A l’heure où la Région vise désormais une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, il est impératif de ne laisser aucune piste de côté pour répondre au défi énergétique, en particulier au niveau des transports publics.

Le pacte énergétique auquel la Région a souscrit prévoit en effet que pour les autorités publiques et les transports publics, tous les nouveaux achats de voitures et autobus seront « zéro émission » en 2025.

« Il est étonnant que dans le Plan Bus de la STIB présenté en commission mobilité, on mentionne l’acquisition par la STIB de 288 nouveaux bus, dont 37 bus électriques et 251 bus hybrides/diesel. Mais aucune mention n’est faite à des bus roulant au GNC ou à l’hydrogène, pas même un début d’étude. » dénonce Anne-Charlotte d’Ursel, Députée MR.

Pourtant, à l’heure actuelle plusieurs villes européennes mettent en service des bus à hydrogène. C’est le cas chez nos voisins en France, à Lille, en Ile de France et à Paris, à Auxerre, à Pau, ou encore en Allemagne à Cologne, et Wuppertal. De Lijn annonce même sur son site Internet :« Nous menons des expériences avec des carburants ou des moteurs alternatifs (électricité et hydrogène). » Il est également intéressant de noter que le Japon ou la Californie investissent massivement dans ce type de carburant alternatif, le préférant même aux véhicules électriques, que ce soit pour le transport privé ou le transport public. « Gouverner c’est prévoir. » rappelle Anne-Charlotte d’Ursel. En juillet 2013 juste avant l’entrée en vigueur du Cobrace, sous Brigitte Grouwels, une commande de 175 bus diesel est contractée.

En juillet 2016, sous Pascal Smet, le COBRACE (le Code bruxellois de l’Air, le Climat et l’Energie adopté en 2013) est modifié par la majorité pour permettre l’achat de 235 bus hybrides/diesel qui déroge à l’interdiction d’acheter du diesel. « Il est plus que temps de tester ce carburant sur des véhicules qui tournent en permanence dans la ville à l’essai au moins sur la ligne de bus sinon les objectifs ne seront jamais atteints. » dénonce Anne-Charlotte d’Ursel.

Les avantages de l’hydrogène sont multiples : 0 g/km de gaz à effet de serre et particules ; autonomie jusqu’à 400 km ; confort acoustique ; sécurité maitrisée comparable aux véhicules GNC ; rapidité de chargement (5 min) ; des bus à haut niveau de service (BHNS) existent ; etc.

Le Groupe MR au Parlement bruxellois, par l’intermédiaire d’Anne-Charlotte d’Ursel, demande au gouvernement bruxellois que des bus à hydrogène soient testés sur le réseau STIB.