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Une réforme pour aider les bénéficiaires du CPAS à se réinsérer.

<b> Responsabiliser les bénéficiaires du revenu d’intégration.</b>
<b> </b> Le Gouvernement fédéral étendra à partir de cette date le Projet Individualisé d’Intégration Sociale (PIIS) à tous les nouveaux dossiers, suite à une proposition du ministre de l’Intégration sociale Willy Borsus. Le PIIS est un instrument d’accompagnement et de suivi sur mesure, un contrat impliquant des droits et des devoirs pour les CPAS et les bénéficiaires. Ces derniers devront s’engager à effectuer diverses démarches pour s’intégrer dans la société (suivre des formations, effectuer un stage...). Il sera aussi possible de réaliser un service à la communauté, sur base volontaire. Il fera partie du contrat que le bénéficiaire signe avec le CPAS afin de contribuer au trajet de développement personnel du bénéficiaire et de lui permettre de contribuer à la vie en société. L’objectif de la réforme est très clair : responsabiliser les bénéficiaires et les placer sur les rails de la réinsertion sociale et professionnelle.
<b> Les CPAS y sont favorables</b>
Tous les nouveaux bénéficiaires du revenu d’intégration bénéficieront donc d’un PIIS, y-compris les réfugiés. Actuellement, seuls les moins de 25 ans en bénéficient. Selon une étude réalisée par l’Université Saint-Louis Bruxelles et la Karel de Grote Hogeschool Antwerpen, la majorité des CPAS considèrent le PIIS comme un cadre de soutien ayant la force et le dynamisme d’un instrument d’accompagnement. Il aide les bénéficiaires à mettre des mots sur leur problème, à l’identifier et à définir une stratégie à partir de leur propre situation concrète. « <i> Il ne s’agit pas de faire du PIIS un instrument bureaucratique supplémentaire </i> », explique Willy Borsus. « <i> L’idée est de simplifier le travail administratif des CPAS afin de libérer du temps pour le travail social </i> ».
Un outil informatique sera mis gratuitement à la disposition des CPAS pour gérer les PIIS d’une manière simple.
<b> Un suivi sur mesure.</b>
Le ministre de l’intégration sociale rappelle aussi que des contacts réguliers sont prévus avec les bénéficiaires pour assurer le suivi des PIIS. Trois évaluations devront avoir lieu par an avec le bénéficiaire et en cas de non-respect des éléments repris dans le PIIS, les CPAS pourront recourir plus vite à des sanctions progressives (suspensions du revenu d’intégration sociale d’un mois maximum et de trois mois maximum en cas de récidive).
Selon Willy Borsus, ministre de l’Intégration sociale, « <i> On constate une croissance du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration d’année en année. Le nombre des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale devrait avoisiner les 40 000 personnes en 2017. Il est dès lors important d’investir dans une politique permettant à ces personnes de se réintégrer durablement dans la société et de retrouver le chemin du travail.</i> »
Le financement accordé aux CPAS se concrétise par une augmentation de 10% du taux de remboursement pris en charge par le fédéral concernant les dossiers de RIS. Ce même financement sera également accordé aux CPAS qui concluent des PIIS avec des bénéficiaires pour lesquels un PIIS n’est pas obligatoire.
Cette mesure constitue un soutien complémentaire et un encouragement à étendre plus rapidement le PIIS à tous. Les CPAS bénéficieront de ce financement supplémentaire de 10% pour une période maximale d’une année, pouvant éventuellement être prolongée d’une année supplémentaire.

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Dès le 1er septembre, toutes les personnes qui reçoivent le revenu d’intégration bénéficieront d’un soutien pour retrouver le chemin de la vie active.

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