Le Conseil du MR a pris ce matin plusieurs engagements forts en matière d’enseignement, dans le cadre de sa réflexion programmatique en vue du scrutin de mai prochain. « L’enseignement est un socle inconditionnel de la démocratie : il fonde toute forme de développement , qu’il soit scientifique, social, économique, technique ou culturel. Sans un enseignement de qualité, nul progrès n’est possible. Ce sera donc une de nos principales priorités pendant la campagne électorale», déclare le président du MR Olivier Chastel.

Pour le MR, cela passe d’abord par un renforcement des apprentissages de base (lire, écrire, compter), la généralisation de la remédiation immédiate et le maintien du CEB certificatif. Le Mouvement Réformateur souhaite également mettre en place un test d’orientation indicatif en fin de 6e année du secondaire, test qui serait couplé à des séances d’information sur le marché de l’emploi. Le MR réaffirme par ailleurs son opposition à l’allongement du tronc commun.

« Le MR mettra aussi l’accent sur la création de places d’écoles en suffisance pour répondre à la croissance démographique, tout en respectant la liberté du choix de l’école », déclare Olivier Chastel. « Le MR souhaite ainsi développer un cadastre précis du nombre de places, améliorer l’état des bâtiments scolaires et supprimer le décret inscriptions ». Afin de lutter contre la pénurie d’enseignants, le MR souhaite revoir en priorité le décret Titres et Fonctions, la modernisation et la simplification du statut des enseignants ainsi qu’une meilleure organisation de leur mobilité.

Le MR rappelle également sa volonté de scinder Pouvoir Organisateur et Pouvoir Régulateur. Cependant, il votera contre la proposition de décret de l’actuelle majorité PS-cdH. « Le système proposé reste trop lourd et trop politisé. De plus, un soutien à ce projet entraîne au moins symboliquement la validation du système des plans de pilotage qui vont entraîner une charge administrative supplémentaire pour les directions ».

En outre, les Réformateurs sont favorables à ce que le pouvoir organisateur de l’enseignement technique et professionnel de l’enseignement officiel soit géré par les Régions. Cela aurait pour conséquence de faire correspondre directement le contenu des apprentissages aux besoins des Régions en matière d’emploi. L’impulsion en matière d’enseignement technique et professionnel serait donc désormais initiée par les Régions qui connaissent bien le monde de l’entreprise et leurs besoins en matière d’emploi. Le Pouvoir Régulateur resterait de la compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Par ailleurs, les ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles seront issus des gouvernements régionaux.  Le Ministre Président de la Fédération sera soit celui de la Région wallonne ou la région de Bruxelles Capitale

Enfin, le MR réaffirme son souhait de maintenir un filtre à l’entrée des études de médecine et de médecine dentaire. Dans le même temps, afin de lutter contre la pénurie dans certaines zones, le MR plaide pour que la Fédération Wallonie-Bruxelles mette en place des sous-quotas de médecins correspondant aux besoins, notamment concernant les médecins généralistes en zone rurale.