Trois insecticides dangereux pour les abeilles ne pourront plus être utilisés. Ces néonicotinoïdes perturbent et tuent les butineuses.

Les abeilles victimes collatérales

Le secteur betteravier et des chicorées utilise beaucoup ces insecticides néonicotinoïdes. Généralement, les semences de betterave et de chicorée sont enrobées d’un néonicotinoïde. Ce processus permet de lutter contre les pucerons, vecteurs de la jaunisse. Cette maladie peut faire perdre plusieurs dizaines de pourcents en productivité. Effectivement, la jaunisse fait flétrir les feuilles, voire les casse, et la photosynthèse ne peut plus se faire.

Malheureusement, ces néonicotinoïdes sont également présents dans le pollen que viennent butiner les abeilles. Cela peut les perturber, les désorienter, les tuer.

Une interdiction européenne

Face à ce constat, l’Union européenne a décidé, au bout d’un vote serré, de supprimer trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles. Il n’y aura pas de période transitoire.

Possibilités de dérogation

Notre pays a un secteur betteravier très développé. 10% des surfaces cultivées en Belgique sont couvertes de betteraves ! Ce secteur génère 8000 emplois. La sensibilité de ce dossier est donc importante.

En outre, la Belgique est le seul pays européen frappé, sur la quasi-totalité de son territoire, par la jaunisse.

Le MR est favorable à une interdiction de ces insecticides dangereux pour les abeilles. Les Libéraux souhaitent en effet une activité agricole durable et respectueuse du cadre de vie.  Néanmoins, le MR privilégie une sortie progressive des néonicotinoïdes. « Nous devons trouver des alternatives respectueuses de l’environnement et des insectes pollinisateurs.  » explique Denis Ducarme, Ministre fédéral de l’Agriculture.  » Il y a des possibilités de dérogation conformément au droit européen. On peut par exemple envisager une utilisation en cas d’urgence pendant 180 jours pour la betterave par exemple ».

 

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