Culture

Exposition Jean Gol – Dans l’intimité d’un homme d’état

Par 8 décembre 2015 Pas de commentaire

Une exposition consacrée à Jean Gol vient d’ouvrir ses portes au centre « source o rama » de Chaudfontaine.

Les libéraux de Chaudfontaine ont initié cette exposition. Elle est le fruit d’une étroite collaboration avec le Centre Jean Gol et son Administrateur-délégué, Richard Miller.

Une figure libérale majeure

Jean Gol a laissé une empreinte majeure au sein de la famille libérale. De très nombreuses personnalités se sont donc déplacées pour assister au vernissage. Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères et Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions se sont ainsi exprimés à tour de rôle sur cette grande figure du libéralisme francophone.

L’exposition met en avant des aspects peu connus de la vie de Jean Gol. Ses concepteurs ont notamment bénéficié de l’aide de Carine Gol et ont obtenu documents inédits présentant l’homme d’Etat dans son intimité et laissant entrevoir son côté bon vivant, son humanité et son parcours personnel.

Une exposition à Chaudfontaine

Décédé en 1995 à l’âge de 53 ans, Jean Gol a été deux fois Vice-Premier ministre, Président des libéraux francophones de 1979 à 1995. Jean Gol ne laissait personne indifférent. Il a consacré sa vie à la construction d’une Belgique forte et juste. Aujourd’hui, le centre d’études du MR porte son nom. Pour ne rien manquer de cette exposition accessible jusqu’au 31 janvier 2016, n’hésitez pas à vous rendre au Centre « source o rama » où a lieu l’exposition. Avenue des Thermes 78, 4050 Chaudfontaine.

Un parcours politique remarquable

En 1982, Jean Gol devient Ministre de la Justice et des Réformes Institutionnelles et Vice-Premier Ministre au gouvernement fédéral. Il quitte donc la présidence du parti. Son successeur, Louis Michel, est élu par 89,7% des voix lors d’un congrès de janvier 1982.

Sous cette nouvelle présidence, le PRL accentue dans ses discours et dans ses actes l’axe social et populaire de son programme. En 1985, il organise ainsi la première fête libérale du travail. La même année naîtra également la désormais célèbre formule du « Moins d’Etat (en matière fiscale et économique) mieux d’Etat (en matière sécuritaire, de recherche scientifique, de relations extérieures et de solidarité sociale) ». Soucieux d’une organisation interne qui permette au plus grand nombre de s’impliquer, le parti décide également en 1987 d’instaurer un système d’élection présidentielle au suffrage universel.

Des succès en série

Sur le plan électoral, le PRL multiplie les succès. Les scrutins européens de 1984 lui permettent ainsi de devenir le premier parti à Bruxelles. Il obtient 2 sièges au lieu d’un seul. De même, les élections législatives anticipées de 1985 (suite à la démission volontaire de Jean Gol et de l’ensemble des Ministres libéraux au lendemain de la catastrophe du Heysel) offrent au PRL une victoire éclatante, tant en Wallonie (24,2% des voix, + 2,5%) qu’à Bruxelles. A nouveau, un gouvernement Martens-Gol voit le jour.

En 1987, l’affaire des Fourons et la crise politique qu’elle engendre contraint le gouvernement à la démission. La campagne du PRL, sous le thème « L’essentiel d’abord », cible majoritairement les problématiques fiscales. Les résultats électoraux démontrent un recul du parti. S’il demeure la première force politique de la Communauté française et de Bruxelles, il cède sa place de leader wallon au PSC.

Le vent tourne

Le Gouvernement Martens qui voit le jour au mois de mai 1988 exclut les libéraux de sa composition. Après plus de 6 ans de gestion exemplaire, le parti est rejeté dans l’opposition. Conscient de la nécessité de réagir en interne à cette situation, le PRL travaille à sa réorganisation structurelle et programmatique. Le texte « Projet libéral 1989 », essentiellement inspiré par Jean Gol, appelle ainsi à « retrouver les accents du libéralisme social de Paul Janson, de Paul Hymans et de Jean Rey » (in Marc D’Hoore, 1997).

En 1989 un tandem composé d’Antoine Duquesne et de Daniel Ducarme prend les rênes du parti. Malgré de multiples efforts, le parti ne progresse pas électoralement. En 1991, le PRL connaît un nouveau recul aux élections législatives, qui met fin au bicéphalisme présidentiel. L’année suivante, Jean Gol, seul candidat, est à nouveau élu président, avec 93,7% des voix.

En 1993, le PRL et le FDF (Front Démocratique des Francophones) annoncent la conclusion d’un accord de fédération les reliant l’un à l’autre. L’accord est basé sur un « Projet commun pour les Francophones » invitant les Wallons à la vigilance et à la résistance face aux revendications flamandes. Il prévoit la constitution d’une coupole, sorte de structure de concertation permanente. Il prévoit aussi la mise sur pied de listes de cartel et l’unicité des groupes parlementaires.

Une tragique disparition

La fédération subit son premier test électoral dès 1994, année d’un nouveau scrutin européen. Par rapport aux résultats additionnés des deux structures séparément, ceux de la fédération sont positifs et encourageants, puisque le PRL FDF gagne 1,5%. De même, les élections fédérales de 1995 représentent un succès pour la fédération, qui reste toutefois exclue de la composition du gouvernement.

En septembre 1995, le PRL est confronté à la disparition soudaine et brutale de son leader, Jean Gol, décédé à la suite d’une hémorragie cérébrale. LLouis Michel, élu par 90% des votes, reprend le mandat présidentiel. A travers le « Manifeste », d’abord, élaboré dans le courant de l’année 1996, et « Rendre confiance » ensuite, Louis Michel marque sa volonté d’axer le message libéral sur des thèmes sociaux et humanistes. Par 96,3% des voix, Louis Michel devient président pour 4 années en 1997.