En juin dernier, le Groupe MR déposait une proposition de résolution relative aux allocations d’études pour les étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui effectuent leurs études dans un établissement d’enseignement supérieur d’un pays limitrophe. Convaincue par cette initiative, la majorité PS-cdH a décidé de cosigner le texte déposé par les députés MR Yves EVRARD et Véronique DURENNE (et pris en considération en séance plénière cet après-midi).

Dans certaines régions de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), l’offre pour certaines filières d’études supérieures est quasi inexistante. Dès lors, l’étudiant doit, soit effectuer de très longs trajets, soit louer un kot. Or, la position géographique de la FWB permet à certains étudiants dits « transfrontaliers » d’effectuer leur cursus dans un établissement supérieur dans un pays limitrophe. Une possibilité qui réduit considérablement les frais de logement à leur plus simple expression et diminue le temps de trajet. A titre d’exemple, l’Université du Luxembourg accueillait 327 étudiants belges en 2011-2012, et 405 en 2017-2018, soit une hausse de 25%.

Néanmoins, d’autres frais restent à charge (droits d’inscription, syllabi, frais informatiques, etc.) de ces étudiants qui, même s’ils entrent dans les conditions d’octroi d’une bourse d’études, s’en voient privés parce qu’ils étudient dans un établissement hors FWB.

« Jusqu’à présent, le gouvernement n’avait pas envisagé le cas particulier des étudiants transfrontaliers qui ont la possibilité de suivre un enseignement supérieur de qualité, proche de leur domicile dans un pays limitrophe, diminuant ainsi nettement le coût des études. Avec cette proposition, nous avons l’ambition d’enfin inclure ces étudiants dans le système d’octroi de bourses d’études, au même titre que tous les autres étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles. A présent rejoint par la majorité PS-cdH, cette réflexion devrait rapidement porter ses fruits »,  se réjouit le député MR Yves EVRARD.

Avec ce texte, il est demandé au gouvernement :

  • d’étendre le bénéfice des allocations d’étude aux étudiants qui s’inscrivent, dans un pays limitrophe, à un cursus existant en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais proposé à une plus grande distance de leur domicile ;
  • de revoir la législation actuelle en ce sens ;
  • de prendre les mesures utiles pour en informer les étudiants des régions concernées.