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Ce sont les terroristes qui doivent avoir peur.

Par 15 janvier 2015 Pas de commentaire

Ce mercredi 14 janvier 2015, Charles Michel a accordé une interview à la DH. Il est revenu sur la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme.

Interpellé sur les récents attentats de Paris, le Premier Ministre refuse que l’on cède à la peur. Il a également indiqué qu’il n’y aura pas de coupe budgétaire dans la sécurité : « Je n’ai pas peur. Les démocrates doivent être debout. La peur doit changer de camp. Ce sont les terroristes qui doivent avoir peur. Nous ne devons pas tomber dans le piège de l’angoisse et de la psychose. L’orthodoxie budgétaire ne peut porter atteinte à la lutte contre le terrorisme. L’an passé, nous avons préservé une réserve budgétaire. Elle sera principalement utilisée pour les questions de sécurité. » Pour Charles Michel, la lutte contre le terrorisme passe inévitablement par internet : “ Internet est un nouvel espace public et, comme tout espace, il peut être vecteur de haine. Nous devons adapter nos règles à ces menaces. Les gouvernements doivent être mobilisés avec les opérateurs, Facebook, Google, pour réagir. » Par ailleurs, le locataire du 16,rue de la Loi appelle à une plus grande coopération entre pays européens dans la lutte contre le terrorisme. “ L’autre point, c’est l’amélioration de la coopération entre services de renseignements européens. S’il n’y a pas échange d’informations sur les combattants à l’étranger, sur l’utilisation des moyens de transport, on risque de permettre à des radicaux et terroristes en puissance d’agir. » Charles Michel souhaite également mettre sur pied une politique plus ferme à l’égard de ceux qui vont combattre à l’étranger : « Je pense qu’il est nécessaire de pousser la logique de peine de prison incompressible. De la même manière, aujourd’hui, participer à des combats à l’étranger n’est pas une infraction en droit belge. Nous voulons en faire un délit. J’ai demandé à mes ministres d’accélérer cette réforme pour que des magistrats puissent sanctionner ce type de comportement au plus vite. » Enfin, conscient de l’importance du rôle des religions, le Premier Ministre souhaite renforcer la collaboration avec les responsables des cultes, notamment dans les prisons : « Il faut aussi une stratégie dans les prisons. La formation des imams est un point vers lequel nous devons tendre. Ils sont des partenaires dans la lutte contre le radicalisme.»