Nous ne choisirons pas entre la liberté et la sécurité : nous choisirons l’une et l’autre.

23 novembre 2015

 

Suite aux dramatiques attentats de Paris le 13 novembre dernier, le gouvernement fédéral a décidé de poursuivre l’effort entamé en janvier dernier pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme.

Après les attentats de Charlie Hebdo, le Premier ministre Charles Michel avait en effet présenté 12 mesures pour renforcer la sécurité de notre pays. 9 sont déjà d’application, trois sont en cours de mise en place. Il s’agit notamment de l’insertion d’une nouvelle infraction  relative au déplacement à l’étranger à des fins terroristes ; l’élargissement des possibilités de retrait de la nationalité ; le retrait temporaire de carte d’identité et/ou le refus de délivrance et le retrait de passeport ; l’activation du mécanisme prévu par la loi pour identifier les personnes impliquées dans le financement du terrorisme et dont les avoirs seront gelés  ou encore l’appel à l’armée pour des missions spécifiques de surveillance.
La gravité des derniers évènements a cependant amené le gouvernement à prendre de nouvelles décisions et à renforcer les dispositifs de sécurité en Belgique. Charles Michel a pris la parole ce jeudi matin devant la Chambre pour exposer  ces nouvelles mesures réparties en 4 axes et 18 mesures :
1.       Eradiquer les messages de haine et d'appel à la violence.
2.       Concentrer spécialement les efforts et les moyens sur les individus repérés comme potentiellement dangereux.
3.       Renforcer les moyens sécuritaires de nos services de sécurité.
4.       Agir sur le plan international.
Le gouvernement fera notamment un effort budgétaire additionnel : 400 millions d’euros seront mobilisés dans le budget de 2016 pour renforcer la sécurité. « L es djihadistes qui rentrent, leur place est en prison » : cette phrase, fortement applaudie à la Chambre, définit bien la mesure concernant la privation de liberté des Foreign Fighters (combattants étrangers).
Pour les personnes fichées, une procédure contradictoire sera introduite pour imposer le port d’un bracelet électronique. Au niveau européen, la mise en place du PNR permettra de contrôler l’identité des passagers dans les avions et les trains à grande vitesse et de savoir si ces passagers sont fichés comme personnes dangereuses.  Une révision de la Constitution est prévue pour que la garde à vue pour des actes terroristes passe de 24h à 72h. De plus, les perquisitions seront désormais autorisées 24h/24 pour les infractions terroristes. La participation belge à la lutte contre le Daesh impliquera notamment la frégate Léopold qui va escorter le porte-avion français Charles-de-Gaulle pour une mission de défense. Charles Michel désire aussi à ce sujet développer un partenariat stratégique avec la Turquie.
 
Les autres mesures sont  : le renforcement des contrôles de police aux frontières ; le déploiement de 520 militaires ; l’utilisation de méthodes particulières de recherche (nouvelles technologies) ; l’exclusion des prédicateurs de haine ; le démantèlement des lieux de cultes non-reconnus qui diffusent le djihadisme ; la fin de l’anonymat des cartes prépayées ; le Plan Molenbeek (prévention et répression), le renforcement du screening pour l’accès aux emplois sensibles ; l’extension du réseau de caméras de sécurités (pour plaques minéralogiques), la fermeture des sites internet prêchant la haine et enfin l’adaptation des législations sur l’état d’urgence.
 
Un discours qui fut fortement applaudi et approuvé aussi bien par la majorité que l’opposition. Charles Michel a conclu son discours en affirmant « Nous ne choisirons pas entre le droit à la sécurité et l'exercice des libertés. Nous voulons l'un et l'autre. Nous voulons l'un pour l'autre »

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