C'est à l'occasion de ce premier Congrès que l'opinion libérale belge, déjà dotée de principes, va se donner une structure et un programme.

L'essentiel de celui-ci réside dans les dispositions visant à garantir l'indépendance réelle du pouvoir civil et, d'une manière plus précise, plaçant l'enseignement public sous la direction exclusive de l'autorité civile en donnant à celle-ci les moyens constitutionnels de soutenir la concurrence contre les établissements privés. C'est dans ces termes que le Congrès adopte la charte du libéralisme belge qui va définir la ligne de conduite du parti libéral jusqu'à la fin du régime censitaire. L'organisation électorale sera beaucoup plus difficile à développer. Après le Congrès du 14 juin 1846, l'opinion libérale dispose d'un ensemble d'associations électorales locales, cantonales et d'arrondissements. Mais les lignes qui doivent les unir n'existent pas, ou ne prennent qu'une forme ténue.

L'organe exécutif central, le Congrès, se réunit une dernière fois en 1847. Radicaux et doctrinaires - ces derniers incarnés par les personnes de Théodore Verhaegen et Walthère Frère-Orban - s'opposent sur le question des droits politiques à accorder ou non aux Belges écartés des comices électoraux en fonction de l'article 47 de la Constitution, celui-ci établissant le suffrage censitaire. Des gouvernements libéraux homogènes dirigeront les affaires nationales de 1847 à 1852, de 1857 à 1870 et de 1878 à 1884. Le liégeois Charles Rogier, grande figure de la révolution de 1830, dirigera ces cabinets jusqu'en 1867, époque où lui succéda Walthère Frère-Orban.

La question de la sécularisation de la société civile, et plus particulièrement de l'enseignement, sera très souvent agitée jusqu'à la première guerre mondiale (1914-1918), entraînant de violents conflits avec l'Eglise catholique. Les conflits entre libéraux doctrinaires (tendance Frère-Orban) et libéraux progressistes (tendance Paul Janson) furent également particulièrement violents, s'articulant autour de la question de l'introduction en Belgique du suffrage universel. En 1887, un premier Congrès libéral progressiste fut organisé à Bruxelles. Trois années plus tôt, les doctrinaires bruxellois s'étaient groupés au sein de la Ligue libérale, référence pour tous les libéraux belges appartenant à cette nuance de l'opinion.

L'union des « Gauches libérales » ne fut plus réellement obtenue qu'en 1900. Sept années auparavant, une première révision constitutionnelle avait introduit en Belgique le suffrage universel tempéré par le vote plural.

 
 
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