Contexte

La transition énergétique rend le développement du réseau électrique belge essentiel.

Au niveau des priorités, la création d’une nouvelle ligne haute tension parait incontournable entre Avelgem et Courcelles. Il existe actuellement un risque important de congestion sur les liaisons existantes auquel pourrait s’ajouter, à terme, un manque d’injection à l’Ouest du Hainaut qui ralentirait le potentiel développement économique de la région.

Elia, qui a la responsabilité de faire évoluer en permanence son réseau afin de répondre aux besoins identifiés, a présenté une première ébauche du projet aux communes. Mais aujourd’hui, les réponses concrètes ne sont pas suffisantes pour pouvoir informer le citoyen en toute transparence et prendre les décisions techniques les plus adaptées.

Une position wallonne très claire : la santé et l’environnement doivent être la priorité

Le Ministre wallon de l’Energie, Jean-Luc Crucke, désormais en possession des documents nécessaires à une première analyse, a souhaité soumettre les considérations techniques qui lui étaient transmises au Professeur Damien Ernst, référence incontournable sur ces questions énergétiques. Ce premier travail réalisé par le Professeur Ernst a été présenté ce 4 juillet aux Bourgmestres et représentants des communes concernées par cette Boucle.

La question essentielle tourne autour des possibilités techniques qui existent aujourd’hui pour construire cette ligne : solution purement aérienne, solution mixte aérien/enfouissement ou encore courant continu totalement enterré.

De cette réunion, une voix collégiale des communes présentes s’est faite entendre sur 4 points essentiels :

  1. Chacun reconnait l’utilité technique de la boucle et l’intérêt indéniable que cette sécurité énergétique pourra représenter pour assurer le développement économique futur de la Province.
  2. Le Ministre et les communes invitent Elia à développer des solutions alternatives au seul aérien ou à l’enfouissement de maximum 8 km de câbles. L’argument du coût ne peut aller à l’encontre de la recherche des solutions optimales pour assurer le bien-être des citoyens tout en limitant l’impact environnemental.
  3. Le Ministre et l’ensemble des communes présentes souhaitent que le Professeur Damien Ernst soit associé par Elia à la poursuite des travaux d’étude. Il sera sollicité à chaque fois qu’une contrainte technique lourde sera évoquée pour ne pas développer une solution par rapport à une autre. Ce soutien technique est grandement nécessaire vu l’importance du dossier et la complexité d’un chantier de si grande ampleur. Le Professeur Ernst a d’ores et déjà marqué son accord pour cette mission.
  4. Le Ministre demande à Elia d’assurer la transparence complète sur le dossier : accès aux documents, tracé exact des lignes, utilisation des lignes existantes, … Les communes concernées souhaitent également être associées, de manière collégiale, aux prochaines séances d’information qui seront organisées par Elia. Il ne parait pas opportun, à ce stade, d’organiser des informations ciblées alors que tant d’éléments manquent dans les dossiers soumis aux communes.