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Il faut rendre le travail plus attractif

Par 6 janvier 2015 Pas de commentaire

Ce samedi 20 décembre, Didier Reynders était l’invité politique du Grand Oral. Le Vice-Premier ministre a eu l’occasion de revenir sur le climat social de ces dernières semaines ainsi que sur les principales orientations du Gouvernement Michel.

Interpellé sur la récente reprise du dialogue social, Didier Reynders a exprimé sa satisfaction : « Je me réjouis que les partenaires sociaux se soient remis à table. J’ai moi-même plaidé pour une accalmie sociale. Je souhaite que l’on réponde le plus favorablement possible aux partenaires sociaux. » Rassurant, le ministre MR a réaffirmé la volonté du Gouvernement de prendre en considération les inquiétudes de nos concitoyens : « Les manifestations de ces dernières semaines sont l’expression d’une véritable inquiétude citoyenne et nous sommes sensibles à cela. À ce propos, il y aura énormément de points à discuter dans le cadre de la concertation sociale. » Ceci étant, Didier Reynders a rappelé que certaines mesures du Gouvernement seront appliquées conformément à l’accord. Pour exemple, le saut d’index et son apport économique : « Le saut d’Index sera d’application. Sachez qu’il ne joue pas qu’en faveur des entreprises, il aide certains pouvoirs publics. Si nous n’avions pas décidé de ce saut d’index unique, le Gouvernement wallon serait probablement encore en conclave budgétaire. » Au volet fiscal, Didier Reynders s’est dit favorable à un tax-shift axé sur la baisse d’impôt sur le travail. « Un tax-shift c’est baisser l’impôt sur le travail. On est sans arrêt en train d’imaginer de nouveaux impôts simplement pour financer le budget alors que ce qui est nécessaire c’est de baisser l’impôt sur le travail. Il est indispensable de rendre le travail plus attractif. Il faut créer un véritable écart entre les allocataires sociaux et ceux qui travaillent. » Sur la réforme des pensions, le Vice-Premier ministre s’est voulu clair et précis : « Il est nécessaire d’annoncer ce qui se passera dans les prochaines années. En matière de retraites, il convient de planifier les réformes sur du moyen et long terme. Aujourd’hui, les départs à la retraites se font en moyenne à 59 ans. Nous voulons rapprocher ces départs effectifs de l’âge légal. » Revenant sur les grèves, Didier Reynders a réaffirmé sa volonté de voir respecté le droit au travail : « Le droit au travail doit être garanti tout autant que le droit de grève. » Enfin, interrogé sur ses compétences culturelles, le ministre MR a évoqué ses efforts concluant pour le bon fonctionnement des institutions dont il a la tutelle : « Les institutions culturelles bénéficieront d’une exception. En gros l’effort qui leur sera demandé correspond à la moitié de l’effort exigé des autres départements. » Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.