Il est primordial d’assurer la sauvegarde de notre système de pensions et de maintenir la solidarité entre les générations. Au MR, nous soutenons des réformes qui visent à mieux récompenser le travail, à harmoniser progressivement les différents régimes de pension, et à garantir un régime de pension performant sur le plan social.

10 propositions concrètes

  • Poursuivre le relèvement du montant des pensions
  • Octroi d’un complément de pension de 300€ net par an
  • Relever la quotité exemptée d’impôts
  • Augmenter les pensions des indépendants
  • Supprimer totalement la cotisation de solidarité
  • Réformer la pension pour inaptitude physique
  • Adapter le régime de pension aux évolutions de la société
  • Une pension minimum après 20 années de travail effectif
  • Renforcer la pension complémentaire
  • Mettre en oeuvre la pension à mi-temps
Poursuivre le relèvement du montant des pensions

La revalorisation des pensions restera un axe majeur de la politique suivie par le MR en matière de pension. Les budgets consacrés à la liaison des allocations sociales au bien-être continueront à être affectés notamment à la revalorisation des pensions minimums. Une part importante de ces crédits doit également permettre de revaloriser les plus petites pensions qui sont souvent les plus anciennes.

Octroi d’un complément de pension de 300€ net par an

Pour les travailleurs qui désirent prolonger leur carrière après l’âge auquel ils auraient pu prendre leur retraite, un complément de pension annuel de 300 € nets sera octroyé aux travailleurs, pour chaque année d’activité professionnelle prestée après l’âge auquel ils auraient pu prendre leur pension.

Relever la quotité exemptée d’impôts

Une augmentation de la quotité exemptée jusqu’à 13500 euros bénéficiera à toutes les personnes soumises à l’impôt sur les personnes physiques (IPP). Pour une personne retraitée isolée qui paye actuellement de l’impôt, le gain mensuel net pourra s’élever jusqu’à 103 € par mois, soit un gain annuel de 1.236 €.

Augmenter les pensions des indépendants

Le calcul de la pension des indépendants, actuellement affecté par un coefficient de correction, sera diminué et progressivement supprimé afin d’offrir un meilleur taux de remplacement des revenus aux indépendants. Cela permettra à un plus grand nombre d’indépendants d’évoluer au-dessus de la pension minimale. De plus, nous voulons harmoniser les régimes de cotisations des indépendants pensionnés.

Supprimer totalement la cotisation de solidarité

Cette cotisation est injuste puisque les pensionnés ont déjà cotisé tout au long de leur vie active. Ces prélèvements sur leur pension doivent cesser. Depuis le 1er mars 2019, près de 200 000 pensionnés bénéficient d’une réduction de la cotisation de la solidarité, voire d’une dispense pour les pensions les plus basses. Nous proposons maintenant la suppression pure et simple de cette cotisation qui concerne encore plus de 400.000 pensionnés.

Réformer la pension pour inaptitude physique

Le MR propose de remplacer la pension pour inaptitude accordée aux fonctionnaires par un régime d’indemnités d’incapacité et d’invalidité du même type que celui octroyé aux travailleurs salariés. Ce nouveau régime doit offrir au fonctionnaire en incapacité de travail ou en invalidité de réelles possibilités de réintégration professionnelle. Par ailleurs, la période couverte par l’octroi d’une indemnité sera prise en compte pour le calcul de la pension.

Adapter notre régime de pension aux évolutions de la société

Afin de mieux prendre en compte les évolutions de notre société, nous proposons d’harmoniser les régimes de pension en ce qui concerne la dimension familiale (pension de survie, pension de conjoint divorcé, pension au taux ménage,…). Nous voulons également octroyer à l’aidant proche qui a fait le choix d’interrompre sa carrière professionnelle pour s’occuper d’une personne en situation de grande dépendance, le bénéfice d’un crédit-temps spécifique de 48 mois, assimilé à une période de travail pour le calcul de la pension.

Une pension minimum après 20 années de travail effectif

Cette mesure permettrait aux travailleurs qui n’ont pas atteint les 30 années de carrière professionnelle de bénéficier d’une pension minimum au prorata de leur carrière. Nous souhaitons mettre en place un accès à la pension minimum lorsqu’une personne établit 20 années de travail effectif. Nous proposons également prendre en compte toutes les journées de travail, quel que soit le régime dans lequel elles ont été prestées, en ce compris donc les journées prestées dans la fonction publique.

