Après avoir pris connaissance en détail de la déclaration de politique régionale bruxelloise, le MR est très inquiet. « Nous exigeons d’obtenir le cadre budgétaire qui devrait logiquement accompagner cette déclaration de politique régionale, qui nous semble à ce stade très dangereuse pour l’avenir de Bruxelles. Les Bruxellois méritent cette transparence », déclare Françoise Schepmans, cheffe de groupe MR au Parlement bruxellois.

 

L’accord conclu prévoit en effet toute une série de mesures particulièrement généreuses, mais dont le mode de financement n’est absolument pas détaillé. « Citons par exemple la gratuité pour les moins de 25 ans et les plus de 65 ans à la STIB, la prime de 4 euros de l’heure pour les personnes en formation ou encore les investissements dans les logements sociaux », énumère le député et vice-président du Parlement bruxellois Vincent De Wolf. « A ce stade et connaissant la situation budgétaire de Bruxelles, cela ressemble d’abord à un catalogue de bonnes intentions. De plus, la classe moyenne, grande oubliée de cette déclaration de politique régionale, ne semble perçue que comme une source de rentrées financières pour la Région, ce qui est très préoccupant ».

 

Le MR dénonce également les incohérences de la nouvelle majorité bruxelloise. « Le ministre-président lui-même ne croit pas aux quotas imposées par son propre texte en matière de logements sociaux », s’étonne Françoise Schepmans. « En matière de 5G, le texte est rédigé de façon tellement floue qu’il est impossible de comprendre les intentions du gouvernement bruxellois et des désaccords semblent déjà apparaître entre partenaires de majorité. Il s’agit pourtant d’un enjeu crucial pour le développement de nos start-ups et pour faire de Bruxelles une smart city ». Le MR redoute une cacophonie qui mette en péril l’économie bruxelloise.

 

Enfin, Françoise Schepmans souligne également l’incohérence du gouvernement bruxellois en matière d’égalité homme-femme. « Dans sa déclaration de politique régionale, le Gouvernement s’engage à garantira une égale représentation des femmes et des hommes dans l’ensemble des lieux de décisions bruxellois. Mais il est déjà incapable de mettre en œuvre cette mesure en son sein, puisqu’une femme seulement aura le titre de ministre, ce qui est un recul par rapport au gouvernement précédent », conclut la cheffe de groupe .