Denis Ducarme et Sophie Wilmès , ministres fédéraux, regrettent que l’opposition rejette la proposition du Premier ministre. Il était question de collaborer ensemble, Gouvernement et Parlement, dans l’intérêt de la Belgique et de ses concitoyens. Désormais, les affaires courantes vont engendrer de l’instabilité et de l’immobilisme.

L’objectif est clair: collaborer avec le Parlement

L’intention du Premier ministre est de collaborer avec le Parlement. L’objectif est de laisser la main au Parlement sur une série de projets partagés avec le Gouvernement. Ainsi, il a été notamment question durant plusieurs mois de trouver des solutions sur la réduction de la facture d’électricité et sur les fins de carrière.

Il y avait une proposition concrète. La méthode prônée par Charles Michel consistait à envoyer des arrêtés royaux au Parlement et des projets de loi au Gouvernement. Mais il est difficile pour le Gouvernement de discuter avec le Parlement avec un fusil sur la tempe.

L’intérêt des citoyens doit primer.Il est impératif d’agir de façon responsable.Or, c’est une autre partie qui s’est jouée hier.

Pour Denis Ducarme, la motion déposée hier n’est pas une motion de méfiance mais une motion de vengeance. Elio Di Rupo avait pourtant indiqué qu’il ne déposerait pas de motion de méfiance. Selon le ministre, le débat politique a manqué de maturité.

Regrettable de ne pas travailler ensemble

Pour Denis Ducarme, l’opinion publique n’est pas dupe. A partir du moment où le S.P.A, le PS et les Verts envoient une dépêche à l’agence Belga pour dire qu’ils vont déposer une motion de méfiance, ils ne veulent pas répondre positivement à la proposition du Premier ministre. Il est regrettable que ces partis ne désirent pas travailler ensemble pour l’intérêt du pays et de ses concitoyens.

Le Premier ministre a consulté et écouté les groupes parlementaires sur des sujets tels que les soins de santé et la facture d’électricité. Par conséquent, il est normal qu’il retourne vers le Parlement afin d’indiquer son souhait de travailler ensemble sur les thématiques évoquées précédemment.

Les affaires courantes ne sont pas un mode de gestion de l’état

L’erreur fondamentale d’Ecolo et du PS est de penser qu’il est possible d’être en affaires courantes sans toucher à la stabilité de la Belgique. En 2010-2011, lors des 541 jours sans Gouvernement, la situation était différente. A l’époque il était question d’un autre Parlement et de taux d’intérêt mis sous pression.

Pour la ministre du budget Sophie Wilmès, les affaires courantes ne sont pas un mode de gestion de l’état. Il s’agit de la conséquence d’une démission.

Concernant les élections anticipées, voter 3 fois en 6 mois n’est pas une bonne idée pour les citoyens. Les élections régionales pèseront sur la mise en place des coalitions. Par définition, cela provoquera davantage d’immobilisme pour la Belgique.

Affaires courantes = aucune nouvelle politique ni initiative

Le budget est discuté en commission en 12e provisoire. Il s’agit du budget de l’année précédente divisé en 12, en référence au nombre de mois. Les différents départements ont la possibilité d’utiliser ce budget pendant 3 mois. Tous les trimestres, il y a l’obligation de revenir devant le Parlement. Par conséquent, aucune nouvelle politique et initiative ne sont prises.

Sophie Wilmès rappelle que le budget 2019, désormais supprimé, contient, entre autre, l’enveloppe bien-être. Cette dernière fournit la capacité d’augmenter les allocations les plus basses en termes de chômage et de pension. Le budget prévoyait également des montants supplémentaires pour engager des policiers ainsi que développer le RER.