04.07.2012 Il y a : 2 yrs

Le Parlement européen dit NON à ACTA: une victoire de la mobilisation citoyenne et une obligation de mieux combattre la contrefaçon.

Ce 4 juillet 2012 restera un grand jour dans les annales de la démocratie européenne. C'est en effet la date choisie par le Parlement européen pour rejeter (478 - 39 + et 165 abstentions) le projet d'accord international controversé de lutte contre la contrefaçon, mieux connu par les citoyens et les internautes sous l'acronyme ACTA.

Frédérique Ries, Eurodéputée MR, se félicite de l'esprit d'indépendance dont a su faire preuve le Parlement européen face à la Commission européenne et à la pression de grands groupes industriels. C'est aussi une réponse claire aux préoccupations citoyennes exprimées via une pétition signée par plus de 2.8 millions de personnes, en termes principalement de privation de libertés d'expression et de création. Pour autant, cette mobilisation de la société civile n'a pas vocation de se substituer à la décision politique.

La députée libérale a précisé en plénière ce midi les raisons de son vote contre ACTA:

"L'erreur principale des initiateurs d'ACTA a été de 'penser global'. Alors qu'à l'évidence on ne protège pas une chanson ou un film du téléchargement illégal de la même manière que l'on protège les citoyens contre la contrefaçon des médicaments!"

Et de décliner 2 leçons à retenir pour le futur: la lutte contre la contrefaçon est plus que jamais d'actualité et mérite une réponse mondiale. Elle représente avant tout une menace pour la compétitivité et l'emploi en Europe, et trop souvent un danger pour la santé des citoyens européens:

"Dire NON aujourd'hui à ACTA,  c'est  appeler à ce que l'Union européenne parle d'une seule voix pour une rétribution juste des créateurs, en séparant clairement le monde numérique des biens tangibles. Cinq Etats membres dont l'Allemagne et les Pays-Bas ne sont même pas signataires de l'accord. Dire NON, enfin, c'est appeler à une négociation la plus transparente et la plus large possible avec la Chine et l'Inde, les deux Etats qui sont les plus laxistes en matière de produits contrefaits. Une contrefaçon qui, il faut le rappeler,  coûte 100.000 emplois à l'Europe chaque année!"

 


 
 
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