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Publié le 22 février 2010
Après le coup de canif dans le contrat de l'Olivier, le Secrétaire d'Etat Emir Kir a dévoilé ce matin les contours de son projet alternatif au contrat de projet professionnel (CPP) : la mise en place de tables-rondes avec les jeunes et les acteurs des contrats de quartier, des missions locales et de la cohésion sociale, pour réfléchir à des modules d'orientation et de détermination professionnelles ! Ces derniers devraient être intégrés dans un plan stratégique de formation qui sera développé au cours de la législature...

«Emir Kir a essayé de nous faire croire en son temps qu'un budget de 400.000 EUR serait capable d'offrir à la fois des formations aux jeunes épaulés par le CPP, de faire face au défi démographique, mais aussi d'étoffer les filières qualifiantes aux métiers verts. Hier encore, il plaidait la nécessité d'unir main dans la main la Région et la Cocof pour vaincre la bataille de l'emploi», rappelle la Députée Françoise Schepmans, «Or, que voit-on aujourd'hui ? Adieu déjà les méthodes qui ont montré leur succès en Flandre, en Allemagne, au Royaume-Uni ? A Bruxelles, certains estiment manifestement avoir le temps avec eux, alors que l'on compte jusqu'à 40% de jeunes chômeurs dans certains quartiers ! On va renouer le dialogue, retendre le lien, palabrer, interroger le secteur et donner la parole aux moins de 25 ans, fort bien, mais il s'agit une fois de plus d'un diagnostic et non d'une solution durable.»
Isolé au cœur d'un Olivier où Ecolo et le PS semblent décidés à revoir ce qui était pourtant un des axes forts de la législature, le CDH a rétorqué par la voix du Ministre Benoît Cerexhe que l'obligation d'un coaching renforce sensiblement les chances de retrouver un emploi. Pour la députée bruxelloise, «C'est exact mais il faut passer à l'acte, à savoir décloisonner les budgets des institutions. Si la Cocof n'est pas capable de financer son offre, il faut donc permettre des arbitrages budgétaires afin que la Région soutienne les politiques de formation via des accords de coopération. Nos 17.000 jeunes au chômage ne sont pas pour autant en décrochage social, contrairement à ce que prétend Emir Kir, ils ont besoin d'un vrai parcours qualifiant et, surtout, d'un emploi !»
Françoise Schepmans ne manquera pas d'interroger dans les prochains jours tant Emir Kir que Benoît Cerexhe sur cette cacophonie irresponsable au sein des oliviers bruxellois.