Grâce au fonds Kyoto, des moyens supplémentaires sont dégagés par le Gouvernement wallon pour un déploiement massif des bornes de rechargement pour les véhicules électriques et de l’infrastructure en carburants alternatifs pour les véhicules roulant au gaz naturel comprimé (GNC) et liquéfié (GNL).

 

Les recettes du fonds Kyoto : + 21,638 millions d’euros

 

Les recettes du Fonds wallon Kyoto pour l’année 2018 étaient évaluées à 37,645 millions d’euros. Le prix du quota de CO2 sur le marché a, depuis, augmenté et les recettes de la mise aux enchères pour la Wallonie également. Un montant additionnel de 21,638 millions d’euros a été ajouté aux recettes, totalisant 59,283 millions d’euros pour l’année 2018.

 

Pour cette nouvelle programmation, les axes thématiques ont été revus et une enveloppe de plus de 7 millions d’euros a été dégagée, notamment, pour assurer un déploiement massif des bornes de rechargement pour les véhicules électriques et de l’infrastructure en carburants alternatifs pour les véhicules roulant au gaz naturel comprimé (GNC) et liquéfié (GNL).

 

 Axes thématiques 2018 CODE 8 – avances récupérables
1. La stratégie de rénovation et l’efficacité énergétique des bâtiments 10.000.000 €
2. L’efficacité énergétique et la transition énergétique des entreprises 20.000.000 €
3. Les gaz à effet de serre fluorés 2.000.000 €
4.  Le financement climatique international 20.000.000 €
5. Le déploiement de bornes de rechargement pour les véhicules électriques 633.000 €
6. Le déploiement de l’infrastructure en carburants alternatifs pour les véhicules roulant au gaz naturel comprimé (GNC) et liquéfié (GNL) 6.650.000 €
TOTAL 59.283.000,00 €

 

Un engouement pour l’installation de bornes de rechargement pour les véhicules électriques

 

En avril 2019, le Ministre a lancé un appel à projet pour le soutien au développement d’un réseau de bornes de rechargement. Le budget de 400.000€ devait assurer le déploiement de minimum 100 bornes (ou 200 points de rechargement). L’engouement pour cet appel à projets a été tel que le Ministre a souhaité trouver des solutions alternatives pour permettre le financement de l’ensemble des projets éligibles rentrés. C’est un budget supplémentaire de 633.000 euros qui est aujourd’hui dégagé pour l’installation de ces bornes, ce qui porte le budget global à 1,033 million d’euros.

 

Si l’intérêt est là, nous devons en effet le soutenir pour atteindre les objectifs fixés en matière de transition énergétique et écologique. L’objectif wallon à l’horizon 2020 est de 688 points de rechargement et de 6.900 à l’horizon 2030(contre 280 points de rechargement aujourd’hui).

 

La nécessité de développer des structures pour les véhicules roulant au GNC et au GNL

 

La décarbonation du transport est au cœur du débat énergétique. Le Plan wallon Climat Energie le confirme et porte l’objectif à 220 stations GNC et 25 stations au GNL pour 2030.

 

C’est donc un signal important pour le citoyen et le secteur privé. Pour le GNC, le manque d’infrastructures adaptées est le plus grand frein à l’achat. Concernant le GNL, vital pour assurer la transition énergétique dans le transport lourd, les investissements à consentir restent trop importants tant en infrastructures qu’en matériel roulant.

 

Le coût des infrastructures GNC et GNL est très variable. Dans les stations qui disposent d’un raccordement au réseau de gaz, le montant oscille entre 200.000 et 500.000 euros. Pour les stations à créer ou à raccorder au réseau, l’installation peut dépasser 1 million d’euros. Pour les stations au GNL, le montant peut être évalué entre 1 et 3 millions d’euros.

 

Afin d’inciter les acteurs publics et privés, le Gouvernement wallon lance un appel à projets pour le déploiement de ces infrastructures au travers d’avances récupérables (CODE 8).

 

L’enveloppe, de 6.650.000 euros, devrait permettre de soutenir les projets pour un montant maximal de :

  • 000.000 euros par projet GNC
  • 000.000 euros par projet incluant du GNL

 

Plusieurs critères devront être respectés/analysés :

  • L’intervention maximale de ce financement ne peut dépasser 50% du coût total du projet.
  • Un projet peut couvrir plusieurs infrastructures et que celles-ci peuvent être situées sur une ou plusieurs localisations et stations.
  • Une priorité sera donnée aux projets situés dans les zones encore non équipées.
  • Le porteur de projet aura l’obligation de travailler en association avec le(s) GRD(s) de la zone pour les infrastructures.
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