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Publié le 06 juin 2008
6 juin 2008
Les intérêts notionnels, «aimants» pour les investissements étrangers, s'invitent au MR
Les intérêts notionnels, «parfois décriés, souvent courtisés», mais qui confirment chaque jour leur rôle de véritables «aimants» pour les investissements étrangers et donc un facteur clé de développement de l'économie et de l'emploi, s'étaient invités jeudi soir au siège du MR.
Didier Reynders, le Président du MR, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances, y a accueilli une soixantaine de personnes dans le cadre de la tournée «De vous à nous,» le road show réformateur de 65 étapes qui permet à tout un chacun d'interroger nos mandataires et des experts invités, dans tous les domaines.
Jeudi, Philippe Lambrecht, Secrétaire général de la Fédération des Entreprises Belges (FEB) a cité un «chiffre tout simple» :
«En 2007, les augmentations de capital ont été en hausse de 114 milliards d'euros, soit une croissance de 250 % par rapport à 2005 (année de l'introduction de la mesure). On voit directement l'impact des intérêts notionnels... Une série de grands groupes sont restés en Belgique grâce aux intérêts notionnels...»
Était présent aussi à cette soirée «De vous à nous,» Christian Chéruy, avocat, spécialiste en droit fiscal, et conseiller d'investisseurs étrangers :
«Il est aujourd'hui établi que ce sont les pays avec des résultats macro-économiques, une croissance solides, et donc avec une fiscalité fluide, attrayante, qui vont en réalité se partager la taille du lion. L'introduction des intérêts notionnels était nécessaire, et le sera encore plus demain.»
Et encore Patrick Lizin, Directeur externe de Glaxo Smith Kline Biological à Wavre, une des entreprises bénéficiaires des intérêts notionnels et aussi l'un des plus gros investisseurs étrangers en Wallonie.
Les intérêts notionnels, qui constituent un avantage fiscal accordé aux entreprises qui procèdent à des investissements sur leurs fonds propres, une mesure introduite en 2005 par Didier Reynders, sont visiblement fort appréciés, puisque un tiers des entreprises interrogées jugent la pression fiscale plus favorable qu'avant dans notre pays.
C'est le constat du baromètre de l'attractivité belge publié par la société de consultance Ernst & Young, qui place la Belgique dans le top 5 des pays européens les plus attractifs aux yeux des investisseurs étrangers.
Ernst & Young a dressé, en collaboration avec le Professeur Sleuwaegen (KULeuven et Vlerick Scool), une liste de huit recommandations concrètes «susceptibles de renforcer davantage encore l'attractivité de la Belgique à l'avenir, » et qui comprend notamment la diminution de l'impôt des sociétés, le maintien et la promotion des intérêts notionnels, l'introduction rapide d'une consolidation fiscale, la poursuite des investissements en innovation et R&D et le maintien du niveau de nos infrastructures.
Bref, des mesures que Didier Reynders, le MR et l'Open VLD n'ont cessé de mettre en œuvre et d'encourager. Et que le Vice-Premier Ministre entend encore développer.
«On ne trouve pas mieux dans l'Union européenne comme incitant. Nous avons déjà prévu de reprendre des tournées de promotion à l'étranger, axées sur les intérêts notionnels, le ruling, l'exonération du précompte pour les chercheurs ainsi que le tax-shelter pour les productions cinématographiques et audiovisuelles,,» rappelle volontiers Didier Reynders.
Les intérêts notionnels permettent aux entreprises de bénéficier d'une diminution de l'impôt qui passe de 33.99 à 26% à condition qu'elles consentent à faire des investissements sur leurs fonds propres.
Pour Ernst & Young, la qualité des infrastructures, tant au niveau du transport, de la logistique et des télécommunications, et la qualité de vie restent les atouts traditionnels de la Belgique.
Le coût salarial et la pression fiscale restent par contre des handicaps économiques souvent cités par les investisseurs, mais dans une moindre mesure qu'auparavant.
Avec 175 nouveaux projets d'investissements enregistrés en 2007, contre 185 en 2006, la Belgique garde sa cinquième position, derrière les pays moteurs de l'Union européenne que sont le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne ou l'Espagne.
Si la Belgique a pu maintenir sa position, c'est en grande partie grâce au bon résultat de la Région bruxelloise (42 projets) qui voit sa part de marché en termes d'investissements étrangers s'accroître de 18 à 24 %. Bruxelles doit cette hausse significative à sa position centrale et à la proximité des institutions européennes. La Flandre continue par contre à perdre du terrain (89 projets), passant de 57 à 50,8 %. Quant à la Wallonie, elle reste stable à 25,2 % des investissements.
Les Etats-Unis restent le principal investisseur en Belgique (49 projets), devant la France (21), le Royaume-Uni (16) et les Pays-Bas (14).
Toujours selon l'étude Ernst & Young, la Belgique peinait jusqu'à l'année dernière à attirer de nouveaux projets et suscitait davantage des investissements d'expansion d'entreprises existantes.
Les chiffres de 2007 révèlent une remarquable amélioration avec 74 % des investissements étrangers concernant des nouveaux projets, ce qui représente une augmentation d'un peu moins de 20 % par rapport à l'année précédente (55,1 %).