Vous ne disposez pas du JavaScript. Pas de problème, le site MR.be est prévu pour fonctionner sans celui-ci. Nous vous conseillons cependant de l'activer afin que votre visite en soit meilleure.
Publié le 18 mars 2009
Le pape Benoît XVI a tenu des propos «irresponsables» en déclarant au cours de son actuelle tournée africaine que l'utilisation des préservatifs aggravait le problème du SIDA, s'est indigné Charles Michel, Ministre de la Coopération au Développement.

«Je suis scandalisé par ces déclarations. Ce sont des propos irresponsables qui mettent en péril les efforts massifs fournis par ceux qui luttent contre ce fléau,» a tonné Charles Michel en protestant avec force contre la répétition de ce type de déclarations. la
«Le préservatif demeure en l'état un moyen déterminant de prévention contre la diffusion de cette maladie. De tels discours mettent les populations vulnérables en danger,» a ajouté le Ministre MR de la Coopération.
Rappelons qu'en marge de sa visite au Cameroun entamée ce mardi 17 mars, Benoît XVI a déclaré que «la distribution de préservatifs n'est pas une solution pour lutter contre l'épidémie de SIDA qui sévit dans le monde. Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème.»
L'Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2 millions d'enfants âgés de moins de 15 ans.
En 2006 seulement, près de 8 000 adultes et enfants sont décédés chaque jour du SIDA, selon les chiffres publiés par les grandes institutions internationales qui luttent contre la maladie.
Cinquante-neuf pour cent des personnes séropositives en Afrique sont des femmes ; les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois (et, dans certains endroits, de quatre à cinq fois) plus élevé d'être infectées par le VIH que les hommes de la même tranche d'âge, ce qui tient pour l'essentiel à l'inégalité entre les sexes, au manque d'instruction et au faible statut socio-économique.
Et pourtant le SIDA est une infection absolument évitable, et des progrès prometteurs sont observables à cet égard. Même en l'absence de vaccin, les adultes peuvent se prémunir contre le VIH par la modification de leurs comportements, le recours aux préservatifs et par d'autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres.