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Publié le 06 octobre 2009

Les Parlementaires du Mouvement Réformateur ont saisi mardi toutes les assemblées parlementaires où ils siègent de textes dans lesquels ils demandent que le port ostentatoire de signes convictionnels - religieux, politiques, philosophiques - et aussi le port de tout vêtement masquant le visage, soient à l'avenir bannis dans la fonction publique et dans l'enseignement obligatoire.
Une proposition de loi interdit aussi de se présenter le visage masqué ou dissimulé dans les espaces publics, sous peine d'une amende ou d'un emprisonnement, sauf exception autorisée par la commune,
Ces textes et propositions demandent également l'instauration d'un cours de philosophie dans l'enseignement secondaire et veulent rendre obligatoires des cours communs aux élèves qui suivent des cours de religion ou de morale.
Ces propositions sont le résultat d'une vaste réflexion sur l'interculturalisme menée par le MR depuis plusieurs mois et qui a débouché sur dix propositions pour améliorer le «vivre-ensemble».
Les textes recouvrent un ensemble de déclaration de révision de la constitution, propositions de décrets, de résolutions et d'ordonnances qui devraient être discutées dans les Parlements fédéraux, wallon, bruxellois et de la Communauté française.
«Le MR espère que les autres partis démocratiques se joindront à lui pour soutenir ces textes, et prendront eux aussi leurs responsabilités,» a expliqué mardi Didier Reynders, Président du MR lors de la présentation des textes à la presse par les Parlementaires réformateurs dans les locaux du Parlement bruxellois.
Tous les chefs de groupe parlementaire MR étaient présents à la conférence de presse: Daniel Bacquelaine, Président du groupe de travail et Chef de groupe à la Chambre ; Christine Defraigne, Chef de groupe au Sénat, Didier Gosuin et Vincent De Wolf, Chef de groupe et Chef de groupe adjoint à Bruxelles ; Françoise Bertieaux, Chef de groupe à la Communauté française ; Richard Miller, Député wallon et Président de l'Intergroupe ; Françoise Schepmans et Michel Colson, Chef de groupe et Chef de groupe adjoint à la Cocof.
Pour le MR, le temps est venu de «passer à l'acte» au moment où s'amorcent les Assises de l'interculturalité, qu'il craint de voir se résumer à un cénacle infructueux.
Il est en effet temps de prendre ses responsabilités alors que les problématiques de l'intégration et du choix d'un modèle de société reviennent régulièrement dans l'actualité, à travers différents sujets comme le port du voile à l'école, les violences dans les quartiers en difficulté ou le statut de la femme dans certaines communautés. Trop longtemps, le débat a été enfoui dans les oubliettes de diverses commissions. Trop souvent d'aucuns ont vilipendé, au nom du politiquement correct, celles et ceux qui doutaient de la pertinence des politiques d'intégration menées jusqu'alors.
Le MR pense, au contraire, que le politique doit poser un choix clair quant au modèle de société. C'est ce que les Réformateurs s'engagent à faire.
C'est en référence aux valeurs universelles que le MR s'oppose au port de la burqa ou du niqab, car c'est par le visage que se manifeste notre humanité. Dans une société fondée sur la rencontre entre tous, l'on ne peut renoncer au principe du «reconnaître pour connaître».