Le sujet de la dépénalisation de l’avortement, aussi appelé IVG (interruption volontaire de grossesse), est revenu sur le devant de la scène. Une récente étude démontrant qu’une majorité de Belges souhaitaient la dépénalisation de l’avortement a relancé le débat.

Déjà partiellement dépénalisée

La loi belge autorise déjà depuis le 3 avril 1990 l’avortement dans certaines conditions. On dit que l’avortement est alors partiellement dépénalisé. Effectivement, l’avortement reste inscrit dans le Code pénal comme un délit contre l’ordre des familles et la morale publique, sauf exception si plusieurs conditions sont rencontrées.

Des conditions dans un cadre strict

Un ensemble de règles régissent ces conditions. Premièrement il doit y avoir un état de détresse prérequis chez la femme enceinte. Ensuite, l’avortement doit se dérouler dans un établissement de soins et avant la 12ème semaine de grossesse. Enfin, le médecin ne pourra au plus tôt, pratiquer l’avortement que 6 jours après la première consultation prévue. Par ailleurs, il faut rappeler que l’avortement ne pourra pas être pratiqué au-delà de 12 semaines, sauf si la poursuite de la grossesse met en grave danger la santé de la femme.

Dépénaliser complètement, pourquoi ? 

Certaines voix s’élèvent pour demander que l’avortement ne relève plus des “crimes contre l’ordre des familles et la morale publique”. Elles demandent que l’avortement relève de la protection de la personne.

L’idée est donc de reconnaitre l’avortement comme un droit et d’en faire une question de santé publique à part entière.

Liberté de conscience et de vote au MR

Pour le Mouvement Réformateur, la loi sur l’avortement répond à un impératif moral, social, et médical. Cette loi fait preuve de la modernité des sociétés. Cet acte donne aux femmes la première et la plus importante des libertés: disposer de son corps.

Ce débat, délicat car touchant à l’éthique, fait appel aux convictions personnelles et philosophiques de chacun.

Dans ces dossiers, le MR laisse toujours la liberté de conscience et de vote aux parlementaires afin que chacun puisse exprimer ses sensibilités.