Depuis 1913, année de sa création, le Conseil National du Parti libéral est l'instance suprême du parti, mais c'est le Comité permanent qui, petit à petit, détiendra réellement le pouvoir d'action. Au lendemain du premier conflit mondial, le parti est de plus officiellement dirigé par un président.

L'introduction, en 1919, du suffrage universel pour les hommes, a modifié profondément la vie politique belge.

L'ère des gouvernements bi- et tripartites débute. Durant l'Entre-deux-Guerres, les libéraux seront presque continuellement présents à la tête des affaires nationales, n'ayant cependant vu qu'une fois un des leurs accéder aux fonctions de Premier ministre (Paul-Emile Janson en 1937). Les questions économiques et sociales sont celles qui, à l'époque, mobilisent l'opinion publique. De 1936 à 1939, les libéraux s'opposeront également sur le terrain électoral au parti rexiste, d'inspiration fasciste, créé et dirigé par Léon Degrelle. La défense laïque de l'enseignement de l'Etat constitua le cheval de bataille du parti libéral jusqu'en 1958, année de la conclusion d'un Pacte scolaire entre les trois grands partis politiques traditionnels (libéral, socialiste et catholique). Le clivage entre cléricaux et libres-penseurs en étant devenu dépassé, le Parti Libéral s'imposa une réorientation idéologique. En 1959, le Président Roger Motz, au cours d'un grand congrès doctrinal, fit valoir les grandes convictions qui devaient être celles du parti : tolérance religieuse, respect des libertés individuelles, économie de marché, attachement à l'enseignement neutre, confiance dans l'initiative privée et attribution aux pouvoirs publics de fonctions exclusivement complémentaires. Deux années plus tard, en mai 1961, Omer Vanaudenhove était élu président du Parti Libéral et se donnait pour mission la transformation réelle de sa formation politique, en fonction des principes arrêtés par son prédécesseur. En octobre de la même année, naissait le Parti de la Liberté et du Progrès (PLP), qui ouvrait ses portes aux milieux catholiques et constituait une force solide face à la gauche socialiste.

La campagne électorale de 1965, menée sur les thèmes de la tolérance religieuse, de l'anti-travaillisme et de l'unitarisme, aboutira à un grand succès électoral. En raison des résultats obtenus, la ligne politique du PLP sera maintenue. Les questions linguistiques prenant une ampleur extraordinaire à la fin des années « 60 », le PLP, victime de sa politique unitariste, connaîtra de sérieux revers électoraux. Le parti libéral n'étant pas assez flamand en Flandre, pas assez wallon en Wallonie et pas assez bruxellois à Bruxelles, l'éclatement communautaire du parti était devenu inévitable. En 1970, naissaient le PVV (version flamande du PLP) et le PLP wallon. Durant cette période, les résultats électoraux de la famille libérale sont particulièrement mauvais. En 1976 est constitué le Parti pour les Réformes et la Liberté en Wallonie (PRLW), grâce au ralliement de différents parlementaires du Rassemblement Wallon (RW), dont François Perin et Jean Gol. Convaincu de la nécessité de rétablir l'union au sein de la famille libérale francophone, Jean Gol se fera le chantre de l'unité et obtiendra la création, en mai 1979, du Parti Réformateur (PRL) ; une formation francophone pluraliste et populaire, dont il sera le premier président.

Le PRL était porteur d'un nouveau projet de société. Dès les élections européennes de 1979, la famille libérale vit ses résultats électoraux s'améliorer. En décembre 1981, après un important succès électoral, se constituait le premier gouvernement Martens-Gol.

 
 

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