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Publié le 01 avril 2009
Ce mardi soir, Didier Reynders était à Libramont pour présenter, aux côtés de tous les candidats, la liste MR qui défendra le projet Réformateur pour l'arrondissement de Neufchâteau-Virton lors des élections régionales du 7 juin prochain.
« Le Mouvement Réformateur a connu une situation particulière en 2004 à Neufchâteau-Virton. Alors que nous y avions gagné, la règle de l'apparentement a eu pour conséquence la perte du siège MR pour l'arrondissement », a rappelé, d'entrée, Didier Reynders. « Nous trouvons aujourd'hui assez logique que Gérard Mathieu retrouve ce siège. »
Le Président du MR a souligné la volonté des Réformateurs de poursuivre ce qu'ils ont entrepris. Depuis 2004, où le MR, n'ayant concédé que 0,2% des voix mais également la première place à Bruxelles, s'était retrouvé dans l'opposition et avait perdu 9 Ministres, le Mouvement Réformateur a assuré, en 2006, sa présence dans de nombreuses provinces et communes, avec des majorités variées, et, en 2007, est devenu la 1re formation en Communauté française. Un statut considéré comme une référence aujourd'hui dans l'esprit de nombre de commentateurs « qui me demandent ainsi à fréquence régulière si je pense que le MR sera encore la 1re force en Wallonie... », a indiqué Didier Reynders.
Dans cet esprit, « tandis que d'autres vont perdre sur leur bilan - faillite du Forem, gâchis de l'enseignement... - nous, on va tenter de gagner sur notre projet », a-t-il poursuivi. « Alors que des Ministres ont cru pouvoir tout régenter à partir du Gouvernement, nous, nous voulons faire beaucoup plus confiance aux personnes, aux forces vives, à la société civile et en leur capacité à développer leurs propres projets. Nous sommes prêts à travailler beaucoup plus en partenariat avec les Wallons et les Bruxellois. » En province de Luxembourg, nous voulons par exemple davantage investir dans l'agroalimentaire, en stimulant, notamment dans la filière du lait, la plus-value liée aux produits transformés.
Si le MR est fort d'un projet, il est également fort d'une équipe soudée, avec à sa tête le tandem Gérard Mathieu - Dominique Tilmans. « Nous avons voulu la liste la plus complémentaire et la plus équilibrée », a déclaré la tête de liste Gérard Mathieu, Conseiller provincial, avant de présenter, avec simplicité et convivialité, la 2ème effective, la sénatrice et Présidente de la Fédération Dominique Tilmans, puis les quatre candidats suppléants. C'est Vincent Wauthoz, Conseiller communal et provincial de Virton, qui occupera la 1re suppléance ; Anne Laffut, la jeune Bourgmestre de Libin, qui sera deuxième suppléante ; et Josette Adam, Conseillère communale et ex-Présidente du CPAS de Chiny, qui sera troisième suppléante. Le Bourgmestre de Bertrix, Olivier Boclinville, fermera la marche à la dernière suppléance.
Complémentairement aux axes du projet mis en avant par Didier Reynders, Gérard Mathieu a livré certaines autres spécificités provinciales telles que l'importance de faire exister le Luxembourg, vu un éloignement vis-à-vis des centres de décision ayant pour conséquence que les problèmes s'y posent avec encore plus d'acuité ; la question de l'encadrement des étudiants (kots, etc.) ; l'importance de l'entretien du réseau routier, très étendu et soumis à un climat plus rude ; la santé ; l'enseignement ; l'écologie ; notamment.
Au rang des priorités, la tête de liste a aussi mis l'éthique à l'avant-plan. « C'est ainsi, a-t-il précisé, que je me suis engagé à me retirer au bout de trois ans et à céder la place à celui qui aura, en face de son nom, le plus de voix. » C'est dans cet esprit également qu'il a énoncé, en guise de maxime, qu'il ne faut pas promettre trop : « il faut promettre quand nous sommes sûrs mais pas quand nous ne pouvons pas ».
Concluant sur ce thème, Didier Reynders a rappelé que, « pour toutes les listes, il s'est agi de placer des candidats montrant une grande crédibilité vis-à-vis de l'entité visée ». « La bonne gouvernance, que nous voulons, au même titre qu'une formation comme Ecolo par exemple, traduire concrètement dans les faits, impose que les candidats qui portent une liste et son projet s'engagent à siéger là où ils sont élus », a-t-il insisté.