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Discours du Président du MR, Olivier Chastel, à l'occasion des Estivales 2017

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"Mesdames, messieurs,

Chers amis militants,

C’est une grande joie pour moi de vous accueillir à ces Estivales du MR.  

Merci de nous avoir rejoints aussi massivement à Walibi.

Tout au long de cette journée, nous serons 10.000 !

10.000 pour entamer cette nouvelle année politique. 10.000 pour échanger entre amis, en famille. 10.000 pour montrer notre attachement aux valeurs libérales. Et, 10.000 pour - ACCESSOIREMENT - profiter des attractions de ce grand parc.

Charles, toi qui es ici sur tes terres, je sais que les attractions de Walibi n’ont pas de secret pour toi, que ce soit la Radja River ou le Dalton Terror. Et à l’heure de la fermeture ce soir, les gardiens du parc auront - une fois de plus - des difficultés à te faire quitter les lieux.

 

Chers amis,

Je n’ai pas peur de vous dire que nous vivons aujourd’hui un moment unique dans l’histoire de notre mouvement.

Unique parce que deux gouvernements sont aujourd’hui dirigés simultanément en Belgique par le MR.

Unique parce que, pour la première fois depuis 30 ans, le PS ne siège plus dans le gouvernement wallon.

Unique également parce que, pour la première fois, 11 ministres défendent les valeurs du MR dans ces gouvernements. C’est une véritable équipe de première division !

Ce résultat exceptionnel, nous le devons d’abord à votre soutien indéfectible et au travail admirable de celles et ceux qui animent nos sections et nos fédérations. Ce succès est aussi le fruit du travail acharné de tous nos mandataires présents sur le terrain. Pour cette énergie, ce temps, cette passion que vous consacrez au Mouvement Réformateur, je vous dis simplement MERCI !   

Depuis 13 ans, nos parlementaires régionaux mènent un travail inlassable d’opposition constructive et intelligente. Merci à tous pour votre action au service de nos idées. Grâce à vous, grâce à nos chefs de groupes Françoise, Jean-Paul et Vincent, grâce à l’appui des conseillers du Centre Jean Gol sous la houlette de Richard, le MR a démontré qu’il était une alternative crédible au Parti Socialiste en Wallonie. Et je dirais même plus : une alternative salvatrice !

Ce succès, nous le devons aussi à nos députés fédéraux, depuis peu emmenés par David qui a pris le relais de Denis, et qui défendent activement l’action de notre gouvernement fédéral. Et je n’oublie pas Christine qui préside le Sénat et Anne qui conduit depuis peu le groupe MR dans cette assemblée.

Depuis trois ans, la gestion exceptionnelle du gouvernement fédéral est saluée par de nombreux organismes indépendants, en Belgique et à l’étranger.

Grâce à Didier aux Affaires Etrangères, à Daniel aux Pensions, à Sophie au Budget, à Marie-Christine à l’Energie, à François à la Mobilité et jusqu’il y a peu Willy et maintenant Denis aux Classes moyennes et aux Indépendants, les initiales MR sont devenues le label d’un parti responsable, fiable, efficace et travailleur. Le label d’un parti réformateur !

Ce succès, nous le devons aussi et surtout à notre Premier Ministre. En trois ans, Charles a remis la Belgique sur les rails. Aujourd’hui, les critiques se sont tues. Les sarcasmes ont disparu. Même l’opposition le reconnaît désormais comme le leader incontestable du gouvernement fédéral.

Après le dernier conclave budgétaire et l’accord sur de nouvelles réformes en matière de fiscalité, de compétitivité et de cohésion sociale, la presse unanime au Nord comme au Sud, a salué les qualités extraordinaires de son travail. C’est un fait rarissime.

Ce succès, Charles, nous sommes tous conscients ici, que tu en es le principal architecte. Merci en notre nom à tous.

 

Chères amies, chers amis,

Une nouvelle page est donc en train de s’écrire en Wallonie.

Vous le savez, après mûres réflexions, j’ai, au nom de notre formation, répondu positivement à l’appel du cdH qui proposait une alternative au PS.  Je n’ai pas agi par intérêt, par goût du pouvoir ou par désir de revanche. Mais parce que j’estimais que la Wallonie devait changer de cap.

Avec un taux de chômage deux fois supérieur à celui de la Flandre, avec un wallon sur cinq en situation de pauvreté, avec plus de 65 000 bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale, il n’était plus permis de laisser les choses en l’état.

Il aurait été peut-être plus facile pour nous de ne rien faire. Nous n’étions pas à l’origine de cette crise au sein des exécutifs régionaux. Nous aurions pu nous contenter d’une position de spectateur et attendre calmement la période des élections pour exploiter confortablement cette situation.

Mais ce n’est pas ainsi que le MR comprend le sens du mot « responsabilité ». Le MR ne se dérobe jamais. Nos électeurs ne l’auraient d’ailleurs pas accepté. Ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Nous devions permettre à la Wallonie de renouer avec un projet cohérent, lisible et efficace.

Willy, après un excellent boulot durant trois ans au gouvernement fédéral, tu as prouvé à tous ta détermination. Tu es cette force tranquille dont la Wallonie a besoin pour entamer son redressement.

Tu as accepté la lourde tâche de diriger ce nouveau gouvernement. C’est une immense responsabilité. Mais la Wallonie, tu la connais comme ta poche. Tu connais ses problèmes et tu connais aussi ses nombreux atouts.

Tu feras de l’excellent travail. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu disposes d’une équipe de rêve. Pierre-Yves à l’Economie et à l’emploi. Jean-Luc au Budget et à l’Energie. Et Valérie aux Pouvoirs Locaux et au Logement. Et quand je vois les premières décisions de ce gouvernement wallon , comme la suppression de la télé-redevance, deux mots me viennent à l’esprit : promesse tenue !

