Nommé Ministre de la Justice et des Réformes Institutionnelles et Vice-Premier Ministre au gouvernement fédéral, Jean Gol quitte la présidence du parti. Son successeur, Louis Michel, est élu par 89,7% des voix lors d'un congrès de janvier 1982.

Sous cette nouvelle présidence, le PRL accentue dans ses discours et dans ses actes l'axe social et populaire de son programme. En 1985, il organise ainsi la première fête libérale du travail. La même année naîtra également la désormais célèbre formule du « Moins d'Etat (en matière fiscale et économique) mieux d'Etat (en matière sécuritaire, de recherche scientifique, de relations extérieures et de solidarité sociale) ». Soucieux d'une organisation interne qui permette au plus grand nombre de s'impliquer, le parti décide également en 1987 d'instaurer un système d'élection présidentielle au suffrage universel.

Sur le plan électoral, le PRL multiplie les succès. Les scrutins européens de 1984 lui permettent ainsi de devenir le premier parti à Bruxelles et d'obtenir 2 sièges au lieu d'un seul. De même, les élections législatives anticipées de 1985 (suite à la démission volontaire de Jean Gol et de l'ensemble des Ministres libéraux au lendemain de la catastrophe du Heysel) offrent au PRL une victoire éclatante, tant en Wallonie (24,2% des voix, + 2,5%) qu'à Bruxelles. A nouveau, un gouvernement Martens-Gol voit le jour.

En 1987, l'affaire des Fourons et la crise politique qu'elle engendre contraint le gouvernement à la démission. La campagne du PRL, sous le thème « L'essentiel d'abord », cible majoritairement les problématiques fiscales. Les résultats électoraux démontrent un recul du parti, qui, s'il demeure la première force politique de la Communauté française et de Bruxelles, cède sa place de leader wallon au PSC.

Le Gouvernement Martens qui voit le jour au mois de mai 1988 exclut les libéraux de sa composition. Après plus de 6 ans de gestion exemplaire, le parti est rejeté dans l'opposition. Conscient de la nécessité de réagir en interne à cette situation, le PRL travaille à sa réorganisation structurelle et programmatique. Le texte « Projet libéral 1989 », essentiellement inspiré par Jean Gol, appelle ainsi à « retrouver les accents du libéralisme social de Paul Janson, de Paul Hymans et de Jean Rey » (in Marc D'Hoore, 1997).

En 1989 un tandem composé d'Antoine Duquesne et de Daniel Ducarme prend les rênes du parti. Malgre de multiples efforts, le parti ne progresse pas électoralement. En 1991, le PRL connaît un nouveau recul aux élections législatives, qui met fin au bicéphalisme présidentiel. L'année suivante, Jean Gol, seul candidat, est à nouveau élu président, avec 93,7% des voix.
En 1993, le PRL et le FDF (Front Démocratique des Francophones) annoncent la conclusion d'un accord de fédération les reliant l'un à l'autre. Basé sur un « Projet commun pour les Francophones » invitant les Wallons à la vigilance et à la résistance face aux revendications flamandes, l'accord prévoit la constitution d'une coupole, sorte de structure de concertation permanente, mais aussi la mise sur pied de listes de cartel et l'unicité des groupes parlementaires.

La fédération subit son premier test électoral dès 1994, année d'un nouveau scrutin européen. Par rapport aux résultats additionnés des deux structures séparément, ceux de la fédération sont positifs et encourageants, puisque le PRL FDF gagne 1,5%. De même, les élections fédérales de 1995 représentent un succès pour la fédération, qui reste toutefois exclue de la composition du gouvernement.

En septembre 1995, le PRL est confronté à la disparition soudaine et brutale de son leader, Jean Gol, décédé à la suite d'une hémorragie cérébrale. Le mandat présidentiel sera repris par Louis Michel, élu par 90% des votes. A travers le « Manifeste », d'abord, élaboré dans le courant de l'année 1996, et « Rendre confiance » ensuite, Louis Michel marque sa volonté d'axer le message libéral sur des thèmes sociaux et humanistes. Par 96,3% des voix, Louis Michel sera à nouveau élu président pour 4 années en 1997.

Dès 1996, Gérard Deprez, membre du PSC, exprime publiquement sa conviction selon laquelle le redressement de la Wallonie passe par la mise sur pied d'une telle fédération, capable de contrer l'adversaire socialiste. En 1997, Gérard Deprez annonce la création d'un mouvement dissident du PSC, le MCC (Mouvement des Citoyens pour le Changement). En décembre 1998, le MCC et le PRL FDF signent un accord de fédération, et officialisent ainsi leur volonté commune de mener leurs combats politiques sous des couleurs identiques.

