pension.

Ensuite, la suppression progressive de cette bonification pour diplôme chez les enseignants aura un impact moindre pour partir à la pension anticipée que pour les fonctionnaires de l’Etat fédéral. En effet, les enseignants bénéficient d’un coefficient d’augmentation qui a pour effet d’augmenter fictivement leurs années de carrière. Ils remplissent ainsi plus vite la condition de durée de carrière requise pour partir à la pension anticipée.

Les avantages maintenus

Notons également le maintien des avantages des tantièmes préférentiels. Ce système permet en effet aux enseignants de bénéficier d’un calcul des années de carrière plus avantageux. Un enseignant peut prétendre à une carrière complète après 41 années et 3 mois de carrière, là où les autres travailleurs n’y accèdent qu’après 45 ans.  Et rien n’indique que le nouveau régime des tantièmes, lié à la pénibilité, qui sera d’application à partir de 2019, sera moins avantageux pour les enseignants.

Les enseignants peuvent également bénéficier de mesures d’aménagement de fin de carrière. Cela relève d’ailleurs de la compétence des Communautés.

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