Tout le monde est conscient du grave problème écologique que pose l’utilisation du plastique. Surtout quand celui-ci est à usage unique… Paille, gobelet, bouteille, l’Europe a décidé d’agir.

Un océan de plastique

Quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. L’urgence est là, et nous devons agir maintenant.

En 2017, la production mondiale de plastique était de 348.000.000 de tonnes. 20% émanent de l’Union européenne.

Chaque année, entre 4,8 et 12,7 millions de tonnes de plastique terminent dans les océans.  Selon certaines études, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons d’ici 2050 dans nos grandes étendues bleues. Avec, actuellement, 150 millions de tonnes de plastique dans les océans, ce n’est pas étonnant…

L’urgence d’agir

Face à ces chiffres effrayants, l’Europe a décidé de taper du poing sur la table. Et elle tape fort.

La Commission européenne de l’environnement a approuvé de nouvelles règles qui s’attaquent aux produits en plastique à usage unique les plus retrouvés sur les côtes européennes. Ces derniers, combinés avec les déchets de la pêche, représentent 70% de la pollution marine.

Les bouteilles, filtres de cigarette, cotons-tiges, couverts, pailles, sacs en plastique, sont les produits les plus retrouvés dans nos océans. Et pourtant des alternatives existent !

Pour les plastiques à usage unique pour lesquelles des alternatives existent (couverts, assiettes, cotons-tiges, pailles, touillettes, tiges pour ballons…), la Commission demande purement et simplement leur interdiction dès 2021.

Mais la députée européenne MR Frédérique Ries, rapporteuse de la Commission Environnement pour le Parlement européen veut aller encore plus loin. Ce dernier a compris le message et a décidé de préconiser des règles supplémentaires comme l’interdiction des sacs plastiques ultra-légers, des emballages en plastique oxodégradable (qui se fractionnent avec le temps en multipliant les petits déchets plastiques), aux contenants alimentaires et pour boissons en polystyrène expansé, etc.

Par ailleurs, il y a une très forte volonté de diminution des déchets de filtres de cigarettes. Un objectif ambitieux existe de moins 50% en 2025 et moins 80% en 2030.

Enfin, l’Europe veut une affirmation du principe pollueur-payeur. La charge de la collecte et de l’élimination des déchets doit glisser du pouvoir public vers les producteurs de ces déchets.

 

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