 

Nous avons assisté cet été à une véritable recomposition du paysage politique francophone. Jamais auparavant la situation politique n’a été aussi claire et limpide.

Les francophones ont désormais le choix entre deux offres clairement identifiables. D’une part un projet de centre-droit que nous portons avec pour priorité l’économie, l’emploi et l’amélioration du niveau de vie. D’autre part une gauche aux abois qui court vers les extrêmes, en oublie sa longue histoire sociale-démocrate et que le président socialiste flamand John Crombez qualifie lui-même de communiste !

Cette gauche s’est d’ailleurs trouvé un nouvel allié en la personne du président de Défi qui a démontré ces dernières semaines que ses alliances bruxelloises avec le PS étaient plus importantes que l’avenir des francophones. L’enseignement revêt pour nous une telle importance que, contrairement à Défi, nous étions prêts à prendre nos responsabilités. Nous voulions une authentique alternance et une cohérence avec l’action que nous menons au fédéral et maintenant en Wallonie. Cela passait par la constitution de majorités sans le Parti Socialiste.

Cette dualisation de l’échiquier renforce le rôle du MR qui se pose en grand parti populaire et responsable, garant de la stabilité institutionnelle de notre pays.

Mais il faut aussi raviver la confiance. Il faut retendre le lien parfois distendu avec le citoyen. Et cela ne peut se faire que par un renouveau démocratique.

Nous entendons poser en Wallonie les fondations d’une ère nouvelle, libre et responsable. Celle de l’éthique, de l’efficacité et de l’assainissement de la vie publique. Il est temps de mettre fin aux abus qui écœurent à juste titre nos citoyens. Le gaspillage des deniers publics est inadmissible et nous le pourchasserons. Chaque Euro dépensé doit être un Euro efficient.

Notre projet de refondation de la gouvernance s’articule autour de la transparence, de la participation, de la responsabilité et de la performance.

Avec ce lien de confiance renoué, nous pourrons aligner la politique économique wallonne sur la politique menée au niveau fédéral. Car après trois ans de travail sous les insultes et les attaques de l’opposition, les résultats sont là.

Le nombre de demandeurs d’emplois n’a jamais été aussi bas depuis 25 ans et la tendance se poursuit dans toutes les régions du pays. 135.000 emplois ont été créés depuis l’installation du gouvernement fédéral. Nous dépassons les pronostics les plus favorables en la matière et selon le Bureau fédéral du Plan, pas moins de 262.000 emplois devraient aussi être créés en Belgique entre 2017 et 2022. Cette évolution ramènerait le taux de chômage au niveau le plus bas depuis les années 1980.

La création d’entreprises n’a jamais été aussi élevée sur les dix dernières années. Et le nombre de faillites n’a jamais été aussi bas depuis 6 ans.

Et pour la première fois depuis 2009, le pouvoir d’achat des belges est reparti à la hausse. Il y a d’une part les effets du tax shift : la diminution des charges pesant sur le travail a déjà permis d’augmenter les salaires les plus bas de 80 € nets par mois. Les prochaines étapes en 2018 et 2019 permettront à tous les travailleurs d’obtenir entre 70 et 140 euros net par mois en plus comparativement à 2014. A cela s’ajoutent les augmentations salariales liées aux accords issus de la concertation sociale et au mécanisme préservé d’indexation automatique des salaires.

Les pensionnés aussi bénéficient de l’action du gouvernement fédéral. Toute une série de pensions augmentent d’ailleurs en ce mois de septembre. Depuis le début de la législature, l’augmentation des pensions minimales par rapport à 2014 est à ce titre très significative. Par exemple, le gain pour un isolé avec une carrière complète est de 89 euros par mois pour un salarié et de 151 euros par mois pour un indépendant.

L’OCDE, quant à elle, a salué les efforts accomplis par la Belgique pour appliquer ses recommandations et a pointé plus particulièrement les réformes en matière de pension et en matière fiscale afin de baisser les prélèvements sur le travail.

Voilà la preuve que la vie quotidienne des jeunes, des familles, des travailleurs et des pensionnés est réellement en train de s’améliorer. Ce ne sont pas des promesses ou une interprétation flatteuse des chiffres. Ce sont des éléments concrets, que nos citoyens peuvent vérifier en regardant leur fiche de paie, le montant de leur pension et donc leur pouvoir d’achat.

 

Chers amis, chères amies,

Je m’en voudrais de faire patienter encore plus longtemps notre Premier Ministre qui brûle d’impatience de se rendre dans ses attractions préférées.

Et je voudrais conclure en vous rappelant que nous sommes face à des défis importants. Beaucoup de problèmes sont pour nous source d’inquiétude. La situation mondiale est instable. La menace du terrorisme est toujours bien présente. La montée des extrémismes de droite et de gauche est une réalité.

Nous avons les cartes en main pour faire face à une bonne partie de ces défis. Le libéral est optimiste et ne croit pas à la fatalité.

Nous avons engrangé d’excellents résultats ces dernières années. Le MR se caractérise par son travail, par son sens des responsabilités, par son audace. Il a osé casser les codes de la vie politique traditionnelle.

Quand les anciennes solutions sont inadaptées, il faut innover. Cela nécessite de prendre des risques. Cela implique le danger de se tromper. Cela entraîne aussi des incompréhensions. Mais, pour peu qu’on se tienne à des principes fermes et solides, pour peu qu’on garde le cap, on parvient à changer les choses. On parvient aussi à changer les mentalités. C’est cela qui est le plus réjouissant.

Vive la rentrée !

Vive la liberté !

Vive le MR !"

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