La majorité s’égare, les principes se perdent. Vincent De Wolf, Chef de groupe MR, ne décolère pas.

Alerté par le Président du Parlement, Charles Picqué sur les conséquences graves et inouïes du projet d’ordonnance sur les CPAS (texte réformant les CPAS) permettant la suppression de l’essentielle de la tutelle communale sur les CPAS, Vincent De Wolf a averti mercredi dernier la conférence des bourgmestres du contenu de ce texte.

En effet, contrairement à tous les principes, ce projet d’ordonnance n’a aucunement été soumis ni aux autorités communales, ni à la conférence des bourgmestres. Seul l’avis de Brulocalis a été sollicité sans mandat et sans reporting.

De quoi s’agit-il?
A l’ère de la bonne gouvernance, des économies d’échelle et de la diminution des mandataires, ce projet a pour objet d’autonomiser les CPAS en supprimant en grande partie la tutelle financière des communes sur les CPAS. Et ce alors même, que dans beaucoup de partis, la volonté d’intégrer d’une manière ou d’une autre les CPAS dans les communes est présente.

Dans sa commune, Vincent De Wolf a regroupé des services tels que achat, travaux, marchés publics, ressources humaines, informatique, etc. N’est-il pas  normal de faire gérer – surtout que le statut des agents est le même – le personnel administratif et technique par la commune? Quel est l’avantage de dédoubler un service des ressources humaines? L’informatique au CPAS est-elle spécifique?

Aujourd’hui le texte prévoit:
– l’obligation de créer un directeur des ressources humaines au sein de chaque CPAS bruxellois ;
– supprimer le contrôle financier a priori par le comité de concertation commune/CPAS ;
– doter le comité d’une compétence d’avis alors qu’actuellement il est décisionnel.

Cela signifie que demain un CPAS pourra librement décider d’augmenter son cadre, son personnel, augmenter les barèmes et les dépenses sans aucun contrôle alors que les communes ont pour obligation légale de couvrir budgétairement le déficit des CPAS.

Ainsi même si les communes pourront toujours approuver les budgets, cette approbation sera factice !