A l’initiative d’Alda GREOLI, Ministre de l’Action sociale, et de Valérie DE BUE, Ministre en charge du Logement, le Gouvernement wallon a décidé de financer un projet de réinsertion sociale mené dans le cadre du projet « Housing first » à Mons. L’objectif vise à permettre à 25 personnes sans domicile fixe de retrouver durablement leur place au sein de la société grâce à un logement accessible et à un accompagnement adéquat.

Alda GREOLI : « L’accès à un logement décent et à un loyer abordable constitue un des préalables à une réinsertion sociale durable. Sur base de ce constat, le projet « Housing first », déjà présent dans 3 villes en Wallonie (Liège, Charleroi et Namur), facilite la réinsertion sociale des personnes sans-abri les plus fragiles en leur permettant un accès rapide à un logement tout en les accompagnant de manière personnalisée. Pour les personnes concernées, qui rappelons-le, bénéficient du revenu d’intégration sociale, les seules conditions requises pour l’accès au logement sont de payer leur loyer et de respecter le contrat de bail. »

Valérie DE BUE : « Il s’agit ici de renverser la logique. Retrouver un équilibre en vivant dans la rue n’est pas chose facile. Avec Housing First, la question du logement est réglée en priorité ce qui permet aux locataires de se reconstruire dans un cadre adéquat, sans prise de risque. Ceux que nous appelons des « capteurs logement » sont chargés de trouver les logements, et d’informer les locataires sur leurs droits et obligations. Il est donc présent aux côtés des locataires et des propriétaires pour s’assurer du bon déroulement de la relation. »

Initialement développé en Belgique par l’Etat Fédéral avec un financement de la loterie nationale (ce qui n’est plus le cas depuis 2016), les projets wallons Housing First sont financés par la Wallonie. Les projets proposés par les Relais sociaux de Charleroi, Liège et Namur ayant des résultats concluants de réinsertion par le logement, le Gouvernement wallon a dès lors décidé d’étendre son action en la matière.

C’est ainsi que le projet présenté par le Relais social urbain de Mons-Borinage sera soutenu sous la forme d’une convention pluriannuelle de trois ans, à partir du 1erjanvier 2018, et s’élèvera à 145.000 € par an, soit un total de 435.000 € annuels à charge de la Wallonie (120.000 € à charge des crédits de la Ministre Alda GREOLI et 25.000 € à charge de la politique du Logement menée par la Ministre Valérie DE BUE).

Le projet montois devra assurerle suivi et l’accompagnement d’au moins 25 personnes.