Ce lundi 13 mai 2018 marquait le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël. La bande de Gaza a été le théâtre de violences qui ont fait de nombreuses victimes. Le dialogue et l’usage proportionné de la force doivent pourtant rester des priorités.

Un usage disproportionné de la force

L’histoire d’Israël est une longue suite de conflits. Le 70e anniversaire du pays n’y a pas échappé. D’autant plus que c’était aussi le jour choisi par les Etats-Unis pour déplacer leur ambassade de Tel Aviv vers Jérusalem.

Didier Reynders (MR) est le ministre belge des Affaires Etrangères. Au nom du gouvernement de Charles Michel, il a dénoncé les violences à Gaza. Pour lui, elles sont inacceptables. D’une part, le Hamas a été totalement inconscient en lançant autant de milliers de palestiniens vers la frontière. Le carnage était prévisible quand on voit ce qui s’est passé au cours des dernières semaines et la tension qui était présente sur le terrain. Mais d’autre part, Israël a eu recours à un usage disproportionné de la force à l’égard de civils.

Une solution à deux Etats : Israël et Palestine

Didier Reynders plaide pour l’ouverture d’une enquête de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour examiner ce qui s’est passé sur le terrain. Le Premier ministre Charles Michel est du même avis. Il ne comprendrait pas que les autorités d’Israël n’acceptent pas cette enquête internationale. Il ne peut pas y avoir d’impunité sur le plan international. La Belgique a toujours été du côté d’Israël pour défendre le droit à la sécurité du pays. Mais dans le même temps, on ne peut pas accepter que des violences disproportionnées qui mènent à des tragédies soient autorisées.

Pour Charles Michel, ce qui s’est passé lundi est un moment qui fait froid dans le dos. Il y a un contraste saisissant entre l’inauguration en grande pompe de l’ambassade américaine à Jérusalem et d’autre part les familles endeuillées et les enfants victimes de cette situation.

La Belgique reste opposée à un transfert d’ambassade vers Jérusalem. C’est un acte unilatéral qui provoque des tensions prévisibles. Didier Reynders en appelle à un usage proportionné de la force et au dialogue pour mettre un terme au conflit israelo-palestinien.

Pour lui, il faut en revenir à une solution à deux Etats. Mais pour cela, les Etats-Unis doivent s’impliquer, ce qui ne semble pas être la volonté du président Donald Trump. La politique américaine est de plus en plus unilatérale.

L’Europe doit parler d’une seule voix

Le ministre MR des affaires Etrangères Didier Reynders plaide aussi pour une position européenne commune. La tâche s’annonce ardue. Mais si l’Europe veut jouer un rôle d’acteur politique, elle doit s’exprimer d’une seule voix. Charles Michel rappelle d’ailleurs que l’Europe est le premier partenaire économique d’Israël. C’est aussi le premier partenaire pour le développement de la Palestine.

La Belgique peut jouer un rôle de rassembleur afin d’apaiser les tensions internes à l’Europe, tout en poursuivant le dialogue avec les États-Unis.

Le MR rappelle que les valeurs libérales ont une portée universelle. Les Libéraux réformateurs réaffirment leur attachement à une politique étrangère basée sur le multilatéralisme (le Benelux, l’Union européenne, l’ONU, L’OTAN, la Francophonie internationale,…) qui permet une réponse concertée et commune aux grands enjeux du monde.

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