Renforcer la pension complémentaire

Nous voulons renforcer le second pilier de pension en veillant à ce que le niveau des primes versées pour les travailleurs relevant des différents secteurs d’activité soit progressivement relevé à 6 % de la rémunération brute annuelle. Sur un salaire brut annuel de 36.000 €, une prime de 6% permet à un travailleur salarié ayant une carrière complète (45 ans), d’atteindre 75% de taux de remplacement (au lieu de 60% avec la seule pension légale).

Mettre en oeuvre la pension à mi-temps

Nous proposons que les travailleurs âgés de 60 ans ou plus, qui remplissent les conditions pour partir en pension anticipée, puissent percevoir la moitié de leur pension tout en poursuivant une activité à mi-temps. Cette pension de retraite à mi-temps offre aux travailleurs de tous les régimes une nouvelle opportunité d’aménager leur fin de carrière, à côté des autres possibilités existantes comme par exemple le crédit-temps fin de carrière et l’interruption de carrière.

Découvrez l’entièreté de nos programmes

168000
C’est le nombre d’indépendants qui bénéficieront d’une augmentation de la pension minimum après une carrière complète de 45 ans.
91000
Afin d’améliorer le pouvoir d’achat de nos pensionnés, une enveloppe de 50 millions € a été consacrée à la dispense de paiement de la cotisation de solidarité pour plus de 91.000 pensionnés. Et 100.000 pensionnés bénéficieront d’une réduction.

Bilan

Puisque l’espérance de vie des Belges augmente et que l’âge moyen de la population ne cesse de grimper, il est nécessaire de réformer notre système de pensions pour garantir l’avenir des pensions.

Le Gouvernement fédéral a donc décidé de relever l’âge légal de la pension en plusieurs phases. L’objectif étant de retarder l’âge effectif de départ à la retraite tout en permettant aux travailleurs de se constituer une pension plus élevée. En parallèle, la réforme prévoit la mise en place de mesures d’exception pour les métiers pénibles et pour les travailleurs qui ont commencé à travailler très tôt.

Sous cette législature, le Gouvernement a développé tout un arsenal de nouvelles mesures pour améliorer notre système de pensions. En l’occurrence :

  • La mise en place des conditions permettant à tous les travailleurs salariés et indépendants de bénéficier d’une pension complémentaire.
  • Un renforcement de la GRAPA (Garantie de Revenus aux personnes âgées) pour assurer une meilleure pension minimale tout en réduisant les risques de pauvreté des pensionnés.
  • Une réduction de la cotisation de la solidarité, voire une dispense de cette cotisation pour les pensions les plus basses depuis le 1er mars 2019. Près de 200.000 pensionnés bénéficient de cette mesure.
  • Une réforme de la fiscalité des pensions qui garantit désormais que toute augmentation de la pension brute se traduise par une augmentation de la pension nette.
  • Un relèvement progressif des conditions d’âge et de carrière pour partir à la retraite, tout en maintenant la possibilité d’une retraite anticipée à 60 ou 61 ans.
  • Un alignement de la pension minimum des indépendants sur celle des salariés.

Même si la Commission de réforme des Pensions 2020-2040 proposait de supprimer les régimes de bonification pour diplôme, le Gouvernement a maintenu le principe de cette bonification qui permet à tous les travailleurs, de valoriser leurs années d’études dans le calcul de la pension. Nous voulons en effet encourager les jeunes à réaliser des études sans craindre un effet négatif sur leur pension.

Grâce à la revalorisation des pensions les plus faibles, un travailleur salarié isolé ayant eu une carrière complète, constatera une augmentation mensuelle de 130,61 € de sa pension, par rapport au début de la législature.

Nous avons aussi soutenu la prise en compte dans le calcul de la pension de toutes les journées effectives de travail prestées avant le départ à la retraite, pour lesquelles des cotisations ont été payées, même celles prestées après 45 années de carrière.

Le Gouvernement fédéral a décidé d’octroyer un « bonus social » pour tous les travailleurs qui ne perçoivent que la pension minimum malgré le fait qu’ils aient presté une carrière complète (45 ans). Ce bonus social octroyé à trois reprises par le gouvernement, se traduit par une augmentation globale de 2,1% qui s’ajoute aux autres augmentations décidées dans le cadre de l’enveloppe bien-être.

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