
Avec près de 74.000 étudiants inscrits dans une école supérieure ou une université située sur son territoire, la Région bruxelloise est incontestablement la capitale estudiantine du pays. Cette situation est stratégique à plus d'un titre puisque l'enseignement supérieur forme une grande partie du personnel dont le marché bruxellois de l'emploi a besoin. Il constitue un puissant levier de développement économique (congrès scientifiques, marché immobilier, horeca, recherche médicale) et il contribue également à la visibilité internationale de Bruxelles. Pour autant, cet atout stratégique a une grande faiblesse qui est celle de la pénurie quantitative et qualitative de kots. Depuis plusieurs années, la situation ne cesse de se dégrader et dans la foulée du boom démographique, il y a un risque que la capitale estudiantine perde son attrait national et international.
"Aujourd'hui, le secteur du logement d'étudiant est en crise à Bruxelles. La capitale estudiantine du pays compte six fois moins de kots que dans une ville comme Leuven et si l'on se fie aux experts de l'immobilier, la grande majorité de l'offre de logements serait même illégale puisque ne répondant pas aux normes minimales fixées par le code régional du logement. Au problème de la pénurie se greffe donc celui de la qualité sur un marché locatif où les prix ont explosé de 30% en dix ans", dénonce la Députée MR Françoise Schepmans, "Des kots rares, chers et sans confort, cela suffit ! C'est pourquoi j'ai déposé une proposition d'ordonnance au parlement bruxellois visant à créer un label de qualité Azur. Celui-ci certifie qu'un bien mis en location remplit, outre les réglementations du code du logement, un certain nombre de critères qualitatifs dont le prix, la possibilité de conclure un bail de 10 ou 12 mois, l'équipement mobilier ou encore une connexion internet. Le premier objectif est donc de permettre une meilleure information aux étudiants lorsqu'il s'agit de faire le choix d'un lieu de vie. Le second objectif vise à doper l'offre de location privée par le biais d'une exonération fiscale au profit des bailleurs via les droits de succession. En gros, il s'agit d'encourager un nombre de croissant de propriétaires à mettre en location des biens de qualité et de permettre aux étudiants de se loger dans des conditions décentes et à bon prix".
Pour ne citer qu'un exemple, l'ULB souffre d'un déficit de kots de l'ordre de 5.000 unités par rapport à la demande. Les acteurs de l'enseignement supérieur font déjà des efforts très importants et c'est au pouvoir public d'apporter des réponses concrètes par la formule de l'offre privée, qui est potentiellement plus abondante.
"Cette proposition d'ordonnance s'inscrit dans une logique de win-win et, partant, elle permettrait à la Région bruxelloise de prendre en main un dossier dans lequel elle est trop absente" énonce la députée bruxelloise, "La jeunesse est une richesse alors offrons lui les conditions de s'épanouir et de réussir les études dans de bonnes conditions. Bruxelles a été récemment classée parmi les 40 meilleures villes estudiantines au monde, raison de plus pour légiférer et renforcer notre place au niveau international. J'espère que la majorité de l'Olivier apportera son soutien à un texte qui répond in fine aux principaux intéressés, les fédérations étudiantes".



























