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COCOF Et, malgré tout, le groupe MR a souhaité une très belle fête à la COCOF…

Publié le 28 septembre 2009

Deux événements ce week-end : la Fête de la Communauté française et le 20ème anniversaire de la Commission Communautaire Française (COCOF).

Outre les membres francophones du gouvernement bruxellois et le secrétaire d'Etat néerlandophone à la Mobilité Bruno De Lille, tous les Président(e)s des Parlements francophones et germanophone du pays étaient de la partie, comme l'était aussi Armand De Decker, Président MR du Sénat.

Une fête sur fond de gouffre budgétaire abyssal pour cette institution bruxelloise responsable d'une série de matières liées aux quelque 900.000 francophones qui vivent à Bruxelles.

Et, malgré tout, le groupe MR a tenu à souhaiter une très belle fête à la COCOF..., non sans ironie.

Françoise Schepmans

Françoise Schepmans, chef du groupe MR au Parlement francophone bruxellois, a regretté que «l'Olivier I parlait déjà en son temps de solidarité et de liens entre les entités politiques, aujourd'hui, l'Olivier II parle de synergies et de passerelles comme il l'a fait en vain depuis 2004.»

«Sur la forme, nous avons droit à une certification '100% recyclé', sur le fond, c'est encore mieux, il y a une garantie '0% émissions' de propositions sur les grands chantiers. Cela fait des années que l'Olivier nous parle de synergies entre les Francophones mais lorsqu'il s'agit d'aborder la question cruciale des finances exsangues de la COCOF, les travées sont subitement désertes,» a constaté Françoise Schepmans

«Nous sommes venus au secours de la Communauté française lorsqu'elle était au plus mal sur le plan budgétaire, pourquoi donc est-ce que l'on ne renvoie pas l'ascenseur aux Francophones de Bruxelles ? Il y a un hiatus inquiétant entre les mots et les actes de l'Olivier. Quant à la gestion même  des politiques, certain réalisent seulement aujourd'hui que la COCOF est restée trop longtemps en retrait alors que la Communauté française et la Région wallonne ont coopéré ensemble sur de nombreux dossiers comme la formation, l'utilisation conjointe d'infrastructures et des projets culturels,» a poursuivi la chef de groupe MR.    

«De la solidarité aux synergies, l'Olivier recycle son vocabulaire durable,» a-t-elle ajouté.

«S'il y a une unanimité au sein de la classe politique bruxelloise pour souligner le déficit de visibilité de la COCOF dans le fédéralisme d'Etat ainsi que ses difficultés financières face à des besoins de plus en plus croissants, aucun débat sur son futur n'est ouvert : « pourquoi pas une réflexion sans tabous ni exclusives sur la manière d'améliorer la visibilité et l'efficacité des politiques francophones, sur leurs moyens financiers et sur l'optimalisation générale des structures ? Voilà ce qui aurait été important d'aborder en ce jour du 20ème anniversaire ! Il n'y a pas eu un mot à ce sujet dans la déclaration-programme lue en juillet dernier par Christos Doulkeridis,» a conclu Françoise Schepmans.  

Et pour en revenir à la Communauté française, peut-être portera-t-elle à l'avenir un nouveau nom.

Le MR vient en tous cas de déposer sur le bureau du parlement de la Communauté française une proposition de résolution visant à imposer la dénomination «Fédération Wallonie-Bruxelles» dans les communications de la Communauté française, de son gouvernement, de ses institutions, de son administration et de ses services.

Elle est du Député MR Richard Miller et a été contresignée par deux autres Députés MR, Françoise Bertieaux et Didier Gosuin.

«Il s'agirait ainsi de tirer les leçons des travaux du groupe Wallonie-Bruxelles en affirmant la solidarité entre Francophones de Bruxelles et de Wallonie, et en prenant en compte la dimension régionale, affirmation de l'actuelle Communauté française comme lien entre les deux Régions wallonne et bruxelloise, fusion des exécutifs...,» ont expliqué les Députés MR. 

Pour Richard Miller, ancien ministre de l'Audiovisuel et de la Culture, la notion de «Communauté» est, de surcroît, devenue équivoque dans la société pluriculturelle actuelle.

Cocof