Le ministre fédéral du Budget David Clarinval a pris connaissance ce jeudi matin des prévisions économiques de la Commission européenne pour les Etats membres pour la période 2019-2021.

La Commission confirme un ralentissement de la croissance dans la plupart des pays européens. Ceci est lié aux incertitudes internationales actuelles, notamment les conséquences du Brexit. A politique inchangée, elle prévoit pour notre pays un déficit budgétaire de 2,3% du PIB en 2020, soit près de 11 milliards d’euros. C’est en grande partie la résultante de l’augmentation mécanique des dépenses en matière de pensions et d’assurance maladie-invalidité, dans un contexte économique marqué par un ralentissement généralisé qui impacte également les finances publiques.

« Je prends acte de ces prévisions, qui correspondent à ce que nous connaissions ou pressentions », réagit David Clarinval. « Durant la législature précédente, nous avions réussi à réduire le déficit budgétaire de façon conséquente, de manière raisonnable et raisonnée. Nous avions également veillé à apporter régulièrement des mesures correctrices dès que c’était nécessaire. Ceci n’est malheureusement plus possible dans un contexte d’affaires courantes. »

« Dès début septembre, le rapport du Comité de monitoring évoquait l’aggravation de la situation en l’absence de mesures budgétaires nouvelles », poursuit le ministre du Budget. « Cela démontre bien, s’il en était encore besoin, l’absolue nécessité de mettre sur pied le plus rapidement possible un gouvernement de plein exercice. On a assez perdu de temps ! La reprise d’un assainissement compatible avec une politique de relance de l’emploi et de poursuite de réformes structurelles de l’économie devra impérativement figurer au programme de la prochaine équipe, afin que les efforts courageux du passé ne soient pas vains. »

« Dans l’intervalle, il est primordial de ne pas aggraver la situation en se lançant dans des aventures budgétaires de dépenses nouvelles qui ne s’inscriraient pas dans un cadre global et responsable », conclut David Clarinval. « C’est d’autant plus important dans un contexte international incertain (Brexit, tensions internationales, guerres commerciales…) qui doit nous amener à ne pas succomber à la tentation d’aventures budgétaires qui mettraient à mal les efforts soutenables et courageux entrepris depuis 2014 au bénéfice des ménages et des entreprises. »