Les grands dossiers de l'année 2015 - l’asile et la migration

7 janvier 2016

 

Une rétrospective sur les dossiers du Gouvernement fédéral qui ont fait 2015.

En 2015, 31 000 personnes ont demandé l’asile à la Belgique. Elles étaient 17 000 en 2014. Face à cette situation exceptionnelle, le gouvernement a apporté une réponse humaine mais ferme.  
La guerre civile qui s’éternise en Syrie, l’émergence de l’Etat Islamique au Proche-Orient, des situations tendues en Afghanistan ou en Afrique subsaharienne : voilà les raisons qui poussent sur les routes et les mers des milliers de personnes qui viennent chercher sur le territoire européen la sécurité et un avenir meilleur.
A partir du mois de juillet, l’Office des Etrangers a constaté une hausse spectaculaire des arrivées en provenance d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan ou de Somalie. Dès le mois d’août, le gouvernement fédéral a pris ses responsabilités.  De 16.000 places en juillet, le réseau Fedasil est passé à 37.000 places en fin d’année. 10.000 nouvelles places supplémentaires sont prévues début 2016.
Demandeur d’asile ? Réfugié ? Quelle est la différence ? La réponse ici.
Le gouvernement instaure le pré-accueil
Pour des raisons de gestion et de qualité de la procédure,  l’Office des Etrangers gère 250 dossiers par jour. Vu l’afflux de demandeurs d’asile et le temps nécessaire pour l’enregistrement des demandes, un campement encadré par diverses ONG s’est installé face au bâtiment de l’Office des étrangers.
Fin août, le gouvernement a innové en créant un « pré-accueil » dans un immeuble du quartier, le WTC 3, qui peut abriter 1000 personnes en attente de leur convocation à l’Office des Etrangers. Le gouvernement a ainsi voulu éviter que des familles entières ne dorment dans la rue comme cela s’était passé lors de précédentes vagues migratoires en 2010 et 2011 à l’époque où le socialiste Philippe Courard était en charge de cette matière. D’abord limité à la nuit, ce pré-accueil a ensuite été étendu .

Nouvelles mesures du gouvernement

Le gouvernement fédéral s’est montré humain. Pour Olivier Chastel, président du MR, il n’était ainsi pas question de toucher au statut social des réfugiés ni aux allocations familiales, comme l’aurait souhaité le président de la NVA Bart De Wever. 
Cela n’empêche pas une certaine fermeté. A la fin septembre, le chef de groupe MR à la Chambre Denis Ducarme a évoqué diverses pistes de réflexion , comme la révision de la durée du statut de réfugiés.

Ces propositions ont été prises en compte par le gouvernement fédéral qui a adopté plusieurs changements : durée de travail pour les demandeurs d’asile, durée du statut de réfugié ou regroupement familial. En fin d’année, le gouvernement fédéral a également adopté un plan de répartition obligatoire par communes.
Plus de détails sur ces mesures ici. Fermeté avec les illégaux et les demandes abusives

Des campagnes de dissuasion ont été lancées sur Facebook vu le profil stéréotypé des demandes d’asile provenant d’Irak (toujours des hommes, célibataires, originaires de Bagdad et racontant tous la même histoire). Cela a contribué à réduire le nombre de demandes en provenance de ce pays. Finalement, 500 Irakiens  sont rentrés volontairement dans leur pays en 2015. Ils n’étaient que 57 en 2014. Une campagne similaire a été lancée à destination des Afghans.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat en charge de l’asile Théo Francken a fait expulser environ 1400 délinquants ou criminels en séjour illégal chez nous. La vision du gouvernement est très claire : aucun d’eux n’a un avenir dans notre pays et aucune peine alternative ne peut leur être proposée.

Un parcours d’intégration obligatoire, enfin !


Cet afflux de demandeurs d’asile a relancé le débat sur le parcours d’intégration obligatoire, réclamé depuis 10 ans par le MR.

Après des années de déni, le gouvernement wallon PS-cdH a finalement annoncé que l’ensemble des 4 phases du parcours d’intégration allaient devenir obligatoire : l’accueil, l’apprentissage de la langue, un cours de citoyenneté et l’aide à la recherche d’emploi. Il aura fallu l’exode le plus important de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale pour que le PS et le cdH changent leur fusil d’épaule sous la pression du MR .

A Bruxelles, les migrants auront le choix entre un parcours d’intégration partiel en français ou en néerlandais. Mais il n’est actuellement pas contraignant . Ce projet n’est pas à la hauteur des attentes vu qu’énormément de demandeurs d’asile s’installent en Région bruxelloise.


De manière générale, le MR déplore le manque d’ambition des entités fédérées qui devront intégrer ces réfugiés via le logement, l’école, l’emploi, l’accès aux soins de santé…

Renforcer la sécurité des frontières européennes  

Les demandeurs d’asile arrivent chez nous par la Grèce, l’Italie ou les Balkans. Dès le mois d’avril, la Belgique a plaidé pour plus de solidarité et une répartition équilibrée des demandeurs d’asile entre les Etats membres de l’Union Européenne. Notre Gouvernement s’est rapidement engagé à respecter les plans de répartition de la commission. Nous avons aussi participé activement au sauvetage de centaines de migrants en Méditerranée en y envoyant le navire Godetia puis la frégate Léopold 1er pour lutter contre les passeurs.
Si la libre circulation est garantie à l’intérieur des frontières de l’Europe, au sein de l’espace Schengen, le MR se pose des questions sur la sécurité des frontières extérieures, tant en matière de migration qu’en matière de lutte contre le terrorisme. Le MR a donc réclamé un approfondissement de l’espace Schengen .  
Lors du sommet de Malte en novembre, un plan d'action commun a été adopté. Il comporte plusieurs mesures concrètes, à commencer le déblocage de 1,8 milliard d'euros au profit d'un fonds d'aide à l'Afrique. Objectif : freiner l'exode des migrants vers l'Europe.
L’Europe a aussi décidé d’accorder une aide financière à la Turquie. Ce pays accueille en effet un nombre très important de réfugiés. Pour le premier ministre Charles Michel, en contrepartie, la Turquie doit s’engager à contrôler ses frontières , notamment avec la Syrie.
L’asile et la migration ne devraient pas quitter l’actualité en 2016. Tous les niveaux de pouvoir, depuis les communes jusqu’aux institutions européennes, continueront à subir les conséquences de la crise. Humanité et fermeté seront plus que jamais les maitres-mots du gouvernement fédéral en la matière.

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