Le Ministre des Pensions a rencontré aujourd’hui le front commun syndical qui organise un rassemblement pour réclamer « des pensions décentes à un âge raisonnable ». Il leur a indiqué que c’est précisément l’objectif de la réforme des pensions :

 

Garantir une pension pour nos enfants et nos petits-enfants

La réforme permet d’assurer la pérennité de notre régime de pension pour les générations futures. Ne rien faire serait irresponsable et conduirait sans doute notre pays, à l’instar d’autres pays européens, à revoir à la baisse le montant des pensions. Ce scénario, nous n’en voulons pas ! Les dix ministres socialistes en charge des pensions qui se sont succédés de 1988 à 2011 en ont fait le constat mais, fatalistes,  n’ont pris aucune mesure forte pour y remédier. Le Gouvernement Michel a pris ses responsabilités et entrepris cette réforme indispensable.

La solution : amener chacun à travailler un peu plus longtemps, comme le préconise d’ailleurs la Commission européenne depuis plusieurs années.

Bien entendu, tout le monde ne devra pas travailler jusqu’à 67 ans. Ceux qui ont commencé à travailler tôt ou ceux qui sont bénéficiaires d’une reconnaissance de pénibilité auront toujours la possibilité de partir plus tôt, à partir de l’âge de 60 ans.

 

Augmenter le pouvoir d’achat de nos pensionnés

Depuis l’installation du Gouvernement, la pension minimum a augmenté de 122€ par mois pour les travailleurs salariés et de 185€ par mois pour les travailleurs indépendants[1]. Jamais un Gouvernement n’avait autant augmenté le montant des pensions les plus faibles.

Ces revalorisations permettent désormais à tous les bénéficiaires isolés d’une pension minimum de bénéficier d’un revenu supérieur au seuil de pauvreté.

 

Des négociations sur la pénibilité en cours

Pour rappel, deux syndicats sur trois ont marqué, pour le secteur public, leur accord sur l’avant-projet de loi relatif à la reconnaissance de la pénibilité de certaines fonctions pour la détermination des droits de pension. Le Gouvernement a approuvé cet accord sur l’avant-projet de loi qui permet, dans les trois régimes (salariés, indépendants et secteur public) soit d’anticiper la retraite sans réduction du montant de pension, soit de poursuivre sa carrière avec une pension plus élevée.

Comment interpréter une manifestation contre une réforme qui a fait l’objet d’un accord avec deux syndicats ?

Les syndicats et les organisations patronales se réunissent cette semaine au sein du Conseil national du Travail (CNT) pour définir la liste des  métiers pénibles dans le secteur privé.

Comment interpréter une manifestation contre une réforme pour laquelle la concertation sociale est toujours en cours ?

Les slogans faciles et les discours anxiogènes sont sans doute dans l’air du temps. Le Ministre des Pensions et le Gouvernement prennent leurs responsabilités pour garantir une pension décente à un âge raisonnable pour les travailleurs d’aujourd’hui et de demain. Voilà la vérité.

 

Le Ministre des Pensions, Daniel BACQUELAINE : « Il n’est plus question de mener la politique de l’autruche comme ce fût le cas durant de trop nombreuses années en matière de pension.
Je continuerai à me battre pour garantir une pension décente à un âge raisonnable et cela pour toutes les générations
»