Les élections fédérales de 1999 vont provoquer des changements fondamentaux dans le paysage politique de la Belgique, puisque la famille libérale va reprendre les rênes du pouvoir. Les votes ont bouté les sociaux-chrétiens hors de la majorité sur le plan national. Forte de sa victoire, la fédération voit son président, Louis Michel, chargé par SM Albert II du rôle d'informateur. En juillet, un gouvernement « arc-en-ciel » voit le jour, qui regroupe les familles socialiste, libérale et écologiste, et qui est dirigé par Guy Verhofstadt. Louis Michel devient Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères, Antoine Duquesne obtient le ministère de l'Intérieur, et Didier Reynders celui des Finances. Durant cette législature, les libéraux porteront sur le devant de la scène des dossiers importants, tels que la réforme fiscale ou la réforme des polices, et seront présents sur de nombreux terrains, notamment à travers l'activité de Louis Michel aux Affaires Etrangères, soucieux de réinstaurer une vraie éthique dans les relations internationales.

Les changements politiques de 1999 sont conséquents puisque en même temps que les élections fédérales, des élections régionales se sont tenues. Désormais, la famille libérale est représentée à tous les niveaux de pouvoir, Région wallonne, Région bruxelloise et Communauté française. Les libéraux obtiennent dans chaque entité fédérée trois portefeuilles ministériels. L’Economie, l’Environnement et l’Aménagement du territoire et la Fonction publique en Région wallonne ; la Présidence de l’exécutif, l’Environnement et l’Aménagement du Territoire en Région bruxelloise ; la Présidence de l’Exécutif, l’Enseignement et la Culture en Communauté française. Fort de cette représentation, le PRL a pu impulser de nombreuses politiques.

En 2002, sous la présidence de Daniel Ducarme, PRL, FDF, MCC et PFF créent le Mouvement Réformateur (MR), nouvelle formation politique centriste, dont la dynamique est celle de la réconciliation entre chaque personne et la société. Soucieux de laisser à chaque composante une identité propre, mais attentif à ce que chacune de ces composantes se rejoigne sur les grandes lignes politiques de son Manifeste, le MR répond ainsi aux attentes de chacun des partenaires de l'ancienne fédération, et propose un programme innovant, basé sur la démocratie libérale, seul système politique durable de représentativité citoyenne et de garantie du pluralisme. Louis Michel est nommé « Chef de file gouvernemental », conformément aux nouveaux statuts du Mouvement.

A la suite des élections fédérales de 2003, le gouvernement Verhofstadt II voit le jour. Le MR y assume plusieurs postes ministériels fondamentaux avec Didier Reynders aux finances, Louis Michel aux affaires étrangères et Sabine Laruelle aux classes moyennes et à l'agriculture. Hervé Jamar devient Secrétaire d'Etat à la Modernisation des Finances et à la Lutte contre la fraude fiscale, adjoint au Ministre des Finances, et Gisèle Mandaïla, Secrétaire d'Etat aux Familles et aux Personnes handicapées.

En 2003, Antoine Duquesne succède à Daniel Ducarme à la présidence du mouvement. En octobre 2004, Didier Reynders est plébiscité à la présidence du Mouvement. Sa présidence sera marquée par le déménagement du siège du parti. Les bâtiments exigus de la rue de Naples à Ixelles sont délaissés pour rejoindre le superbe immeuble de l’avenue de la Toison d’Or à Saint-Gilles.

Le 28 février 2011, Charles Michel accède à la Présidence du Mouvement. Désireux de s’investir à temps plein au MR, il quitte le ministère de la Coopération au développement qu’il confie à Olivier Chastel. Charles Michel entend rapprocher le MR des travailleurs. Fort de cette nouvelle dynamique, le Mouvement met tout en œuvre pour présenter aux citoyens un projet innovant, cohérent et fidèle aux valeurs de la démocratie libérale.

 
 
Succès de foule à l’apéro MR de Libramont

Ce dimanche, le MR s'est mobilisé lors...


en savoir plus

Fête nationale !

1830: Ces libéraux qui ont marqué...


en savoir plus


MRmagtv 28'
21/09/2014–30/09/2014 MRmagtv 28'

MRMAGtv 10'
03/10/2014–06/10/2014 MRMAGtv 10'

MRMAGtv 28'
16/10/2014–04/11/2014 MRMAGtv 28'

MRMAGtv 10'
07/11/2014–10/11/2014 MRMAGtv 10'

MRMAGtv 28'
07/12/2014–16/12/2014 MRMAGtv 28'

MRMAGtv 10'
12/12/2014–15/12/2014 MRMAGtv 10'