Les impôts sur le travail doivent diminuer. Charles Michel, Premier ministre et Président du MR, souhaite baisser les charges sur le travail et donner davantage de pouvoir d’achat aux citoyens. En effet, en diminuant ces charges, le MR veut donner 1000€ net en plus par an aux travailleurs. Afin de financer cette réforme, Charles Michel souhaite mieux dépenser l’argent public via un screening permanent des dépenses. Le Plan National pour les Investissements Stratégiques permettra également de créer de l’activité et générera des effets retour.

Diminuer davantage les impôts sur le travail

Le MR souhaite poursuivre la baisse des impôts sur le travail, dans la foulée de la réforme fiscale réalisée durant cette législature. Pour le Président du MR, le travail en Belgique est encore trop taxé (en comparaison avec des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques). C’est un frein pour le développement économique et un frein pour continuer à faire reculer le chômage.

En diminuant ces charges, le MR veut donner 1000€ net en plus par an aux travailleurs. C’est une forte augmentation du pouvoir d’achat.

Pour rappel, en 2014, le MR avait également entrepris une réforme fiscale ambitieuse: le tax shift. Ce dernier a permis de réinjecter 8 milliards d’euros pour le pouvoir d’achat et de soutenir les personnes qui souhaitent embaucher (indépendants, PME, etc.). Cette réforme a également permis la création de 230.000 jobs. De plus, les investissements repartent à la hausse et le déficit du budget a été divisé par 4 en 4 ans (passant de 3,2% à 0,7% du PIB).

Le handicap salarial est résorbé

Charles Michel assume d’avoir réalisé un saut d’index en début de législature. Il rappelle que ce saut d’index a été socialement corrigé pour les plus faibles revenus et les allocataires sociaux. En outre, le tax shift a permis de renforcer le pouvoir d’achat de façon bien plus importante que l’indexation. En effet, grâce au tax shift, les bas salaires reçoivent un véritable 13e mois de salaire.

Charles Michel ne prévoit pas de nouveau saut d’index car, grâce aux mesures du gouvernement fédéral, le handicap salarial a été résorbé et la Belgique est redevenue compétitive.

Mieux dépenser l’argent public: plus de rigueur dans les dépenses

Pour financer la future réforme fiscale, Charles Michel souhaite mieux dépenser l’argent public et cite plusieurs manières d’opérer.

Il évoque d’abord le “Budget base zéro” qui vise à injecter de la rigueur dans les dépenses. En effet, les Gouvernements reprennent trop souvent les montants dépensés l’année précédente sans vérifier s’il est utile de continuer ces dépenses.

Ensuite, le Pacte National pour les investissements stratégiques (lancé ces derniers mois) permettra un gain de croissance et aura un effet positif sur l’emploi selon le Bureau fédéral du Plan (BFP). Pour Charles Michel, la création d’emplois est la meilleure manière de financer le développement économique et le recul des déficits.

Justice: objectiver la charge de travail des magistrats

Charles Michel plaide pour une relation apaisée entre le Gouvernement et les magistrats.

Depuis 10 ans, et particulièrement depuis les 4 dernières années, les moyens attribués à la Justice se situent dans la moyenne européenne. Pour Charles Michel, il y a un problème d’affectation des moyens. Le Président du MR souhaite, via le Pacte d’investissements, baisser les coûts d’entretien et de rénovation des bâtiments.

De plus, certains parquets subissent des pressions fortes. Il est primordial d’objectiver la charge de travail des magistrats afin de mieux répartir les dotations vers les différents arrondissements judiciaires. Charles Michel désire également donner plus d’autonomie aux chefs de corps.

Pension: inciter les travailleurs à avoir une carrière plus longue

Le Premier ministre précise que tout le monde ne travaillera pas jusqu’à 67 ans. La pension à 67 ans ne sera pleinement effective qu’en 2030. Une telle mesure est nécessaire afin d’inciter les travailleurs à avoir une carrière plus longue. En effet, les Belges ne travaillent pas assez longtemps, en comparaison avec les pays européens. Le taux d’activité des plus de 55 ans est très bas.

Le travail doit se poursuivre en ce qui concerne les métiers pénibles. Pour Charles Michel, il est nécessaire que les travailleurs exerçant un métier métier soient traités de la même façon, qu’ils soient actifs dans le privé ou dans le public. C’est par exemple le cas des infirmières.