Suite à l’action menée hier soir à la gare du Nord et aux propos tenus par certains acteurs associatifs, le président du MR Olivier Chastel tient à réexpliquer la politique d’asile fédérale.

« La Belgique est un Etat de droit. Chaque migrant qui se sent en danger dans son pays d’origine peut donc demander l’asile. Le gouvernement fédéral informe les migrants de leurs droits et met en place un nombre suffisant de places d’accueil. Et si la demande n’est pas recevable, il existe de nombreuses voies de recours ». Rappelons que chaque dossier fait l’objet d’un examen individuel. Lorsque la personne introduit une demande d’asile, elle a droit à un accompagnement personnalisé et adapté à ses éventuelles vulnérabilités. Le gouvernement fédéral encourage aussi l’intégration des demandeurs d’asile via la possibilité d’accéder à l’emploi après quatre mois.

L’Etat remplit son rôle

Pour le président du MR, c’est le rôle d’un Etat d’identifier les personnes qui séjournent sur son territoire. L’Etat doit renvoyer vers leur pays d’origine les personnes qui font le choix de rester en marge de la société, parce qu’en situation illégale ou déboutées de leur demande d’asile, dans le respect des conventions internationales.

Les citoyens mal informés

« L’action menée par les citoyens qui hébergent les migrants est noble », poursuit Olivier Chastel. « Malheureusement, leurs gestes de solidarité attirent l’attention des passeurs qui exploitent ces migrants fragilisés en leur laissant espérer qu’ils pourront atteindre via la Belgique un pseudo-eldorado anglais, où des contrôles existent et où ils évolueront dans une zone grise, sans protection sociale et sans statut légal. Le destin promis à ces migrants n’est donc guère enviable ».

Le président du MR regrette enfin la désinformation autour du projet de loi concernant les visites domiciliaires. « Il n’est nullement question de criminaliser la solidarité. Ce projet ne concerne pas les citoyens qui hébergent les migrants du parc Maximilien ». En effet, la visite domiciliaire est une mesure de dernier recours. Exclusivement sous mandat d’un juge d’instruction, elle s’appliquera à des migrants dont les demandes d’asile, de régularisation humanitaire ou médicale ont été systématiquement rejetées, après la délivrance d’un ordre de quitter le territoire et l’épuisement de toutes les voies de recours.

Les hébergeurs ne risquent rien

« Les citoyens qui hébergeraient une personne en situation illégale ne risquent absolument rien. Prétendre le contraire est un mensonge », dénonce Olivier Chastel. Le président du MR rappelle que le Conseil d’Etat a validé ce projet de loi qui respecte les prescrits de la Constitution, les directives européennes notamment la directive Retour et la Convention européenne des Droits de l’Homme.

« La Belgique est une terre d’asile. Entre 10 et 15 000 demandeurs d’asile obtiennent chaque année le statut de réfugié dans notre pays depuis 2015.  Mais dans un Etat de droit, on respecte aussi les règles en vigueur. Il ne suffit pas de s’installer sur notre territoire pour être protégé », conclut le président du MR.

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