La situation des infirmières dans le secteur public et le privé doit être identique. Daniel Bacquelaine, ministre fédéral des Pensions, veut une pénibilité équivalente pour les infirmières dans le secteur public et privé. De plus, via la réforme sur les réseaux hospitaliers, le ministre souhaite spécialiser progressivement des hôpitaux pour certaines pathologies.

Pénibilité: équité entre les infirmières du public et du privé

Tout d’abord, le projet de la pénibilité dans le secteur public, notamment dans le milieu hospitalier, a un accord avec les syndicats de la fonction publique. La profession d’infirmière possède un score de pénibilité élevé, ce qui permet à l’infirmière de partir 3 ans plus tôt.

Ensuite, pour Daniel Bacquelaine, la profession d’infirmière doit être reconnue comme métier pénible, tant dans le privé que dans le public. Les fonctions transversales dans le secteur privé doivent être traitées de la même manière. Dès lors, un accord doit être établi avec les partenaires sociaux dans le secteur privé pour parvenir à ce résultat.

Spécialiser les hôpitaux dans certaines pathologies

Pour Daniel Bacquelaine, il existe un large consensus sur les réformes en préparation. Il cite notamment la réforme sur les réseaux hospitaliers qui permet de spécialiser les hôpitaux dans des soins plus spécifiques. En effet, il est impossible de donner tous les traitements dans tous les hôpitaux. Par conséquent, il est primordial de spécialiser progressivement des hôpitaux dans certaines pathologies, tout en gardant les soins généraux pour chaque hôpital.

En outre, il est nécessaire de mettre en place un financement prospectif des pathologies, notamment les pathologies à faible variabilité (les plus simples). Ces dernières doivent être financées de manière égale dans tous les hôpitaux.

Enfin, l’enjeu de la réforme est de sortir de la compétitivité entre hôpitaux.

Sortir de la dichotomie préventif/curatif

Pour Daniel Bacquelaine, le préventif et le curatif sont complémentaires. Ils font partie de la chaine des soins et la limite entre les deux est floue. Il faut sortir de la dichotomie préventif/curatif.

De plus, le ministre met en avant le droit des patients, sur lequel il a travaillé dans le début des années 2000.